Informations syndicales

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Réunions d'information syndicale

Situation sanitaire, formations en constellation, conditions de travail, salaires, retraites, direction, difficultés liées à l'inclusion…

Réunion d'information syndicale
Mardi 19 janvier à 16h45
Ecole maternelle Colombier à Rennes

Nous pouvons également tenir une RIS en fonction des besoins de chaque école, en respectant les mesures sanitaires ou en visio. N'hésitez pas à en discuter avec vos collègues et à nous contacter.

Chaque collègue peut participer à 9 heures d'information syndicale par année scolaire. Ces heures peuvent être déduites des heures annualisées (m@gistère, animations pédagogiques y compris celles décrétées "obligatoires" par l'IEN, concertation…) ou des heures de classe (3 heures maximum).
Vous trouverez la marche à suivre auprès de votre l'IEN pour participer ici : http://www.snudifo35.fr/2017/01/ris-information-syndicale.html

Grève et manifestation le 26 janvier 2021

Le SNUDI FO 35 appelle l'ensemble des personnels du premier degré à faire grève et à manifester le 26 janvier prochain (rassemblement 11 heures Place de la République à Rennes).

Depuis 2010, nos salaires stagnent, notre pouvoir d'achat s'effondre, les conditions de travail ne cessent de se dégrader, les contre réformes se multiplient (PPCR, loi de «transformation de la Fonction publique», formation en «constellations», modification du concours de recrutement et des missions des directeurs, gestion de proximité des «ressources humaines», contre-réforme des retraites...) qui détruisent nos statuts et les droits qui y sont attachés.

Le SNUDI FO 35 exige un budget qui acte :

•    l'arrêt des suppressions d’emplois 
•    une revalorisation indiciaire immédiate : 49 points d'indice (183€) pour tous les personnels
•    le rattrapage intégral (20%) des pertes salariales subies depuis 2000, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation
•    les créations de postes statutaires pour répondre à tous les besoins, la titularisation des précaires dans le cadre de la Fonction publique de l'Etat.

Le SNUDI FO 35 exige un plan urgent de recrutements sur les listes complémentaires des concours pour faire face aux besoins immédiats, notamment de remplacements, en lieu et place des recrutements de contractuels que le ministère a autorisés.

Il exige également l'abrogation de la loi Blanquer et de l'ensemble des contre-réformes, de la maternelle à la terminale, l’abandon du projet de loi RILHAC sur la direction d’école, le rétablissement d'une véritable formation continue, l'abandon de la réforme de la formation initiale et des masters MEEF.

Lire le communiqué du SNUDI FO 35 et du SNFOLC 35

Stage spécial AESH le 16 mars 2021

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 organisent un
stage de formation syndicale spécial AESH
Mardi 16 mars de 9h à 16h
dans les locaux du syndicat, au 35 rue d’Echange à Rennes.

Il  s’adresse à tous les AESH, qu’ils soient syndiqués ou non, exerçant dans le premier ou second degré. La participation à cette journée est un droit, vous serez autorisés à vous absenter sur simple demande.

Objectifs du stage :
•    Connaître vos droits pour les faire respecter : missions, contrats, temps de travail, affectations, droits à formation, droits à s’absenter, rémunérations, protection… 
•    Apporter des réponses aux questions et aux problèmes que vous rencontrez
•    Informer le syndicat des difficultés rencontrées sur le terrain
•    S'organiser collectivement pour faire valoir les revendications : intégration dans un corps de la Fonction publique, meilleur salaire, garantie de réemploi pour toutes et tous, contrats à temps complet…

La participation aux stages de formation syndicale est un droit (dans la limite de 12 jours par an). Votre absence sera déduite du temps de travail et vous n’aurez pas à rattraper les heures que vous auriez dû effectuer.

Pour participer :
- Inscrivez-vous au stage avant le mardi 16 février 2021 par mail : 
snudifo35@wanadoo.fr pour le 1er degré
syndicat@snfolc35.fr pour le second degré
Le syndicat vous enverra une convocation en retour.
- Vous devrez alors effectuer, au plus tard le mardi 16 février, une demande d'autorisation d'absence (à l’aide d’un formulaire auquel vous joindrez la convocation). Cette demande doit être transmise au Pôles Aides Humaines (coordavs35@ac-rennes.fr) dans le 1er degré ou au secrétariat du chef d’établissement dans le 2nd degré.

Le jour du stage, nous vous remettrons une attestation de participation.

Repas : Vous avez la possibilité de déjeuner sur place. Nous proposons de fournir un repas avec une participation financière de 4 euros. Dans ce cas, merci de nous signaler votre présence au repas par mail avant le lundi 8 mars.

Lire le tract « Stage syndical spécial AESH »

Suspension du jour de carence dans le cadre des arrêts de travail liés au covid

Le décret suspendant l’application du jour de carence dans le cas d’arrêts de travail liés au covid est paru le 8 janvier. Lors de sa présentation aux organisations syndicales par le gouvernement,  FO avait maintenu son exigence d’une abrogation pure et simple. Ce vœu, adopté à l’unanimité par les organisations syndicales présentes, n’a pas reçu de réponse du gouvernement.

Les dispositions prévues par le décret sont très largement insuffisantes : le jour de carence ne sera suspendu que dans le cas d’arrêts de travail liés au COVID, sans effet rétroactif sur l’année 2020. L’application de ces mesures n’est prévue que du 8 janvier au 31 mars 2021. Les demandes des différents syndicats pour allonger cette période ont toutes été refusées.

Comme à l’accoutumée, aucune information n’a été communiquée ni par le ministère, ni par le rectorat, ni par la direction académique quant à la mise en place de ces nouvelles dispositions et aux démarches à effectuer. Le SNUDI FO 35 s’est adressé au DASEN pour obtenir des réponses. En attendant, voici les informations dont nous disposons :
     - Le décret ne prévoit la suspension du jour de carence qu’en cas de test positif au covid, sous réserve d’avoir transmis à l’employeur un arrêt de travail dérogatoire délivré par l’assurance maladie après déclaration en ligne. Impréparation ou cynisme ? A notre connaissance, cette déclaration en ligne, accessible sur le site d’Améli, ne peut pour l’instant pas être remplie par les agents de la fonction publique. Il faut en effet renseigner obligatoirement un numéro de SIREN/SIRET pour pouvoir effectuer la demande…
     - Si vous êtes cas contact ou si vous présentez des signes évocateurs du covid, vous ne devez pas fournir d’arrêt maladie pour rester en isolement mais être placé en autorisation spéciale d’absence (ASA). Le jour de carence ne s’applique pas.

Certains collègues nous ont alertés puisqu’ils ont subi un jour de carence en étant placés d’office en arrêt de travail alors qu’ils auraient dû bénéficier d’une ASA. Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions organiser un recours auprès de l’administration.

Lire le décret du 8 janvier : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042895712

Situation sanitaire

Jeudi dernier, le ministre de la santé s’est exprimé à propos de la situation sanitaire.  Il reconnaissait alors, à propos du variant britannique : “Il est considéré comme plus contagieux, de l'ordre de 40 % jusqu'à 70 %, que le variant que nous connaissons en France […] il serait plus contagieux chez les enfants. » Et le ministre de déclarer ensuite qu’une « surveillance accrue a été mise en place dans les écoles ». C’est avec une stupéfaction dont ils sont malheureusement devenus coutumiers que les personnels de l’Education nationale ont découvert ces propos. Ni à cette date, ni depuis, n’ont été prises de mesures particulières ni communiquées de quelconques informations en direction des personnels. Pendant des mois, le ministère a martelé que les enfants n’étaient ni contaminés, ni contaminants, mais pourtant incité les familles à s’auto-confiner en prévision des fêtes de fin d’année. Pendant des mois, le ministère a assuré que les contaminations se faisaient en dehors du cadre scolaire, ou exclusivement lors des moments de convivialité entre collègues, tout en ne disposant d’aucune donnée permettant de l’affirmer, en ne fournissant aucun suivi de la situation sanitaire, puis en finissant par avancer des chiffres incohérents avec ceux publiés par les ARS et apparaissant de fait comme largement sous-estimés. En l’absence de suivi médical des personnels par la médecine du travail, en l’absence de mesures permettant d’identifier et d’isoler les chaines de contamination dans les écoles, aucune donnée précise sur la proportion de personnels touchés par le covid n’est ni sera disponible, ni une comparaison avec l’incidence dans la population générale. Depuis des mois, le protocole sanitaire permet au ministère de se dédouaner de ses obligations en matière de protection des personnels. Mais désormais, l’administration ne prend même plus la peine de proposer un semblant de modification du protocole, annoncer dans les médias que la protection est renforcée suffit. La situation dans les écoles parait donc en totale contradiction avec les déclarations du ministre de la santé concernant l’évolution de la situation sanitaire, faisant craindre une mise en danger accrue des personnels, des élèves et de leurs familles.

Le SNUDI FO 35 dénonce l’irresponsabilité du ministère et continuera d’exiger :

- une protection effective des personnels par l’Etat employeur,
- la mise à disposition gratuite du matériel de protection pour tous les personnels et élèves,
- des tests systématiques de dépistage pour les personnels et élèves
- une identification et une prise en charge précise et immédiate des cas contacts, avec éviction scolaire effective
- la fermeture des classes et des écoles en cas de circulation active du virus,
- le suivi médical des personnels par la médecine de prévention, le recrutement de médecins du travail
- l’élargissement du régime d’ASA aux proches de personnes vulnérables

Réforme de la formation initiale et des masters MEEF : il faut dire non !

L'intersyndicale FO, FSU, CGT, SUD, SNALC, FAEN-SNCL appelle tous les collègues impliqués dans la formation des enseignantes et enseignants ainsi que des CPE, les étudiantes et étudiants, les stagiaires,  à se réunir par tous les moyens possibles et à transmettre leurs motions pour : 
-  refuser de se voir imposer des maquettes qui ne tiennent pas compte des impératifs de la formation en master (comme l’ont fait les personnels de l’INSPE de Paris) ;
-  exprimer leur refus que des étudiantes et étudiants en formation soient mis en responsabilité devant élèves ;
- demander le respect des contenus disciplinaires, didactiques et de recherche des masters ;
- demander pour les lauréates et lauréats des concours, fonctionnaires stagiaires ; 
- un temps de service qui ne dépasse pas le tiers-temps afin de construire une entrée progressive dans les métiers ;
-  demander l'abandon de l’oral d’entretien des concours tel qu'il est présenté : formatage mettant de côté les qualifications disciplinaires, pédagogiques et didactiques ;
-  se mettre en grève le 26 janvier dans le cadre du mouvement de toute l'éducation  nationale et exiger une toute autre réforme de la formation initiale.

Lire le communiqué intersyndical
Questions-réponses Réforme masters MEEF

Fichage au nom de la Sécurité publique, loi sécurité globale, stop à la dérive sécuritaire !

Trois décrets du 2 décembre 2020 (nos 2020-1510, 2020-1512 et 2020-1521) élargissent considérablement l’ampleur des fichiers Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique (GIPASP), Enquêtes administratives liées à la sécurité publique (EASP) et Prévention des atteintes à la sécurité publique (PASP), qui concernent les personnes "dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique ou à la sûreté de l’État".

Les éléments contenus dans ces décrets ne sont pas sans rappeler le fichier EDVIGE qui, en 2008, avait suscité une vive réaction de la population jusqu’à son retrait par le gouvernement. En 2020, par un tour de passe-passe, le gouvernement s’épargne la consultation de la CNIL sur une des parties les plus sensibles du texte, en ajoutant au dernier moment la mention "des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale". Outre cet aspect des textes déjà hautement contestable, ces décrets autorisent également le fichage de l’activité d’une personne sur les réseaux sociaux ou encore "des données de santé révélant une dangerosité particulière".

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SAF, SM, Solidaires, l’UNEF, ainsi que l’association GISTI ont attaqué devant le Conseil d’État ces décrets indignes d’un État de droit censé protéger, entre autres, la liberté d’opinion, d’association et les droits syndicaux. Le conseil d'Etat vient de rendre une décision de rejet. Le combat pour l'abrogation de ces décrets continue.

Ces décrets s'inscrivent dans un contexte sécuritaire, d'atteintes aux liberté fondamentales de plus en plus lourd, auquel participe Le projet de loi dite de "sécurité globale".

Dès ce samedi 16 janvier, le SNUDI FO 35, avec l'UD FO 35 appelle de nouveau  à manifester contre la Loi Sécurité Globale. Nous le ferons en participant à un bloc syndical (FO, CGT, FSU, Solidaires) pour rester sur le terrain qui est le nôtre. Nos revendications sont très claires : retrait total de la loi sécurité globale, abrogation des nouveaux textes qui permettent le fichage selon l'appartenance syndicale notamment. L'heure et le lieu de la manifestation sont encore en discussion aujourd'hui. Nous en saurons plus demain.

Lire les communiqués intersyndicaux

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Les vœux du SNUDI FO 35

Le SNUDI-FO 35 vous présente ses meilleurs vœux pour 2021, que cette année soit celle de la reconquête de nos droits et de la satisfaction des revendications.

Pour 2021, le SNUDI-FO d'Ille-et-Vilaine vous invite rejoindre le syndicat comme le font de plus en plus de collègues chaque année en adhérant ou en renouvelant votre adhésion dès ce début d’année, et contribuer ainsi à la construction de l'outil collectif de défense des intérêts matériels et moraux des personnels de  l'Education Nationale.

Se regrouper, s'organiser dans le SNUDI FO, pour résister, revendiquer, reconquérir :
-    l'abrogation de la loi Blanquer
-    la création des postes statutaires nécessaires pour abaisser réellement les effectifs dans toutes les classes, assurer tous les remplacements, permettre le rétablissement d'une véritable formation continue, sur temps de service, l'abandon du dispositif d'auto-formation en constellations
-    le recrutement massif de fonctionnaires stagiaires, à commencer par le recrutement immédiat des listes complémentaires, non à la précarisation du métier d’enseignant et aux recours aux contractuels, oui à l’ouverture immédiate des listes complémentaires à hauteur des besoins
-    le respect et la protection des personnels par l’institution
-    des mesures de protection sanitaires dans le cadre de la pandémie de Covid (matériel de protection adapté et en quantité suffisante, rétablissement d’une chaîne d’alerte : repérage des cas positifs, dépistage et isolation systématique des cas contacts)
-    l’abrogation du jour de carence, le suivi médical effectif de tous les personnels par une véritable médecine du travail avec recrutement de médecins en nombre suffisant
-    la titularisation des AESH sur des emplois statutaires de la fonction publique d’Etat
-    la création des moyens matériels et humains nécessaires permettant à tous les élèves de bénéficier d'une véritable scolarisation adaptée à leurs besoins, en classe dite ordinaire quand c'est possible, dans une structure spécialisée chaque fois que c'est nécessaire
-    l’arrêt de la destruction de l’enseignement spécialisé et sa reconstruction, l’ouverture de classes, de postes et de structures spécialisées adaptées, l’arrêt de l’inclusion scolaire systématique
-    la reconstitution des RASED
-    l'augmentation des décharges de direction pour tous les directeurs, revalorisation indiciaire pour tous les directeurs, abandon du projet de loi Rilhac
-    l'arrêt de la territorialisation de l’Éducation nationale et des tentatives de remise en cause du calendrier national et de diminution des congés scolaires. Rétablissement d’un rythme (norme) unique fixé par l’Etat, ne dépendant pas des élus locaux : 4 jours pour tous, sur 36 semaines (lundi, mardi, jeudi, vendredi) dans toutes les écoles 
-    l'augmentation de 20% de la valeur du point d’indice et attribution immédiate de 49 points d’indice net supplémentaires pour tous les personnels, soit 183€ net par mois
-    le retrait du PPCR qui a instauré le salaire au mérite, la promotion à la cote d’amour, introduit opacité et arbitraire dans le cadre de la gestion de nos carrières
-    le retrait de la loi de transformation de la Fonction Publique qui institutionnalise le recours aux contractuels, fait disparaitre les CHSCT et les CAPD, et qui, dans la droite ligne de PPCR ajoute de l’arbitraire à l’arbitraire dans la gestion de nos carrières (mouvement, promotions…)
-    l'abandon du projet de réforme de retraite à points
-    l'abrogation de la loi travail et le retrait des ordonnances Macron.

Les jours heureux sont devant nous !

Bonne année à toutes et tous, bon courage pour la reprise.

Réunions d'information syndicale

Situation sanitaire, formations en constellation, conditions de travail, salaires, retraites, direction, difficultés liées à l'inclusion…

Réunion d'information syndicale
Mardi 19 janvier à 16h45
Ecole maternelle Colombier à Rennes

Nous pouvons également tenir une RIS en fonction des besoins de chaque école, en respectant les mesures sanitaires ou en visio. N'hésitez pas à en discuter avec vos collègues et à nous contacter.

Chaque collègue peut participer à 9 heures d'information syndicale par année scolaire. Ces heures peuvent être déduites des heures annualisées (m@gistère, animations pédagogiques y compris celles décrétées "obligatoires" par l'IEN, concertation…) ou des heures de classe (3 heures maximum).
Vous trouverez la marche à suivre auprès de votre l'IEN pour participer ici : http://www.snudifo35.fr/2017/01/ris-information-syndicale.html

Se réunir, établir les cahiers de revendications

Dans plusieurs écoles du département, des collègues se réunissent et discutent de leurs conditions de travail, du manque de reconnaissance, voire simplement de l'attention la plus élémentaire de la part de l'institution. Ils établissent des cahiers de doléances, des cahiers de revendications.

Les raisons de revendiquer sont nombreuses : 
•    L'impact de la situation sanitaire sur les conditions de travail,
•    L'augmentation du temps de travail personnel (préparations, réunions, APC, multiplication des tâches administratives, gestion de la difficulté scolaire…),
•    Le climat scolaire tendu dans certaines écoles, l'exposition quasi quotidienne, anxiogène, à des violences de natures et d'origines diverses,
•    Le manque de moyens humains (aide administrative, vie scolaire…), les interventions de plus en plus réduites des RASED, quand il y en a,
•    La semaine de 4,5 jours là où elle encore en vigueur, et qui est très majoritairement décriée, notamment à Rennes.

Les collègues dénoncent, dans ce contexte, de plus en plus difficile, épuisant, le manque de soutien de la part de la hiérarchie, des modes de communication essentiellement injonctifs ou culpabilisants lorsque des difficultés sont signalées, notamment dans les relations avec les élèves, les municipalités ou les parents. Ils dénoncent également l'absence de médecine de prévention.

Pour le SNUDI FO, c'est la voie à suivre : il invite tous les personnels à se réunir, discuter, définir les revendications, les faire remonter. Le SNUDI FO est disponible pour répondre à toutes les sollicitations, déclarer les réunions d'information syndicale (ces heures peuvent être déduites, à raison de 9h par année scolaire des 108 heures hors APC).

Personnels vulnérables : une nouvelle fois, silence complet du ministère !

Certains collègues placés en ASA en raison de leur vulnérabilité face au covid se sont interrogés sur la possibilité de poursuivre leur isolement au retour des vacances. Nous constatons donc qu’une fois de plus, le ministère, les recteurs et les DASEN ont laissé ces personnels dans l’incertitude la plus totale.

En effet, dans un contexte de poursuite de la pandémie, aucune information n’a été communiquée par le ministère de l’Education nationale ou par celui de la Fonction publique concernant les ASA pour les personnels vulnérables alors que ces dispositions n’étaient pour l’instant prévues pour ne s’appliquer que jusqu’au 31 décembre 2020.

Cependant, les dispositions applicables pour la fonction publique et dans l’Education nationale renvoient à la loi du 25 avril 2020 permettant les mesures d’activité partielle pour les salariés du privé considérés comme vulnérables. Cette loi dont l’application n’était prévue que jusqu'au 31 décembre 2020 vient d’être modifiée pour être prolongée jusqu’à la fin de l’année 2021.

En l’absence, à cette heure, d’autres dispositions, les collègues concernés peuvent donc, sur la base du certificat médical qu’ils avaient adressé à l’administration, informer celle-ci qu’ils demandent leur maintien en télétravail ou ASA.

Circulaire applicable à la fonction publique du 10 novembre 2020 : https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/covid-19/Circulaire_DGAFP_agents_vulnerables.pdf

Article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000042726599/2021-01-01/

Non au fichage des Mineurs et Jeunes Majeurs Isolés Étrangers

Mardi 12 janvier 2021 à 12 heures
Rassemblement devant le Conseil Départemental 35

Préfecture de Beauregard à Rennes

Appel unitaire intersyndical départemental 35 des Collectivités Territoriales, de l'Action Sociale, de la Santé et de l’Éducation Nationale avec le soutien des unions départementales

Pour dire :
•    Non au fichage des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers, pratique infamante, discriminatoire, antirépublicaine que nous combattons !
•    Non au contrôle social de l'exil
•    Oui à la promotion sociale de la jeunesse

Pour exiger :
    L’abrogation des décrets sur le fichier AEM* (fichier d’Appui à l'Évaluation de la Minorité)  avec interdiction de son utilisation ;
    Le droit à l'accompagnement socio-éducatif des Mineurs Non Accompagnés (MNA) dans le cadre exclusif de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) sans conditions ;
    Le maintien et la sauvegarde de la scolarisation de tous les mineurs isolés étrangers et jeunes majeurs au sein du service public d’éducation ;
    Le droit d'accès à l'éducation spécialisée des MNA vulnérables et aux établissements de soins ;
    L'arrêt immédiat de toutes les OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français) et des reconduites à la frontière.

* L'État, par le décret du 30 janvier 2019, a mis en place un fichier national biométrique des mineurs non accompagnés dit fichier « d’Appui à l'Évaluation de la Minorité » (AEM), avec prise d'empreintes, de photos d'identité et de données à caractère personnel à l'usage des préfectures.

La prérogative de l'évaluation de la minorité relève non pas des préfectures, mais de décisions judiciaires incombant au juge des tutelles et au parquet des mineurs, saisis par les départements.

Une nouvelle dérive antidémocratique a été encore franchie avec le nouveau décret du 23 juin 2020 qui conditionne l'obtention de la contribution financière de l'État à la signature d'une Convention Conseil Départemental/Préfecture instituant l'utilisation systématique du fichier AEM.

Il s'agit là d'un sordide chantage financier de l'État pour modifier les choix des politiques d'accompagnement de l'ASE, qui sont pourtant des politiques relevant de la seule responsabilité des Conseils Départementaux et de l'application intégrale du Code de l'Action Sociale et des Familles.

Concrètement cela transformerait les travailleurs sociaux en agent de la préfecture, en exigeant d'eux qu'ils signalent à la préfecture les jeunes réfugiés afin de vérifier leur âge par des tests biométriques. Un tel postulat de suspicion de leur minorité fait courir aux jeunes concernés le risque d’une reconduite à la frontière à effet immédiat ou à l'occasion de leur majorité.

Tous les principes fondateurs républicains d'accès à la protection et à l'éducation se verraient foulés aux pieds.

Nos missions d'instruction et de protection de l'enfance seraient par là-même dévoyées, l'éthique professionnelle et la déontologie de l'Education nationale et du Travail Social seraient réduites à néant.

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Compte rendu de l’audience intersyndicale : vers une précarisation pérenne de l’emploi des professeurs des écoles ?

L’intersyndicale départementale SNUDI FO, SNUipp FSU, SE UNSA, CGT Educ’action, Sud Education a été reçu le jeudi 10 décembre par le DASEN à propos du recrutement de contractuels dans le premier degré. Ce sont 33 personnes, titulaires de master, ayant pour la plupart passer le concours qui ont été recrutées pour, selon le DASEN, faire face à la pénurie conjoncturelle de personnels, en lien avec la situation sanitaire.

Les syndicats, notamment le SNUDI FO, ont rappelé que rien n’indique, au contraire, qu’il ne s’agit pas de la part du ministre d’une volonté durable de précariser l’emploi dans l’Education Nationale. En attestent la baisse des postes au concours (- 1 000 en 2021) et l’absence d’anticipation de la situation de pénurie, pourtant parfaitement prévisible. Pour l’intersyndicale, c’est inacceptable : elle a rappelé au DASEN son exigence de recrutements statutaires, sur liste complémentaire, ou par ineat (aucun n’a été prononcé depuis l’été !).

Les syndicats ont également dénoncé les conditions d’affectation des personnes recrutées sur des contrats de trois mois (voir ci-dessus). Le DASEN assume ce choix. Le SNUDI FO lui demande de faire en sorte de ne pas renouveler, dans le cas de nouveaux recrutements, ou de nouvelle affectation, les désordres occasionnés par son choix dans les écoles le 7 décembre.

A l’issue de l’audience, nous avons la garantie, demandée par le SNUDI FO, que les contrats de trois mois ne seront pas interrompus. Qu’en cas d’interruption des remplacements commencés le 7 décembre, les personnes se verront attribuer immédiatement une nouvelle mission. L’intersyndicale demande que les contrats puissent être prolongés jusqu’à la fin de l’année scolaire, que les personnes ayant passé le concours soient immédiatement stagiairisés, que les autres puissent l’être à la rentrée 2021.

Lire le communiqué intersyndical

Après la garderie nationale, l'école buissonnière nationale
Le premier ministre affiche son mépris pour l'école et ses personnels

Suivant une recommandation du conseil scientifique, le premier ministre Jean Castex vient de déclarer que les élèves seraient autorisés à ne pas se rendre à l'école jeudi et vendredi.

Quel est l'intérêt sanitaire d'autoriser l'école buissonnière pour les deux jours précédant les vacances quand depuis des semaines les élèves sont accueillis dans des conditions sanitaires plus que douteuses, que le SNUDI FO n'a cessé de dénoncer ?

Les personnels ont été soumis à rude épreuve pour assumer leurs missions, garantir la continuité du service public, en particulier l'obligation scolaire, et en quelques mots au micro d'une radio privée, le premier ministre balaie le travail acharné, les souffrances des personnels de l'Education Nationale. Quelques mots qui résument toute la reconnaissance, la considération de ce gouvernement pour l'Ecole, ses valeurs et ceux qui les font vivre.

Comment s'étonner que l'hommage à Samuel Paty ait été réduit à une odieuse opération de communication du ministre Blanquer ? Comment s'étonner du Grenelle de l'Education, cette escroquerie qui entend échanger petite monnaie contre casse des statuts ?

Ainsi, encore une fois, on peut parler avec la plus grande légèreté de l'école, en faisant fi de la désorganisation, du surcroît de travail que ces propos irresponsables vont engendrer immanquablement. Une note va être adressée aux recteurs, paraît-il, peut-être y aura-t-il rétropédalage. Mais le mal le plus profond est fait, le message adressé, qui ne s'effacera pas de sitôt est limpide : parents, vous décidez, l'école importe peu, son obligation encore moins. D'ailleurs, qu'y fait-on, deux jours avant les vacances ?

Le SNUDI FO 35 s'adresse au Recteur et au DASEN pour dénoncer les propos irresponsables du premier ministre et exiger le respect de l'obligation scolaire pour tous les élèves.

Lire le courrier au recteur

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Recrutement de contractuels: audience intersyndicale auprès du DASEN

Le SNUDI FO 35 s’est adressé aux autres organisations du département pour obtenir une audience intersyndicale auprès du DASEN jeudi 10 décembre, qui sera suivie d’une conférence de presse. Nous y exigerons la création de tous les postes nécessaires, l'ouverture de la liste complémentaire pour les abonder et le recrutement sous statut de fonctionnaire stagiaire.

En l’espace d’une semaine l'administration a procédé au recrutement de 11 contractuels supplémentaires qui ont pris leurs fonctions en début de semaine, le plus souvent pour assurer un remplacement sur lequel un ou une brigade était déjà en place et sans que l’école ou le collègue n’en ait été informé au préalable. Ils ont dû prendre leur poste sans qu’aucun contrat de travail n’ait été signé, et sans qu’aucune information ou consigne de base ne leur ait été communiquée (école de rattachement, moyen par lequel ils seront contactés, marche à suivre s’ils n’ont pas de remplacement prévu, aucune attestation de l’employeur fournie pour se rendre sur leur lieu de travail…) Il va sans dire qu’aucune préparation ni accompagnement professionnel ne leur a été proposé. Dans les écoles, la tâche d’accueillir et d’aider ces nouveaux collègues va venir alourdir les missions des équipes et des directeurs, alors que pour les brigades devant céder leur place sans préavis, cette situation suscite de l’incompréhension, et parfois de la souffrance.

Cette gestion des ressources humaines place ainsi les contractuels dans des conditions très difficiles pour leur prise de poste. Le SNUDI-FO 35 soutiendra tous ces collègues pour faire respecter leurs droits et les invite à prendre contact avec nous.

Lire le communiqué intersyndical
Lire le communiqué du SNUDI-FO

Formation des enseignants et concours : réformer pour mieux exploiter étudiants MEEF et enseignants stagiaires

Il aura fallu attendre que se tienne le 1er décembre au ministère un « groupe de travail » réuni dans le cadre de l’ « agenda social », sur les étudiants contractuels de master MEEF, pour que soient confirmées toutes les analyses de la FNEC-FP FO et clarifiés les objectifs du ministère.

La réforme de la formation des enseignants et des concours a pour objectifs immédiats et principaux :

  •  l’utilisation, pour un coût défiant toute concurrence (inférieur au SMIC), des étudiants MEEF comme contractuels bouche-trous dans les établissements, leur acclimatation aussi à la condition de contractuel ; 
  •  l’économie d’environ 9000 postes ;
  •  des économies sur les postes et services en INSPÉ.

Et elle a pour conséquences :

  •  l’extinction progressive de l’emploi statutaire, avec  la mise en cause du caractère disciplinaire des concours, la déqualification des aspirants enseignants, la dislocation de la formation dans l’«adaptation » ;
  •  la disparition à terme des concours nationaux ;
  •  la mise en cause de la cohérence de la formation avant le concours, articulant recherche, enseignement disciplinaire, formation pédagogique ;
  •  la disparition de la formation professionnelle post-concours.

À tous points de vue, il est donc urgent d’arrêter cette réforme. FO appelle tous les collègues à se réunir, dans les écoles et les établissements, dans les INSPÉ, dans les universités, dans les jurys de concours,… pour prendre position nettement pour l’abandon de l’ensemble de la réforme.

Lire le communiqué de la FNEC-FP FO

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Réunions d'information syndicales

Situation sanitaire, formations en constellation, conditions de travail, salaires, retraites, direction, difficultés liées à l'inclusion…

Réunion d'information syndicale
mercredi 9 décembre 2020 à 14h30 en visio
Pour la rejoindre, suivre le lien : https://meet.jit.si/snudiris912

Nous pouvons également tenir une RIS en fonction des besoins de chaque école, en respectant les mesures sanitaires ou en visio. N'hésitez pas à en discuter avec vos collègues et à nous contacter.

Chaque collègue peut participer à 9 heures d'information syndicale par année scolaire. Ces heures peuvent être déduites des heures annualisées (m@gistère, animations pédagogiques y compris celles décrétées "obligatoires" par l'IEN, concertation…) ou des heures de classe (3 heures maximum).
Vous trouverez la marche à suivre auprès de votre l'IEN pour participer ici : http://www.snudifo35.fr/2017/01/ris-information-syndicale.html

Direction : le ministre reste sourd aux revendications

La semaine dernière, le ministère a convoqué un nouveau groupe de travail sur la direction d’école. Il poursuit sur sa lancée en prévoyant des moyens très insuffisants pour l’amélioration des décharges de direction, puisque les pistes retenues par le ministère ne concernent pas toutes les écoles et dans des volumes très insuffisants. Pas de surprise non plus concernant la revalorisation des directeurs et directrices : le gouvernement prévoit le versement d’une prime de 450 € bruts cette année (soit 37,5€ brut par mois) et envisage que les années suivantes son montant dépende de la taille de l’école.

Loin de répondre aux revendications des personnels en terme de conditions de travail et de rémunération, le ministre, dans sa grande mansuétude, ne prévoit qu’un peu de saupoudrage. En contrepartie, le projet de loi Rilhac entend toujours remettre en cause le fonctionnement des écoles :  la collégialité  ne serait plus qu’un lointain souvenir puisque les directeurs deviendraient décisionnaires, y compris sur le plan pédagogique. Le texte prévoit également de déléguer des compétences de l’autorité académique aux directeurs. Alors qu’ils croulent déjà sous des tâches innombrables, il s’agirait donc de charger un peu plus la barque, et de les soumettre encore davantage aux pressions de leur hiérarchie. Si le texte s’évertue à préciser que les directeurs ne seraient pas des supérieurs hiérarchiques, c’est pourtant bien ce qu’il prévoit dans les faits, à l’image des chefs d’établissement du second degré.

Le SNUDI FO maintient ses revendications :

- Abandon du projet de loi Rilhac !
- Augmentation des quotités de décharge pour toutes les écoles !
- Une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous les directeurs !
- Versement de la prime à tous les directeurs y compris ceux en poste en 2019-2020 !
- Une aide administrative statutaire dans toutes les écoles !
- Un allègement significatif des tâches, avec le respect du décret de 89 sur la direction d’école !
- Augmentation immédiate de 183€ net par mois pour tous les personnels de l’Education Nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers, et rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans !

Lire le communiqué du SNUDI FO

Recrutements de contractuels : FO exige des recrutements statutaires pour répondre aux besoins

Dans un courrier intersyndical, les organisations syndicales du département avaient dénoncé le recours à des contractuels par la DSDEN pour pallier le manque d'enseignants du départements. Le DASEN, après 3 semaines a apporté une réponse technique à ce courrier, précisant le nombre de personnes recrutées, les critères et les modalités de recrutement.

Pour le SNUDI FO, c'est une réponse inacceptable, scandaleuse. Alors que la situation sanitaire allait de toute évidence créer des conditions de rentrée très compliquées, ce qui s'est effectivement traduit dans les faits, le ministère s'est refusé à procéder aux recrutements nécessaires, sur liste complémentaire, permettant d'abaisser les effectifs dans toutes les classes, d'assurer les remplacements.

Le ministère, en autorisant les un nouveau plan de recrutement de contractuels, reconnaît que les écoles, les établissements scolaires manquent de personnels.

Mais, au lieu de créer des postes en urgence, au lieu de recruter tous les candidats aux concours inscrits sur  les  listes  complémentaires  et  réabonder  celles-ci,  le  ministre a fait  le  choix  d’avoir  recours  à  des contractuels  précaires  en  CDD. Pour le premier degré en Ille-et-Vilaine, cela se traduit par 70 possibilités de recrutement sur des contrats de 3 mois maximum.

Interpellé en CTSD, le DASEN a admis que certaines personnes recrutées font partie de la liste complémentaire et auraient donc dû l'être sous statut de fonctionnaire-stagiaire.

C'est ce qu'exige le SNUDI FO 35, qui a proposé à l'intersyndicale premier degré d'Ille-et-Vilaine de se réunir et d'organiser un rassemblement devant la DSDEN, avec demande d'audience au DASEN pour porter cette revendication.

Lire le communiqué de la FNEC FP FO

Interpro : Loi Sécurité globale, défense des libertés publiques et des revendications

5 000 manifestants ont exigé l'abandon total de la loi de sécurité globale dans les rues de Rennes samedi 28 novembre 2020, à l'appel du club de la presse, de la ligue des Droits de l'Homme, avec le soutien des unions départementales Force ouvrière et CGT, de l'Union Solidaires et de la FSU. 5 000 manifestants en défense des libertés publiques sans lesquelles la République n'existe pas.

Mardi 1er décembre, l'Union Départementale des syndicats Force Ouvrière d'Ille-et-Vilaine organisait un rassemblement interprofessionnel place de la République à 12H30 sur le thème "La République toujours, les revendications tout de suite !" Il s'agissait de lier revendications sociales (interdiction des licenciements, augmentation des salaires, pensions, minima sociaux, abandon des réformes de l'assurance chômage et de la "retraite des morts") et exigences démocratiques. Rassemblement rejoint par des AED en grève mobilisés une heure plus tôt devant la DSDEN, avec les organisations syndicales FO, CGT, SUD, FSU pour faire entendre leurs revendications (recrutements, rémunérations, conditions de travail, statut…).

Samedi 5 décembre, l'intersyndicale départementale FO, CGT, Solidaires, FSU appelle à un rassemblement à 11 heures, Esplanade Charles de Gaulle (selon les dernières informations, le lieu de rendez-vous initial ayant été interdit par la Préfecture), pour les emplois, les salaires et le progrès social (avec notamment l'exigence de l'abandon définitif des projets de réforme de l'assurance chômage et des retraites).

Communauté éducative, partenariats, usage du numérique… et les revendications ?

Dans deux courriers récents dans lesquels il associe les directrices et directeurs d'écoles aux personnels d'encadrement, leur attribuant ainsi le même niveau de responsabilité, le Recteur met en exergue l'usage du numérique, le développement des partenariats et l'engagement de toute la communauté éducative.

Que ce soit dans le cadre de l'organisation de la journée de la Laïcité, de l'élaboration des projets d'école, ou tout autre question, toutes les occasions sont bonnes désormais pour faire la promotion d'une école territorialisée, ouverte à tous vents, devenue simple partenaire d'associations de toutes natures, des élus, des parents d'élèves.

Fortement invités à se concerter avec ces "partenaires" sur ce qui constitue en principe leur domaine d'expertise, les enseignants devront-ils soumettre la moindre initiative pédagogique, le moindre projet aux avis plus ou moins informés des membres de la communauté éducative, au prétexte de "favoriser les collaborations" dans des "processus participatifs" qui assureront "une meilleure complémentarité des actions conduites" ?

Dans tous les cas, le numérique devient prioritaire ou obligatoire (pour ce qui concerne par exemple le projet d'école). Ce qui donne tout son sens à la prime annuelle de 150€ que le ministre envisage généreusement de nous octroyer en guise de revalorisation. C'est un des effets collatéraux de la crise sanitaire : l'administration pousse son avantage, l'usage du numérique permettant notamment (le Recteur s'en étant d'ailleurs félicité dans le cadre d'une audience intersyndicale au mois de juin dernier) de faire exploser les cadres horaires des obligations réglementaires de service.

Derrière l'emphase des deux courriers du Recteur, derrière les citations des grandes références intellectuelles et législatives fondatrices de la République laïque et de l'Ecole Républicaine, c'est la poursuite de la casse des cadres nationaux, des statuts des personnels qui est à l'œuvre.

Pour le SNUDI FO 35, la priorité, c'est la satisfaction des revendications des personnels : un plan massif de recrutement pour répondre aux besoins, une véritable revalorisation indiciaire, pour tous, la mise en œuvre de toutes les obligations de l'employeur en matière de protection des personnels.

La défense de la Laïcité, des valeurs de la république est au cœur de l'action quotidienne des personnels de l'Education Nationale, loin des opérations de communication institutionnelles. Il en est de même du lien avec les familles, avec les élus, les associations… Pour mener à bien leur mission républicaine, ils ont besoin de moyens matériels et humains, ils ont besoin de la considération, du soutien et de la protection de leur hiérarchie, en toutes circonstances.

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