Informations syndicales

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Alerte sociale : assez de mépris, satisfaction des revendications !

Mépris du ministre, manque de moyens, absence de réelle protection des personnels face à l'épidémie de COVID-19, refus du ministère de discuter d'une véritable revalorisation générale des traitements indiciaires, sans contrepartie (voir l'article sur le Grenelle de l'éducation)… au mépris du ministre, à la dégradation continue des conditions de travail, opposons les revendications, l'action commune pour les faire aboutir !

Le SNUDI FO 35  appelle les personnels à se saisir des appels intersyndicaux, à se réunir dès le lundi 2 novembre, pour faire valoir toutes leurs revendications, à participer aux réunions d'informations syndicales qu'il organise (prochaine réunion en visio, le 25 novembre 2020).

Dans les écoles, de nombreux collègues ont d'ores et déjà envoyé des déclarations préalables de grève et sont prêts à se mobiliser. La FNEC -FP FO a déposé un préavis national de grève jusqu'aux vacances, dans un premier temps, préavis couvrant l'ensemble des personnels de l'Education Nationale (y compris les AESH). Un préavis national couvre les personnels territoriaux, appelés à la mobilisation jeudi 5 novembre.

Dans le département, une intersyndicale de l'ensemble des organisations de l'Education Nationale va se réunir prochainement, à l'invitation du SNUDI FO 35 et du SNFOLC 35. L'heure est à la mobilisation pour la satisfaction des revendications !

Lire le communiqué de la FNEC FP FO
Lire l'adresse intersyndicale aux parlementaires
Lire le communiqué intersyndical "alerte sociale"
Lire le communiqué unitaire Education Nationale

Conditions de reprise: Faites-nous remonter la situation dans votre école

Pour pouvoir alerter et obtenir des réponses de l’administration, nous avons besoin de connaître précisément la situation dans les écoles : informez-nous de tous les incidents ou risques liés aux conditions de travail et remplissez le registre SST dématérialisé (dans Toutatice > ARENA – Portail des applications métiers > Intranet, référentiels et outils > Autres outils > Registre Santé et Sécurité au travail).

Les fiches SST permettent de signaler la situation dangereuse au supérieur hiérarchique qui a obligation d’apporter une réponse. La responsabilité est alors transférée à l’IEN en cas d’incident futur.

Envoyez-nous une copie de votre fiche afin que nous puissions assurer un suivi et interpeller directement l’administration si une réponse n’était pas apportée.

Lien vers le registre santé et sécurité au travail dématérialisé dans l'application ARENA: https://portail.ac-rennes.fr/arena/pages/accueill.jsf
Choisir la rubrique "Intranet, référentiels et outils dans le bandeau de gauche, puis "Registre santé et sécurité au travail (RSST)" dans la partie droite. Cliquer ensuite sur "ajouter un nouveau signalement".

Autorisations spéciales d'absence pour les personnels vulnérables

Le 15 octobre, le Conseil d'Etat a suspendu le décret du 29 août restreignant la liste des pathologies ouvrant droit au statut de personne vulnérable. C'est donc à nouveau le décret du 5 mai 2020 qui s'applique pour déterminer les critères de vulnérabilité.

Tous les personnels répondant aux critères suivants doivent bénéficier d'une autorisation spéciale d'absence, sur présentation d'un certificat d'isolement récent établi par le médecin. (Il ne doit pas faire état du détail des pathologies pour respecter le secret médical mais mentionner que vous devez bénéficier d'une mesure d'isolement).

1° - Etre âgé de 65 ans et plus ;
2° - Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
3° - Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
4° - Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
5° - Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
6° - Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
7° - Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
8° - Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :
- médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
- infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
9° - Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
10° - Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
11° - Etre au troisième trimestre de la grossesse.

Le lien vers le décret : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041849680/

Modèle de courrier à envoyer à l'IEN :

Madame l'inspectrice / Monsieur l'inspecteur
Le 15 octobre dernier, le Conseil d'Etat a suspendu le décret 2020-1098 du 29 août 2020 réduisant les critères de vulnérabilité des personnels à risques, et ainsi décidé du retour en vigueur du décret du 5 mai.
Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me placer en ASA afin d'assurer ma protection.
Je vous joins à nouveau un certificat médical qui motive cette demande.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame l'Inspectrice / Monsieur l'inspecteur…

Le SNUDI-FO s'est adressé au DASEN pendant les vacances pour s'assurer que toutes les demandes d'ASA de personnels vulnérables soient accordées. L'administration aurait d'ailleurs dû s'assurer par elle-même que tous les personnels concernés bénéficient de ces autorisations et ne reprennent pas leur poste le 2 novembre.

Cas des personnels vivant avec un proche vulnérable :

Nous continuons de demander à ce que les ASA soient élargies aux personnes qui vivent avec un proche vulnérable et nous nous sommes adressés au DASEN en ce sens dès la semaine dernière. Nous appelons donc les collègues concernés à solliciter une ASA auprès de leur IEN et à nous contacter.

A défaut, il est possible de demander la fourniture de masques chirurgicaux ou un aménagement du poste de travail.

Extrait des informations mises à jour suite aux annonces gouvernementales de la semaine dernière (https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14380)

Dans la fonction publique d'État

Si vous vivez avec une personne considérée comme vulnérable, et si le télétravail est impossible, votre employeur doit vous assurer une protection complémentaire, notamment :
     •    mise à disposition d'un masque chirurgical à porter sur les lieux de travail et dans les transports en commun, lors des trajets domicile-travail et en déplacements professionnels ;
     •    aménagement du poste de travail : bureau dédié ou limitation du risque (exemple : écran de protection de façon complémentaire au port du masque).

(A noter, les personnels enseignants sont considérés comme non éligibles au télétravail si les élèves continuent d'être accueillis.)

Hommage à Samuel Paty : le mépris

Quatre jours avant la rentrée, le ministre Blanquer décide unilatéralement, et sans se soucier le moins du monde des difficultés organisationnelles que cela suppose, de programmer 2 heures de concertation au retour des vacances, faisant ainsi montre du plus parfait mépris envers les directeurs mis en position de devoir gérer au débotté les problèmes posés par la non prise en charge des élèves avant 10 heures, un jour de reprise et dans le cadre d'un énième protocole sanitaire.

Puis, deux jours plus tard, alors que les équipes essayaient de trouver des solutions permettant de répondre aux exigences du ministre, après avoir fait travailler notamment les directrices et les directeurs pendant les vacances, les obligeant à contacter toutes les familles pour les informer de l'organisation particulière de cette rentrée, après avoir mis tout le monde sous pression, il décide de tout changer, le vendredi soir à 17h19, de déprogrammer le temps de concertation initialement prévu, faisant une fois encore preuve du plus total mépris envers les personnels de l'Education Nationale.

"C’est pourquoi, le lundi 2 novembre, (…) tous les élèves reprendront les cours comme à l’habitude. Une minute de silence sera observée lundi à 11h, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs, (…)

Ce temps pourra être précédé, d’un temps pédagogique, en classe, adapté bien sûr à l’âge des élèves, autour des valeurs de la République et de son École. (…). Ce temps pédagogique pourra, le cas échéant à l’appréciation du professeur, se tenir tout au long du mois de novembre afin de laisser aux professeurs qui le souhaitent le temps nécessaire pour préparer cette séquence. Aucune classe ni aucun établissement ne peut s’exonérer de cette heure de travail et d’échange dont chaque élève de France doit bénéficier".

Si le ministre Blanquer semble prendre en compte certaines des demandes des syndicats, en donnant l'impression de laisser à l'appréciation des enseignants la mise en œuvre d'un temps pédagogique autour des valeurs de la République, il ne peut en réalité se départir de l'autoritarisme qui le caractérise en imposant l'heure et la lecture d'un document (dans une version d'ailleurs "aménagée") qui n'était pas nécessairement adapté à tous les publics d'élèves. Il persiste ainsi dans l'erreur qui consiste à faire croire que la défense des valeurs de la République ne peut passer que par des temps solennels, institutionnels, imposés, alors qu'elle est au cœur de l'action quotidienne des personnels de l’Éducation Nationale. Pour ces derniers, révoltés, indignés par l'assassinat de Samuel Paty, lui rendre hommage n'était pas une opération de communication. Il s'agissait de pouvoir exprimer leur infinie tristesse, leur profond attachement à leur métier, à l'Ecole et à ses valeurs. C'est ce que le ministre a piétiné.

Défendre les valeurs de la République, c'est défendre les services publics et leurs agents, leur manifester en toutes circonstances soutien, reconnaissance et considération, leur donner les moyens d'accomplir leurs missions, au service des citoyens, c'est répondre à leurs revendications. Tout le contraire de l'action constante du ministre depuis sa nomination.

Nouveau protocole sanitaire: grand retour de la garderie nationale

En annonçant la semaine dernière le reconfinement du pays tout en maintenant les écoles ouvertes, la mise en place d'un protocole sanitaire renforcé tout en accueillant l'ensemble des élèves,  l'éducation nationale apparaissait plus que jamais réduite à l'état de garderie permettant de garantir le maintien de l'activité économique.

Encore une fois, le protocole sanitaire permet au ministre de donner l'illusion d'assurer la sécurité alors qu'il ne garantit en rien la santé des personnels. Encore une fois, il a été communiqué en toute hâte à quelques jours de la rentrée sans que le CHSCT ministériel ne soit consulté. Encore une fois, c'est aux personnels et aux collectivités que revient la charge de le mettre en œuvre dans la précipitation, sans aucun temps dédié. Dans ce nouveau protocole,  la limitation du brassage sera restreinte par les contraintes matérielles sur les temps scolaires et périscolaires, puisqu'il faut continuer à accueillir tous les élèves. Le renforcement du nettoyage dépendra des moyens mis à disposition par les collectivités, tout en sachant qu'ils faisaient déjà parfois cruellement défaut. La nouveauté réside principalement dans l'obligation du port du masque pour les élèves à partir du CP, alors que le ministre continue d'affirmer que les enfants ne sont ni contaminés ni contaminants. Mais nous ne sommes certainement plus à une contradiction près. De la même façon, avant les congés, le DASEN assurait qu'aucune contamination n'avait lieu dans le cadre scolaire. Pourtant, si l'on en croit les données de l'ARS de Bretagne, à cette période, près de la moitié des clusters identifiés dans le département l'étaient dans le milieu scolaire et universitaire (14 clusters sur les 32 identifiés au 14/10). Ce nouveau protocole promet donc de contribuer à rendre les conditions de travail encore plus intenables, tout en ne contenant aucune réelle mesure de protection pour les personnels, que nous revendiquons depuis le début de la crise sanitaire :

- Le dédoublement des classes
- des tests systématiques de dépistage pour les personnels et élèves
- une identification et une prise en charge précise et immédiate des cas contacts, avec éviction scolaire effective
- la fermeture des classes et des écoles en cas de circulation active du virus,
- la mise à disposition gratuite du matériel de protection pour tous les personnels et les élèves,
- le placement en ASA (autorisation spécifique d’absence) en cas d’isolement,
- l’abrogation du jour de carence et le remboursement des jours de carence pour tous les personnels placés en congé maladie ordinaire depuis la rentrée scolaire
- le suivi médical des personnels par la médecine de prévention, le recrutement immédiat de médecins du travail en nombre suffisant

Le SNUDI-FO s'est adressé au DASEN pour obtenir des précisions sur les nouvelles consignes sanitaires :

Conseils d'école : le DASEN n'a pas donné d'autres consignes que l'exigence de la tenue des conseils d'école. Concernant la sécurité sanitaire, c'est la règle commune qui s'applique : mesures barrière, distanciation (1m de distance). "On ne réunira pas 25 personnes dans une salle de 15m²", ce n'est pas possible". De préférence, tenir les réunions en distanciel, dans la mesure du possible.

L'équation peut être sans solution, mais les pressions des IEN sont inacceptables. Le DASEN s'engage à faire passer le message. Le SNUDI FO interviendra partout où il y aura des pressions.

Piscine : ce sont des cours obligatoires, autorisés par les textes relatifs à la crise sanitaire, malgré l'impossibilité de faire respecter les mesures de distanciation et les mesures barrière, de par la nature même de l'activité. Le DASEN ne donnera pas de consigne pour l'annulation des cours d'EPS en général, de natation en particulier. En revanche, il indique qu'il ne fera pas pression si une école prend la décision, en concertation avec la piscine, d'annuler les séances programmées pendant la période de confinement.

Le SNUDI FO interviendra auprès des IEN en cas de pression pour imposer les séances de natation.

Personnels vulnérables : la consigne vient d'être donnée (le jour de la rentrée) aux IEN d'accepter sans attendre les ASA des personnels vulnérables qui en font la demande, certificat médical à l'appui. Cette décision est intervenue très tardivement, et l'employeur renvoie aux personnels ce qui relève de sa responsabilité : le suivi des personnels vulnérables par la médecine de prévention et le placement immédiat et automatique en ASA.

Constellations: continuer d'agir pour obtenir l'abandon du dispositif

Alors que le cadre réglementaire impose le volume horaire de formation obligatoire mais en aucun cas le contenu, les formations en constellation continuent d'être imposées aux collègues. Le ministère a confirmé que leur finalité était bien de permettre l’évaluation continue de tous les collègues tout au long de la carrière, malgré le discours officiel de l'administration qui tente de les faire passer comme des formations novatrices, "horizontales" permettant la "construction par l'acteur".

Nous appelons tous les collègues à agir dès maintenant pour s'opposer à la mise en place de ces modalités de formation imposées et obtenir leur abandon :

- En se réunissant, en adoptant une motion d'école en conseil des maîtres (modèle de motion) à adresser à l'IEN et au syndicat.

- En faisant savoir à leur IEN qu'ils ne se portent pas volontaires s'ils étaient désignés d'office avec copie au syndicat (modèle de courrier).

- En s'inscrivant aux animations pédagogiques de leur choix.

- En participant aux réunions d'information syndicale qui auront lieu les mercredis 4 et 25 novembre 2020, en visio-conférence. Nous rappelons qu'il est possible de participer à 9h de d'information syndicale par an, qui peuvent être déduites des 108h annualisées, y compris des 18h de formation. Nous invitons donc tous les collègues à participer massivement aux réunions d'information organisées par le syndicat ou à nous contacter afin qu'une réunion soit organisée dans l'école.

- En remplissant une fiche SST, le cas échéant, s'ils estiment que ces nouvelles modalités ont un retentissement sur leurs conditions de travail et leur santé (anxiété liée à ces visites par exemple) avec copie au syndicat.

Nous rappelons également que la présence d'un tiers ne peut jamais être imposée dans la classe.

Dans tous les cas, contactez le syndicat pour nous faire connaître votre refus des formations en constellation et construire l'action collective.

Télécharger le modèle de courrier à l'IEN
Télécharger le modèle de motion d'école
*  Lien vers le registre santé et sécurité au travail dématérialisé dans l'application ARENA : https://portail.ac-rennes.fr/arena/pages/accueill.jsf
Choisir la rubrique "Intranet, référentiels et outils dans le bandeau de gauche, puis "Registre santé et sécurité au travail (RSST)" dans la partie droite. Cliquer ensuite sur "ajouter un nouveau signalement".
Lire le communiqué du SNUDI-FO suite à l'audience au ministère

Grenelle de l'Education : pseudo-revalorisation contre remises en cause statutaires bien réelles

Force Ouvrière a toujours exigé que les négociations sur la revalorisation indiciaire soient conduites, annuellement, sans contreparties statutaires. Rappelons que depuis 2000, on estime à 20 % les pertes de pouvoir d'achat des agents de la Fonction publique, que la valeur du point d'indice est gelée presque continuellement depuis 2010.

Or, avec le Grenelle de l'Education, comme ça avait été la cas avec PPCR, les ministres tentent d'imposer des remises en cause statutaires bien réelles en échange de maigres contreparties financières.

En l'occurrence, il s'agit pour le ministre Blanquer d'aller plus loin dans l'application de PPCR. Les documents préparatoires aux groupes de travail l'affichent clairement: "l'un des objectifs du Grenelle de l’Éducation est de transformer en profondeur la gestion des ressources humaines du ministère."

Il s'agit notamment de renforcer le volet évaluation-accompagnement de PPCR, accompagnement pouvant déboucher sur une réoriention, voire le licenciement pour insuffisance professionnelle. Compte tenu des conditions de travail actuelles, il n'est pas difficile d'imaginer que nul n'est à l'abri.

En échange, le ministère fait l'aumône à certains personnels de l'Education Nationale de primes dégressives qui sont loin de répondre aux revendications. Avec son Grenelle de l'Education, le ministre Blanquer tourne le dos à l'exigence d'une revalorisation générale des traitements indiciaires. Rien n'y fera, pas même une énième vidéo : il affiche une nouvelle fois son mépris pour les personnels dont il a la responsabilité, son mépris pour l’École de la République.

Le SNUDI-FO revendique :

•    L’ouverture immédiate de négociations pour une augmentation de 20% de la valeur du point d’indice afin de rattraper les pertes du pouvoir d’achat depuis 2000 ;
•    L’intégration de 49 points d’indice net supplémentaire dans la grille de tous les personnels titulaires, soit 183€, comme ce qui a été obtenu par les personnels hospitaliers, et 183 euros nets supplémentaires pour les contractuels, sans contrepartie ;
•    L’abandon des remises en cause de notre statut, des formations en « constellations », des mesures d’accompagnement PPCR ;
•    L’abrogation du décret PPCR et le rétablissement d’un déroulement de carrière basé sur l’ancienneté générale de service.

Lire le communiqué du SNUDI FO national du 22 octobre 2020
Lire les 4 scénarios ministériels concernant la "prime d’attractivité"

Informations syndicales

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Confinement ou non, une seule exigence, la protection des personnels

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 ont pris connaissance des annonces du Président de la République relatives à la situation sanitaire et de sa décision d'ordonner un nouveau confinement général au moins jusqu'au 1er décembre 2020.

Ce que l'on peut retenir de son discours, c'est que les salariés du privé comme du public devront aller au travail quoi qu'il leur en coûte !

Par conséquent, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 tiennent à exprimer leur solidarité avec tous les travailleurs et font leurs l'ensemble des revendications, qui restent plus que jamais d'actualité : interdiction des licenciements pour les entreprises qui touchent des aides publiques, abandon définitif des funestes réformes de l'assurance chômage et de retraite par points, déblocage des moyens humains et financiers pour tous les services publics sans lesquels la République n'a ni corps ni cœur, augmentation immédiate des salaires à hauteur dans un premier temps de 183 euros nets mensuels.

Le ministre Blanquer rencontrait  hier soir à 20h les représentants nationaux des organisations syndicales représentatives. Les écoles, les collèges et les lycées resteront ouvertes et devront, accueillir tous les élèves en appliquant un nouveau protocole sanitaire. Si l'on en croit l'intervention du ministre d'hier soir, le seul changement majeur sera le port du masque rendu obligatoire dès le CP. Pour le reste, la limitation au maximum du brassage des élèves continuera de se heurter aux contraintes matérielles (configuration des locaux, temps périscolaire, cas du lycée où le groupe classe n'existe plus), le nettoyage que le ministre annonce renforcé dépendra des moyens mis en place par les collectivités locales et qui font déjà parfois cruellement défaut (salles de classe une fois par jour et surfaces fréquemment touchées plusieurs fois par jour). Le ministre annonce également que la distanciation physique sera maintenue, alors qu'elle n'était plus appliquée depuis septembre. Au lycée, l'enseignement à distance sera possible pour les élèves vulnérables ou des groupes d'élèves, ce qui pose le problème du respect de la législation sur le télétravail dans la fonction publique, et ce d'autant plus que les collègues devront assurer l'accueil des élèves en présentiel. Une fois de plus, les équipes auront la charge de mettre en place dans la plus grande précipitation, sur leur temps de congés, un nouveau protocole sanitaire qui promet d'être toujours aussi peu protecteur. Et tout cela alors qu'on leur demande dans le même temps et avec la même précipitation d'assurer l'organisation lundi matin de l'hommage à Samuel Paty.

Pour le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35, l'exigence demeure celle de la sécurité des personnels. C'est à l'employeur de prendre toutes les mesures de protection contre le risque de contracter le COVID-19 : fourniture du matériel de protection individuelle adapté (masques en nombre suffisant et véritablement protecteurs contrairement à ceux distribués jusqu'à présent par notre employeur et qui s'avèrent toxiques), nettoyage, désinfection, repérage des cas positifs, dépistage et isolement systématique des cas contacts, politique de recrutement massif sur liste complémentaire pour dédoubler les classes et permettre le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation, suivi médical de tous les personnels par une véritable médecine du travail et  le recrutement de médecins.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent la reconnaissance du COVID-19 comme maladie professionnelle et l'abrogation du jour de carence.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent le rétablissement intégral du régime d'ASA pour les personnels vulnérables, selon les termes du 5 mai 2020, le juge des référés du conseil d’État ayant suspendu, dans une décision du 15 octobre 2020, les articles du décret du 29 août 2020 relatifs aux critères de vulnérabilité.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent que ces mesures s'appliquent également aux personnels ayant un proche répondant à ces critères. Il invite tous les personnels dans cette situation à solliciter une ASA auprès de leur IEN (1er degré) ou de leur chef d'établissement (2nd degré), sur la base d'un certificat médical préconisant le placement en isolement. Il les invite, dans tous les cas à informer le SNUDI FO 35 ou le SNFOLC 35, qui les appuieront autant que nécessaire dans leurs démarches.

*  A lire sur la page www.conseil-etat.fr : " Suspension des nouveaux critères de vulnérabilité au covid-19 ouvrant droit au chômage partiel "

Hommage à Samuel Paty : défendre les valeurs de la République et les personnels qui les portent en toutes circonstances

Le ministre a décidé d'une matinée d'hommage à Samuel Paty. L'assassinat de notre collègue avait suscité une profonde émotion et une immense indignation. L'hommage, autant que l'affirmation des valeurs de l’École, est nécessaire. Pour autant, le SNUDI FO 35 considère que le cadrage institutionnel de ce temps n'était pas souhaitable, d'autant moins qu'il va faire peser sur les personnels, notamment les directeurs, une charge de travail importante, alors même qu'ils devront organiser la mise en place d'un nouveau protocole sanitaire.

Le SNUDI FO 35 est attaché à ce qu'il soit rendu hommage à Samuel Paty, ainsi qu'à tous les personnels qui œuvrent quotidiennement à porter et transmettre les valeurs de la République. Il a participé aux rassemblements qui ont eu lieu depuis le 16 octobre pour dire des choses simples et importantes :
    
  Que nous pensons à notre collègue Samuel Paty ainsi qu’à ses proches, à ses collègues, à ses élèves.
   
  Que les personnels doivent être soutenus et protégés dans l’exercice de leur mission : trop souvent, nombre de nos collègues se retrouvent isolés face à des pressions et à des menaces extérieures à l’École.
      Que nous sommes attachés à la liberté d’expression, à la laïcité, et au rôle que l’école doit continuer de jouer pour forger l’esprit critique.

Pour le SNUDI FO 35, la rentrée doit être un temps de libre discussion entre les personnels, sans injonction de leur hiérarchie, ni instrumentalisation. C’est aux personnels de décider des formes pédagogiques appropriées. La défense des valeurs de la République, de la liberté d'expression, de la laïcité peut être l'objet de moments solennels. Elle est surtout un engagement quotidien des personnels.

C'est pourquoi défendre l’École publique, c’est défendre ses personnels, leurs statuts et leur autorité, et leur donner la considération et les moyens pour réaliser leurs missions.

Organisation de la rentrée du 2 novembre : le ministre finit de se décrédibiliser

Le ministre Blanquer, après avoir fait travailler les directrices et les directeurs pendant les vacances, les obligeant à contacter toutes les familles pour les informer de l'organisation particulière de cette rentrée, après avoir mis tout le monde sous pression, décide de tout changer le vendredi soir à 17h19 :

" C’est pourquoi, le lundi 2 novembre, dans toutes les écoles, tous les collèges et lycées de France, un hommage lui sera rendu. À travers cet hommage, c’est aussi l’unité de la communauté éducative tout entière autour des valeurs de la République, de la liberté d’expression et du principe de laïcité que nous affirmerons.

En pratique, tous les élèves reprendront les cours comme à l’habitude. Une minute de silence sera observée lundi à 11h, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs, dans des conditions respectueuses du protocole sanitaire applicable. Ce temps de recueillement se tiendra de préférence dans les salles de classe, et si les conditions sanitaires le permettent, dans la cour de l’établissement.

Ce temps pourra être précédé, d’un temps pédagogique, en classe, adapté bien sûr à l’âge des élèves, autour des valeurs de la République et de son École. Des ressources pédagogiques sont mises à disposition à cette fin : https://eduscol.education.fr/hommage-samuel-paty/. Ce temps pédagogique pourra, le cas échéant à l’appréciation du professeur, se tenir tout au long du mois de novembre afin de laisser aux professeurs qui le souhaitent le temps nécessaire pour préparer cette séquence. Aucune classe ni aucun établissement ne peut s’exonérer de cette heure de travail et d’échange dont chaque élève de France doit bénéficier ".

Si il tient compte des demandes des syndicats, dont le SNUDI FO, de laisser à l'appréciation des enseignants la mise en œuvre d'un temps pédagogique autour des valeurs de la République, il ne peut se départir de l'autoritarisme qui le caractérise en imposant cette heure, persistant ainsi dans l'erreur qui consiste à faire croire que la défense des valeurs de la République ne peut passer que par des temps solennels, institutionnels, imposés, alors qu'elle est au cœur de l'action quotidienne des personnels de l’Éducation Nationale.

Pour le SNUDI FO, ces injonctions demeurent inacceptables.

Défendre les valeurs de la République, c'est défendre les services publics et leurs agents, leur manifester en toutes circonstances soutien, reconnaissance et considération, leur donner les moyens d'accomplir leurs missions, au service des citoyens, c'est répondre à leurs revendications. Tout le contraire de l'action constante du ministre depuis sa nomination.

Reprise du 2 novembre dans les écoles : un déni de toutes les revendications portées depuis des mois par les personnels !

Le ministre a réuni jeudi 29 octobre les organisations syndicales concernant les conditions dans lesquelles vont se dérouler la rentrée scolaire suite aux déclarations du Président Macron. Alors que le gouvernement communique sur la progression et la dangerosité de l’épidémie, où en sommes-nous des revendications concernant la protection du personnel enseignant ?

Le ministre a publié un énième protocole où il est question de diminuer le brassage des élèves, renforcer le nettoyage, l’aération des salles et rendre le masque obligatoire pour les élèves à partir de 6 ans…

Mais, il reste toujours silencieux sur la mise en place de réelles mesures de protection pour les personnels,
revendiquées par le SNUDI-FO avec sa fédération :

  Le dépistage systématique des personnels et des élèves ;
  La mise à disposition gratuite et en nombre de masques FFP2 dans les écoles ;
  Le recrutement immédiat de médecins de prévention en nombre suffisant ;
  La reconnaissance du Covid 19 comme maladie professionnelle ;
  L’abrogation du jour de carence et le remboursement des jours de carence pour tous les personnels placés en CMO depuis la rentrée scolaire.

[...]

Lire l'ensemble du communiqué du SNUDI-FO

INSUPPORTABLE !

Suite à l’assassinat de Samuel Paty, le ministère avait annoncé dans les médias un dispositif particulier dans les écoles pour la rentrée lundi 2 novembre : rentrée des élèves à 10h, activités pédagogiques imposées autour de cet événement tragique, minute de silence…

Jusqu’aux derniers jours des vacances, aucune communication n’a été effectuée auprès des directeurs d’école sur les dispositions concrètes de mise en place de cette rentrée scolaire ! Faute d’instructions claires des IA-DASEN et des recteurs, nos collègues, sur leur temps de vacances, recevaient donc les informations par BFM TV !

Certains directeurs d’école ont commencé lors des derniers jours de congés à contacter les municipalités pour voir si une garderie était prévue jusqu’à 10h au sein de l’école, ils ont été submergés de questions légitimes de parents d’élèves sans pouvoir y répondre…

A cette situation s’est ajoutée la question du nouveau protocole et du « reconfinement ».

Aux directeurs d’école et aux personnels de mettre en place le nouveau protocole sanitaire publié le 29 octobre au soir par le ministre, protocole encore plus inapplicable que les précédents, faisant peser toujours plus la responsabilité de la propagation de l’épidémie sur les personnels : à eux d’organiser l’impossible non-brassage des élèves, de renforcer la ventilation, de veiller à ce que les élèves à partir de 6 ans (enfants qui paraît-il n’étaient pas vecteurs de transmission du virus) portent le masque en permanence… pendant que le ministre s’exonère de ses obligations de protéger les personnels !

Aux directeurs d’école également lors de cette impossible rentrée la responsabilité de signer les attestations aux dizaines ou aux centaines de parents d’élèves venant accompagner ou récupérer leurs enfants à l’école !

Aux directeurs d’école toujours de veiller à la mise en place du plan Vigipirate renforcé dans une période marquée par plusieurs agressions et assassinats dans le pays !

Comme si cela ne suffisait pas, le ministre vient d’annoncer ce vendredi 30 octobre que la rentrée du lundi 2 novembre, initialement prévue à 10h pour les élèves, aurait finalement lieu à l’heure habituelle… « En pratique, tous les élèves reprendront les cours comme à l’habitude » écrit-il… charge donc aux directeurs d’école de prévenir les familles durant le week-end, familles qu’ils venaient à peine d’informer d’une rentrée des élèves à 10h !

Avec ses ordres et contrordres permanents, le ministre est en train de faire exploser les personnels, et notamment les directeurs d’école ! Les limites de l’incurie et de l’incompétence sont largement dépassées !

Pour le SNUDI-FO, c’est inacceptable ! Le mépris des personnels, le mépris des statuts, le mépris de l’Ecole publique, ça suffit !

Le refus de satisfaire la moindre des revendications (postes, salaires…), ça suffit !

La volonté d’imposer coûte que coûte des réformes s’en prenant à nos statuts et nos conditions de travail, ça suffit !

Le SNUDI-FO appelle les personnels à se saisir de l’appel des fédérations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action, SUD Education et SNALC à se réunir dans les écoles dès le lundi 2 novembre, à lister toutes leurs revendications et à les faire remonter à leur hiérarchie, avec copie aux organisations syndicales.

Pour le SNUDI-FO, la question de la grève pour briser cette spirale infernale de dégradation de nos conditions de travail et obtenir une réelle augmentation de nos salaires est posée. La FNEC FP-FO a d’ores et déjà déposé un préavis de grève pour couvrir toutes les initiatives jusqu’aux vacances de Noël.

Montreuil, le 30 octobre 2020

Télécharger le communiqué du SNUDI-FO
Télécharger le communiqué unitaire

Hommage à Samuel Paty

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Défendre en toutes circonstances l’instruction publique, la laïcité, la liberté d’expression et les personnels qui les font vivre

Le SNUDI FO 35 a été profondément choqué par l’assassinat dans des conditions atroces de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans Sainte Honorine. Il a participé et participera aux rassemblements organisés en son hommage en Ille-et-Vilaine, et tient à marquer sa profonde tristesse à l’égard de l’homme et de l’enseignant, mort d’avoir fait son métier, sans céder aux pressions. Il exprime également sa solidarité avec sa famille.

Après le choc et la tristesse viennent la colère et la révolte que suscite un tel acte. Car Samuel Paty étaient de ces femmes et de ces hommes qui, quotidiennement, dans des conditions de plus en plus difficiles, transmettent et font vivre les valeurs de la République telle que nous la voulons : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité, liberté d’expression, liberté de conscience, tolérance et progrès social.

Colère et révolte, car trop d’abandons républicains, trop de reculs sociaux et intellectuels ont permis que les fanatismes et obscurantismes de toutes obédiences, nourris d’ignorance, d’idéologies du rejet de l’autre et de misère sèment partout la haine, la violence et la terreur.

Face à ces actes ignobles, le SNUDI FO 35 rappelle son attachement à l’Ecole Publique, seule école de la République, à ses valeurs, à ses missions, son attachement indéfectible à la Laïcité, à la Liberté d’expression, , à la Liberté pédagogique à l’Instruction publique qui doit « offrir à tous les individus de l’espèce humaine les moyens de pourvoir à leur besoins, d’assurer leur bien-être, de connaître et d’exercer leurs droits, d’entendre et de remplir leurs devoirs ; (…) établir, entre les Citoyens, une égalité de fait, et rendre réelle l’égalité politique reconnue par la loi. » (rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’Instruction Publique par Condorcet).

Le SNUDI FO 35 rappelle également son attachement exclusif à la défense constante des intérêts matériels et moraux des personnels. Passés l’émotion, les hommages, les déclarations officielles, les pouvoirs publics auront le devoir d’ouvrir les yeux sur les conditions dans lesquelles les personnels enseignants et non enseignants exercent leurs missions et portent les valeurs de l’Ecole publique : déconsidérés, malmenés, méprisés, insultés, menacés, agressés, ils ont au quotidien à subir des pressions, des remises en causes, des accusations face auxquelles ils restent souvent seuls. Nombreux sont les personnels, y compris en Ille-et-Vilaine, qui tirent la sonnette d’alarme et ne reçoivent aucune réponse de la part de leur hiérarchie. Alerté par Force Ouvrière lors du dernier CHSCT, le Dasen a déclaré ne pas souscrire à notre cri d'alarme sur la détresse des personnels, n'avoir pas connaissance de telles situations de détresse laissées sans réponse.

Défendre l’École publique laïque, c’est aussi défendre ses personnels, leurs statuts et leur autorité, leur rendre la considération qui leur est due et leur donner les moyens nécessaires pour réaliser leurs missions. C’est aussi prendre en compte leurs revendications. Défendre l’Ecole publique, c’est apporter en toutes circonstances aux personnels protection et soutien matériel et moral, c’est se refuser à les attaquer publiquement, à les stigmatiser, à les menacer et les sanctionner en raison de leurs engagements et de leurs combats en défense de l’Ecole et de leurs droits.

L'employeur public, en l'occurrence le ministère de l'éducation nationale, a l'entière responsabilité de la protection des personnels et de l'école publique. Cette protection doit être effective en toute circonstance et ne saurait se limiter à des discours. Le SNUDI FO 35 rappelle que c’est le statut général des fonctionnaires qui garantit la neutralité et la laïcité dans la Fonction publique. Le SNUDI FO 35  exige que la protection fonctionnelle s’applique systématiquement dès qu’un personnel est menacé dans l’exercice de ses fonctions.
 

  Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
  Loi dite loi Le Pors.
  Article 11 (paragraphes I et IV)
       I.-A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire.
       IV.-La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté.
  https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000037313626/

 

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Informations syndicales

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Réunions d'Information Syndicale

Formation en constellations, situation sanitaire, salaires, retraites, direction, difficultés liées à l'inclusion…
Réunions d'information syndicale,
mercredi 4 novembre 2020 à 14h30
mercredi 25 novembre 2020 à 14h30

dans les locaux du syndicat, 35 rue d'Echange à Rennes

Chaque collègue peut participer à 9 heures d'information syndicale par année scolaire. Ces heures peuvent être déduites des heures annualisées (m@gistère, animations pédagogiques y compris celles décrétées "obligatoires" par l'IEN, concertation…) ou des heures de classe (3 heures maximum).
N'hésitez pas à nous avertir de votre participation par email: snudifo35@wanadoo.fr

Pour participer : http://www.snudifo35.fr/2017/01/ris-information-syndicale.html

Constellations : le SNUDI-FO35  appelle à agir pour obtenir l'abandon du dispositif

Tous les collègues sont amenés à être concernés par les formations en constellation dans les années à venir (deux ans de formation dans les 6 prochaines années pour chacun des collègues). Lors d'une audience au ministère, le SNUDI-FO a eu la confirmation que ce dispositif relevait bien des nouvelles mesures d’accompagnement et d’évaluation prévues par le ministère dans le volet de 2 de PPCR. Il s'agit donc bien de mettre en place l’évaluation continue de tous les collègues tout au long de la carrière.

Nous appelons tous les collègues à agir dès maintenant pour s'opposer à la mise en place de ces modalités de formation imposées et obtenir leur abandon :

- en se réunissant, en adoptant une motion d'école en conseil des maîtres (modèle de motion) à adresser à l'IEN et au syndicat
- en faisant savoir à leur IEN qu'ils ne se portent pas volontaires s'ils étaient désignés d'office avec copie au syndicat (modèle de courrier)
- en s'inscrivant aux animations pédagogiques de leur choix.
- En participant aux réunions d'information syndicale qui auront lieu les mercredis 4 et 25 novembre 2020.
Nous rappelons qu'il est possible de participer à 9h de d'information syndicale par an, qui peuvent être déduites des 108h annualisées, y compris des 18h de formation. Nous invitons donc tous les collègues à participer massivement aux réunions d'information organisées par le syndicat ou à nous contacter afin qu'une réunion soit organisée dans l'école.
- En remplissant une fiche SST, le cas échéant, s'ils estiment que ces nouvelles modalités ont un retentissement sur leurs conditions de travail et leur santé (anxiété liée à ces visites par exemple) avec copie au syndicat.

Dans tous les cas, contactez le syndicat pour nous faire connaître votre refus des formations en constellation et construire l'action collective.

Le SNUDI-FO35 s'est adressé au DASEN sur la mise en place des formations en constellation lors du CHSCT-D du 6 octobre pour demander à ce que ces nouvelles modalités de travail ne soient mises en place qu'après avis du CHSCT, et uniquement pour les personnels qui le demandent expressément. Le DASEN a déclaré être incompétent et  ne faire qu'appliquer les consignes ministérielles. Même s'il dit souhaiter que le dispositif repose sur le volontariat pour cette première année et découvrir que ce n'est pas toujours le cas, il a pour autant refusé pour l'instant de donner des consignes en ce sens. Nous interviendrons à nouveau lors d'une audience prévue avec le DASEN prochainement pour faire respecter le cadre réglementaire qui impose le volume horaire de formation obligatoire mais en aucun cas le contenu.

Télécharger le modèle de courrier à l'IEN
Télécharger le modèle de motion d'école
*  Lien vers le registre santé et sécurité au travail dématérialisé dans l'application ARENA: https://portail.ac-rennes.fr/arena/pages/accueill.jsf
Choisir la rubrique "Intranet, référentiels et outils dans le bandeau de gauche, puis "Registre santé et sécurité au travail (RSST)" dans la partie droite. Cliquer ensuite sur "ajouter un nouveau signalement".
Lire le communiqué du SNUDI-FO suite à l'audience au ministère

CHSCT du 6/10 et audience intersyndicale du 7/10

Le CHSCT-D s'est tenu mardi 6 octobre. Nous sommes intervenus pour réaffirmer les revendications du syndicat et rappeler les obligations de l'employeur en matière de protection des personnels. Nous avons  interpellé l'administration pour exiger que l'obligation de réponse aux fiches santé et sécurité au travail soit effective et que des consignes soient redonnées en ce sens à tous les IEN. Nous avons également questionné le DASEN sur les nouvelles modalités de formation en constellation et demandé à ce que ces nouvelles modalités de formation en constellation ne soient mises en place qu'après avis du CHSCT, comme la réglementation le prévoit, et seulement pour les collègues qui en feraient la demande expresse.

Lire le compte-rendu du CHSCT-D du 6 octobre 2020
Lire la déclaration de la FNEC-FP FO au CHSCT-D du 6 octobre 2020
Lire le compte-rendu de l'audience intersyndicale du 7 octobre 2020

Démantèlement des structures spécialisées au nom de l'école  inclusive

Dans  la continuité des politiques gouvernementales qui se sont succédé depuis la loi Handicap de 2005, le ministre de l'éducation nationale entend achever la liquidation des structures et établissements spécialisés inscrite dans la "loi pour une école de la confiance" dans une pure logique comptable.

Dans les départements fleurissent de nouveaux dispositifs qui remplacent les structures et établissements médico-sociaux. Finies les prises en charge en établissement spécialisé, les pôles ressources et équipes mobiles deviennent les pompiers volants au secours des équipes enseignantes en difficulté : « Les équipes mobiles pourront par exemple être amenées à sensibiliser les professionnels de l’Education nationale, à proposer des aménagements dans la classe en fonction des handicaps ou encore à intervenir directement dans le cas de situations de crise de façon à éviter les ruptures de scolarisation et à aider à la mise en œuvre de l’accompagnement nécessaire. »  (Comité de suivi de l’Ecole Inclusive 30 juin 2020)

Après l’instauration des PIAL qui permettent de flexibiliser les conditions de travail des AESH et de diminuer le temps d’accompagnement des élèves, le ministre met en place les PIAL renforcés qui intègrent les dispositifs émanant de la dislocation des établissements médico-sociaux. Ainsi, des personnels médico-sociaux seront rattachés aux PIAL renforcés afin d’intervenir pour les élèves du secteur concerné. Il ne s'agit ni plus ni moins que de saupoudrage de soins en remplacement des structures spécialisées.

Par ailleurs, alors que la destruction de l’enseignement spécialisé engendre une dégradation des conditions de travail et une souffrance des personnels et des élèves, le ministère n’hésite pas à jouer la carte de la culpabilisation des enseignants confrontés à des élèves privés de soins décide d’inclure un module Ecole Inclusive au sein de la formation initiale expliquant ainsi que chacun sera armé pour affronter toutes les situations. Une réunion interministérielle sur l’Ecole Inclusive a même proposé d’  «intégrer la dimension inclusion scolaire dans les critères d’évaluation des enseignants et des chefs d’établissement »…

Le SNUDI-FO 35 continue de revendiquer :

- l'arrêt de la destruction de l'ASH : le maintien et le rétablissement de toutes les structures et établissement spécialisés,
- la créations de postes spécialisés à hauteur des besoins,
- une scolarité adaptée à tous les élèves : inclusion des élèves en classe ordinaire avec des moyens adaptés chaque fois que c’est possible, scolarisation en établissement spécialisé chaque fois que c’est nécessaire
Le syndicat appelle les personnels à faire remonter toutes les situations d'inclusion problématiques en remplissant des fiches SST avec copie au syndicat.

Lire le communiqué du SNUDI-FO sur le démantèlement des structures spécialisées
Lire la marche à suivre "Difficultés en cas d'inclusion : que faire?" du SNUDI-FO 35
*  Lien vers le registre santé et sécurité au travail dématérialisé dans l'application ARENA : https://portail.ac-rennes.fr/arena/pages/accueill.jsf
Choisir la rubrique "Intranet, référentiels et outils dans le bandeau de gauche, puis "Registre santé et sécurité au travail (RSST)" dans la partie droite. Cliquer ensuite sur "ajouter un nouveau signalement".

Direction: le ministre ne répond pas à l'urgence des revendications

Le ministère continue de ne pas répondre aux revendications des personnels concernant la direction d'école, alors que les groupes de travail se succèdent. Sous prétexte de clarifier un certain nombre de missions et responsabilités confiées aux directeurs, le ministre tente de mettre en place des délégations de compétences et d’installer le statut de supérieur hiérarchique en faisant miroiter une augmentation indemnitaire et une amélioration de certaines quotités de décharges... mais qui n'ont pour l'instant fait l'objet d'aucune négociation.

Rappelons que cette notion de « délégation de compétences » n’existe pas dans les textes réglementaires mais fait partie de la proposition de loi Rilhac qui n’a pas encore été votée et qui n’est en aucun cas une revendication des personnels.

Pour autant, le projet de transfert de certaines compétences des IEN vers les directeurs d’écoles est déjà en marche. En effet, le DGRH a informé les organisations syndicales de la tenue d’un groupe de travail sur les missions des inspecteurs de l’éducation nationale le 22 octobre, en lien avec les nouvelles missions des directeurs !

Lors du dernier groupe de travail, le SNUDI-FO a réaffirmé ses revendications :

- L’abandon du projet de loi Rilhac sur la direction d’école ;
- Le strict respect des fonctions des directeurs telles que définies par le décret n°89-122 du 24 février 1989 ;
- L’amélioration des quotités de décharge de direction, y compris pour les petites écoles de 1 à 3 classes ;
-  Une réelle augmentation indiciaire : 100 points d’indice pour tous ;
- Une aide administrative statutaire et gérée par l’Education Nationale dans chaque école ;
- Un allègement des tâches pour tous les directeurs.

Le SNUDI-FO va s'adresser aux autres organisations syndicales pour leur proposer une action commune.

Lire le communiqué du SNUDI-FO suite au groupe de travail sur la direction d'école
Lire le numéro Spécial Direction d'école du SNUDI -FO
Signer la pétition intersyndicale https://direction-des-reponses-immediates.fr/

Document spécial conseil d'école

Il semble important de rappeler les « règles du jeu » en matière de conseil d'école, certains excès étant parfois observés. La composition et le fonctionnement du conseil d'école sont très explicitement indiqués dans les textes réglementaires derrière lesquels il peut être utile -et prudent- de se protéger en cas de problème. Vous trouverez toutes ces informations dans le document.  En cas de doute, n'hésitez pas à contacter le syndicat.

Lire le document spécial "Conseil d'école"

Guide AESH

Défendre les droits des AESH, agents contractuels de la fonction publique, revendiquer l'augmentation des salaires, l'amélioration des conditions de travail, la création d'un véritable statut de la fonction publique de l'Etat, exiger les recrutements nécessaires, à hauteur des besoins, une véritable formation, sur temps de travail… C'est le rôle d'un syndicat libre et indépendant, fédéré et confédéré.

Le guide de la FNEC FP-FO, sur l'ensemble des questions, fait le point sur les droits des AESH, les revendications Force Ouvrière :

Sommaire

- Les missions   - Le droit syndical
- Le contrat   - Hygiène, santé et sécurité au travail
- La hiérarchie   - Protection fonctionnelle
- Le temps de travail   - Congés maladie
- L’affectation   - Congés enfant malade
- L’entretien professionnel   - Concours/examens
- Le salaire   - Congés maternité et paternité
- Les primes et indemnités   - Accident du travail
- Les frais de déplacements   - Sécurité sociale
- Le transport   - Pourquoi se syndiquer à FO
- L’action sociale   - Lexique


Télécharger le guide AESH de la FNEC-FP FO

Informations syndicales

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Non aux formations en constellation imposées

La mise en place des formations en constellation dans les circonscriptions se poursuit, et si elle ne concernera qu'une partie des collègues dès cette année, il est prévu que chaque collègue suive un an de formation en constellation en mathématiques et un an de formation en constellation en français dans les 6 ans qui viennent. Nous appelons donc tous les collègues à agir dès maintenant pour s'opposer à la mise en place de ces modalités de formation imposées et obtenir leur abandon :

  en se réunissant, en prenant position en conseil des maîtres (par exemple en adoptant une motion d'école exprimant le refus de participer à ces formations),
•  en faisant savoir à leur IEN qu'ils ne se portent pas volontaires s'ils étaient désignés d'office,
•  en s'inscrivant aux animations pédagogiques de leur choix.

Nous rappelons qu'il est possible de participer à 9h de d'information syndicale par an, qui peuvent être déduites des 108h annualisées, y compris des 18h de formation. Nous invitons donc tous les collègues à participer massivement aux réunions d'information organisées par le syndicat ou à nous contacter afin qu'une réunion soit organisée dans l'école.

Dans tous les cas, contactez le syndicat pour nous faire connaître votre refus des formations en constellation et construire l'action collective.

Dans le département, le SNUDI FO 35 interviendra lors du CHSCT-D du 6 octobre et auprès du DASEN lors de l'audience que nous avons sollicitée pour demander à ce que ces nouvelles modalités de travail en constellation ne soient mises en place qu'après avis du CHSCT, et uniquement pour les personnels qui le demandent expressément. Nous demanderons également le rétablissement d'une formation continue correspondant aux demandes des personnels, sans contenu et ni modalités imposés.

Au niveau national, le SNUDI FO sera reçu au ministère jeudi 8 octobre pour demander l'abandon du dispositif.

Revalorisation indiciaire sans contrepartie pour tous

La FNEC-FP FO et la FGF-FO ont demandé à être reçus par le ministre de l'Education nationale pour exiger une revalorisation indiciaire sans contrepartie, sans augmentation du temps de travail, sans refonte statutaire, sans remise en cause du Code des Pensions civiles et militaires.
Les fédérations exigent :

•  l'augmentation du point d'indice de 20% pour compenser la perte de pouvoir d'achat de ces vingt dernières années,
•  l'intégration à tous les niveaux de la grille de 49 points d'indice supplémentaires, ou une augmentation de 183€ pour les agents contractuels ne bénéficiant pas de grille, correspondant à la revalorisation obtenue par les personnels hospitaliers suite à leur récente mobilisation.

Lire le courrier de la FNEC-FP FO et de la FGF-FO au ministre de l'Education nationale

Evaluations nationales : Abandon !

La FNEC-FP FO s'est adressée au ministre pour renouveler son exigence de supprimer le caractère obligatoire des évaluations nationales et qu'aucune sanction de soit prononcée à l'encontre des enseignants qui refuseraient de les faire passer. La fédération s'indigne également de la dernière partie des évaluations qui ne constitue en rien une évaluation disciplinaire mais s'apparente à une enquête sur le travail accompli par les professeurs pendant le confinement, et sur la finalité de laquelle  on s'interroge.
Permettrait-elle à la hiérarchie  d’évaluer  le travail des enseignants pendant la période de confinement ?  Pourrait-elle servir à justifier la propagande ministérielle sur l'enseignement à distance? On se souvient en effet comment les données des évaluations précédentes avaient pu être manipulées en dehors de toute rigueur scientifique pour servir les propos du ministère.

La FNEC FP-FO  demande donc le retrait total de ce dispositif et la destruction de toutes les données concernant l’activité professionnelle des enseignants qui auraient été collectées.

*  Lire le courrier de la FNEC-FP FO au ministre de l'Education nationale

Télétravail  : le droit et les statuts des personnels doivent être respectés

Pendant le confinement et la période qui a suivi, il a été demandé aux enseignants d'assurer la continuité pédagogique en dehors de tout cadre réglementaire, puisque le télétravail repose notamment sur le volontariat de l'agent et la fourniture du matériel nécessaire par l'employeur.

Cela a permis une expérimentation grandeur nature de l'enseignement à distance qu'il est désormais aisé pour le ministère de tenter de généraliser. Le gouvernement revient d'ailleurs en ce moment à la charge en demandant aux partenaires sociaux de discuter de l’extension du télétravail et de la modification des règles actuelles pendant que le ministère de l’Education nationale prépare des «  états généraux du numérique » en novembre à Poitiers.

Le Ministre de l’Education  nationale indique dans les médias que les enseignants de l’Aisne et du Val-d’Oise  « vont voir leur classe équipée d'un  kit d'enseignement hybride  qui doit leur permettre de continuer à faire classe à distance de manière interactive. » Il s’agit de « transformer rapidement sa salle en espace de travail distant. L'idée est d'assurer la continuité pédagogique en  cas de reconfinement total ou partiel. Le kit proposé offre aussi la possibilité d'assurer un enseignement à distance, en cas d'absence d'un professeur. » (Les Echos  du 23 septembre 2020)

Le gouvernement poursuit ainsi sa politique d’austérité : plutôt que de créer les postes nécessaires,  il mise sur l'enseignement à distance. Il poursuit également sa politique de casse des statuts, substituant aux obligations réglementaires de service une obligation de résultats, en fonction d’objectifs fixés par la hiérarchie.

FO n’accompagnera pas cette forme de travail déréglementé. A l’heure où le ministre met au centre de son agenda social une « transformation profonde du système éducatif », la FNEC FP-FO rappelle ses revendications :

  Maintien intégral de nos missions, de nos statuts, respect de nos obligations réglementaires de service
  Aucun télétravail imposé, non au télé-enseignement
  Création de tous les postes nécessaires, ouverture et abondement des listes complémentaires pour les pourvoir

Lire le communiqué de la FNEC-FP FO

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