Informations syndicales

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Covid-19 : une seule priorité, la protection des personnels !

Alors que depuis plus d'une semaine, des enseignants volontaires accueillent les enfants des personnels soignants, le ministère se refuse encore à assurer leur protection contre l'épidémie de coronavirus. Pire, la prote-parole du gouvernement se permet de déclarer que les enseignants ne travaillent pas !

Le SNUDI FO 35 appelle les personnels à se retirer de toute situation de danger pour leur santé en utilisant les registres de danger grave et imminent !

Le SNUDI FO 35 salue l'engagement des enseignants et les appelle à refuser les pressions, injonctions et exigences non réglementaires !

Dans tous les cas, contactez le syndicat.

Télécharger le tract du SNUDI FO 35

Lire le compte rendu de l'audience FNEC FP FO au ministère (25 mars)
Lire le communiqué du SNUDI FO national (25 mars)

Covid-19 : responsabilité et vigilance

Alors que nous entrons dans la deuxième semaine de confinement, des questions et des dysfonctionnement demeurent. La FNEC-FP FO n’a de cesse d’interpeler les autorités compétentes pour exiger des réponses adaptées et responsables (notamment en matière de respect des droits des personnels).

Si l’action syndicale a fini par payer concernant le jour de carence, beaucoup reste à faire concernant l’accueil des enfants des personnels soignants, la continuité pédagogique et administrative, la tenue des instances (CTSD, CAPD) :

- aucune pression ne doit être exercée sur les équipes pour que des enseignants soient physiquement présents dans les écoles, dérogeant ainsi aux consignes de confinement ;

- aucune pression ne doit être exercée sur les  enseignants concernant le télétravail : compte tenu des situations très diverses des personnels (conditions matérielles, situation de famille), chacun fait ce qu'il peut comme il peut ;

- la liberté pédagogique doit être respectée dans le cadre de la continuité pédagogique : l’administration n’a pas à imposer tel ou tel outil, telle ou telle organisation ;

- aucune pression ne doit être exercée sur les personnels afin de les obliger à être « volontaires »  pour accueillir les enfants des personnels soignants ;

- toutes les mesures doivent être prises pour garantir la sécurité des agents volontaires (masques, gants, gel hydroalcoolique, désinfection des locaux) ; dans le cas où un agent estime que sa santé est menacée par un danger grave et imminent (notamment en cas d’absence de mesures de protection ou de suspicion  de cas d'infection au covid-19), le SNUDI FO lui conseille d’exercer son droit de retrait ;

- un suivi médical des personnels à risque et des volontaires doit être mis en place ;

- les instances doivent rester des lieux où les représentants des personnels puissent être entendus afin de garantir le respect des droits des agents ;  il revient à l’administration soit de garantir cela, soit de reporter  la tenue de ces instances.

Par ailleurs, alors que le Parlement vient d’adopter dimanche 22 mars le projet de loi d’urgence sanitaire qui permet de déroger au droit du travail et habilite le gouvernement à décider à l’avenir d’autres mesures par simples ordonnances, il faudra que tous les organes qui font vivre la démocratie (parlement, syndicats, médias...) puissent continuer, librement, à exercer leur action : il ne faudrait pas qu’un virus balaie en quelques semaines ce que des siècles ont permis de bâtir. FO restera vigilant, en toute responsabilité, pour que, contre vents et virus, les droits et les statuts soient respectés.

* Lire le courrier intersyndical au ministre de l’Education nationale
* Lire le courrier de la FNEC-FP FO au ministre de l’Education nationale
* Lire le courrier au recteur de la FNEC-FP FO 35 suite  au CHSCTA du 17 mars
* Lire le compte-rendu du CHSCTM du 20 mars
* Lire le communiqué de la FNEC-FP FO relatif au télétravail
* Lire le communiqué FO-CGT-Solidaires-FSU-FA relatif au jour de carence
* Lire le communiqué de la FNEC-FP FO relatif aux mesures de carte scolaire
* Lire le communiqué de l’UD FO 35 relatif à la loi d’urgence sanitaire
* Lire la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19

Inclusion : NON à l’inclusion systématique, NON à la destruction de l’ASH !

Certes, l’actualité liée au Covid-19 prend actuellement le pas sur toutes les autres problématiques. Néanmoins, il y aura un après à cette crise et, malheureusement, il y a fort à parier que ne seront pas abandonnées les politiques d’austérité qui ont rendu exsangues les services publics. Peu de chances donc d’entendre le gouvernement annoncer qu’il renonce à la destruction de l’ASH et à l’inclusion systématique.

Continuez à vous inscrire au stage et à signer la pétition en ligne.

 

 

 

 

 


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COVID-19 : protégez-vous !

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Alors que l’épidémie s’étend en France, notre administration n’a toujours pas mis en place les mesures propres à garantir la sécurité et la santé de ses agents.
Les personnels sont invités à assurer la continuité pédagogique à distance, sans aucun respect pour la procédure légale liée au télétravail. Les enseignants sont sommés de mettre en place un service minimum d’accueil dans les écoles. Ils sont également invités à se porter volontaires pour accueillir les enfants de personnels soignants. Et tout cela sans qu’aucune mesure de protection efficace ne soit mise en place  (gants, masques…)

Aux questions des directeurs, les IEN répondent « service minimum », « continuité pédagogique et administrative » ou « gestes barrières » (concernant ceux-ci et la difficulté de leur mise en œuvre par des enfants de maternelle, ils répondent en « être conscients » et propose en conséquence… rien du tout!). Certains IEN vont même jusqu’à s’arc-bouter sur ces consignes irresponsables lorsque plusieurs cas de COVID 19 sont suspectés chez les enseignants d’une école !

C’est inadmissible :  le SNUDI FO 35,  la FNEC-FP FO 35 et FO ont interpellé le DASEN,  le recteur et le ministre sur ces questions. Et nous continuerons à le faire, sans relâche.

En attendant que des réponses satisfaisantes soient apportées (et ça risque de ne pas être très immédiat !), nous rappelons aux collègues que :

- le télétravail ne peut s’effectuer que sur la base du volontariat ;
- l’accueil à l’école des enfants de personnels soignants ne peut s’effectuer lui aussi que sur la base du volontariat ;
- lors que l’on est malade, on doit consulter le médecin et envoyer un arrêt de travail à son IEN ;
- lorsque l’on craint un danger grave et imminent (et dans la période actuelle, on a toutes les raisons de redouter de contracter, de façon imminente, le virus, qui peut être mortel, même chez des personnes jeunes et en bonne santé), il faut exercer son droit de retrait.

Prenez soin de vous :
faites respecter vos droits,
avec le SNUDI FO 35

Informations syndicales

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COVID-19 : plus que jamais, protéger la santé et les droits des personnels

Après l’allocution du Président de la République le 16 mars 2020, il ne peut plus y avoir de tergiversations locales, au gré des appréciations des DASEN, des IEN. Seule doit prévaloir la santé des personnels, et la gestion de la crise ne doit pas être un prétexte à la déréglementation et à la remise en cause des droits des personnels.

Aucune présence physique dans les écoles ne peut être imposée. Rappelons que l’accueil des enfants de soignants repose strictement sur le volontariat des personnels. Les collègues non volontaires n’ont pas à produire quelque justificatif que ce soit. Le SNUDI FO 35 appelle les personnels à rester chez eux.

Concernant l’accueil des enfants de personnels soignants, la nouvelle consigne du recteur est contradictoire avec les déclarations du Président de la République exigeant la limitation stricte des contacts. En effet, la dernière circulaire du recteur indique qu’il n’est pas nécessaire que les deux parents soient soignants pour que les enfants soient accueillis. C’est là une occasion de multiplier des contacts avec le virus qui est incompréhensible.

Le SNUDI FO 35 et la FNEC FP FO s’adressent au DASEN et au recteur pour que des consignes soient données pour que l’accueil soit réservé strictement aux enfants de personnels soignants ne disposant d’aucun autre mode de garde.

Le télétravail doit être privilégié ! C’est ce qui découle avec encore plus de force des déclarations du Président de la République. Le SNUDI FO 35 rappelle que le télétravail dans la fonction publique est réglementé (décret n°2016-151 du 11/02/16, arrêté du 3 avril 2018), et qu’il repose notamment sur le strict volontariat de l’agent. Aucune tâche relative à une quelconque continuité pédagogique ne peut donc être imposée.

Le SNUDI FO 35 exige également que ces mêmes mesures soient appliquées aux personnels mis à disposition des établissements du secteur médico- social.

En tout état de cause, le SNUDI FO 35 invite les personnels à l’alerter de toute pression, de toute situation dont ils estimeraient qu’elle constitue un danger pour leur santé. Il les invite à faire valoir alors leur droit de retrait, à l’aide du registre de danger grave et imminent, et à en informer immédiatement le syndicat.

Le CHSCT académique se tient ce mardi 17 mars en visio-conférence. Le CHSCT départemental extraordinaire a été annulé.

Lire le courrier du 17 mars 2020 adressé au DASEN

Inclusion : NON à l’inclusion systématique, NON à la destruction de l’ASH !

Le SNUDI FO dit oui à l’inclusion mais non à l’inclusion systématique qui :
    • depuis la loi de 2005, scolarise en milieu ordinaire des enfants handicapés qui ont besoin de soins adaptés dans des établissements spécialisés, ce qui entraine souffrance chez les enfants inclus, les autres élèves et les enseignants et AESH ;
    • détruit l’ASH, le nombre de places dans des classes ou établissements spécialisés ayant été drastiquement réduit au cours des dernières années, le gouvernement prévoyant d’amplifier cette casse.
Le véritable problème posé par l’inclusion systématique n’est pas le manque de formation des professeurs, l’insuffisance d'AESH correctement formées ou la mauvaise volonté des enseignants rechignant à adapter leurs pratiques, c’est l’inclusion systématique en elle-même qui nie les droits des enfants et des personnels.

STAGE de formation syndicale

 

 

 

 

 


 

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Pétition

* Télécharger la pétition au format papier
* Signer la pétition en ligne

Ecole Laïque 35 n°142

Compte tenu des mesures de confinement, le n°142 de l’Ecole Laïque 35, le bulletin du SNUDI FO 35, ne sera diffusé qu‘en version numérique, téléchargeable en lien suivant :


* Télécharger le n°142 d’Ecole Laïque 35

Dernières consignes du recteur

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Vous trouverez en lien suivant le dernier courrier du recteur relatif aux dispositions applicables aux écoles et établissements de l'académie à compter du 16 mars.

Pour le SNUDI FO 35, il ressort de ce courrier que toutes les réunions devant se tenir à distance et de manière dématérialisée, la présence lundi dans les écoles pour préparer la continuité pédagogique ne saurait en aucun cas être obligatoire.

De la même manière, il est clairement indiqué que l'accueil des personnels de santé ne peut être réalisé que par des agents volontaires.

Les dispositions relatives à la continuité pédagogique restent inchangées.

Le SNUDI FO 35 rappelle donc que toute modification importante des conditions de travail, impliquant notamment l'usage du numérique, impose une consultation préalable du CHSCT. Un CHSCT académique se tiendra mardi matin et un CHSCT départemental, vendredi. Aucun dispositif d'enseignement à distance ne saurait être mis en place avant la tenue de ces instances.

Par ailleurs, le télétravail dans la fonction publique est règlementé, et implique notamment le volontariat de l'agent, et la fourniture par l'administration du matériel nécessaire.

Au-delà, sur le fond, le SNUDI FO 35 conteste le principe même de continuité pédagogique que le ministère tente d'imposer : inégalitaire, puisque laissé à l'appréciation des familles. A quels élèves s'adressera réellement le dispositif ? Ceux qui en auraient potentiellement le plus besoin en bénéficieront-ils ? Quel est le sens d'un tel dispositif pour des élèves de maternelle ? Une fois mis en place, ne sera-t-il pas maintenu et généralisé une fois la crise passée, introduisant ainsi une nouvelle mission, et donc du travail supplémentaire ?

La continuité pédagogique n'entre aucunement dans les obligations de service des professeurs des écoles.

En conséquence, le SNUDI FO 35 appelle les enseignants du premier degré à ne pas mettre en place la continuité  pédagogique, véritable machine à déréglementer, au bénéfice d'une partie seulement des élèves, entraînant ainsi une rupture d'égalité inacceptable.

Il les invite à contacter immédiatement le syndicat en cas de pression de la hiérarchie ou de parents d'élèves.

Lire le communiqué de la FNEC-FP FO du 15 mars (18h22) : " La FNEC-FP FO invite les personnels à ne se rendre sur leur lieu de travail que sur la base du volontariat "

Coronavirus - fermeture des écoles et établissements scolaires aux élèves

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Pour le SNUDI FO 35, les priorités sont la santé
et les droits des personnels !

L’annonce par le président de la République de la fermeture, de toutes les crèches, écoles, collèges, lycées et universités, pour répondre selon lui à « la plus grave crise sanitaire que la France ait connue depuis un siècle », a finalement entraîné la plus grande confusion et aucune mesure n’a été mise en place pour protéger la santé des personnels.

Pire, dans un contexte où le premier ministre vient d’annoncer la fermeture des lieux recevant du public non indispensables et exhorte à généraliser le télétravail pour permettre à un maximum de personnes de rester à leur domicile, les enseignants sont sommés d’être présents dans les écoles dès lundi matin. (Il est même demandé aux directeurs d’organiser une permanence pour accueillir les familles ne disposant pas d’un accès internet dans le cadre de la continuité pédagogique.

Le SNUDI FO 35 appelle les personnels à exercer leur droit de retrait !

Le SNUDI FO 35 demande la fermeture réelle des écoles et établissements si la situation sanitaire le nécessite, ainsi que semblaient l’indiquer les propos du Président de la République : pas de demi-mesure, pas question d’exposer les  personnels.

Il appelle les personnels qui auraient un motif raisonnable de craindre un danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé à exercer leur droit de retrait (voir procédure d'alerte de danger grave et imminent et exercice du droit de retrait).

Il exige que les personnels AESH ne soient pas utilisés pour d’autres missions que celles figurant dans leurs contrats. En l’absence des élèves qu’ils accompagnent, l’administration n’a aucune raison d’exiger leur présence.

« 850 000 enseignants vont expérimenter l’enseignement à distance »

Alors que nulle part dans la communication de l’institution il n’est question de la protection de la santé des personnels, ceux-ci sont appelés, sauf dans les cas prévus par la réglementation (garde d’enfants de moins de 16 ans, personnels à risque, personnels régulièrement dispensés de service), à se rendre dans leur école ou leur établissement pour assurer la continuité pédagogique  et mettre en place un service d’enseignement à distance.

Ce dispositif, associé à celui de garde des enfants des personnels de santé, constitue une rupture d’égalité inacceptable, puisque laissé à l’appréciation des familles.

Il n’entre en aucune façon dans les obligations de service des enseignants.

De la même manière, leur organisation ne saurait relever des missions des directrices et directeurs d’école qui ne sont pas personnels d’encadrement.

Par ailleurs, les consignes du recteur concernant l’accueil des enfants des personnels de santé, leur encadrement et la mise en œuvre la continuité pédagogique « sur la base des prescriptions pédagogiques des enseignants de ces enfants », apparaissent tout bonnement inapplicables.

Le SNUDI FO 35 rappelle également que le télétravail (à domicile) dans la fonction publique est réglementé (décret n°2016-151 du 11/02/16, arrêté du 3 avril 2018) et repose notamment sur le volontariat de l’agent et la fourniture de matériel. Il rappelle également que toute modification majeure de l’organisation du travail que suppose la mise en place de la continuité pédagogique doit faire l’objet d’une consultation préalable du CHSCT.

Deux CHSCT extraordinaires vont se tenir :

     CHSCT académique mardi 17 mars au rectorat
    
CHSCT départemental vendredi 20 mars à la DSDEN

Le SNUDI FO 35 appelle donc dans l’immédiat les personnels à ne mettre en place aucune mesure d’enseignement à distance sous quelque forme que ce soit.

Pour le SNUDI FO 35, cette déréglementation mise en œuvre à la faveur de la crise sanitaire risque, la crise du coronavirus passée, d’être maintenue et appliquée dans une multitude de situations. N’est-ce pas une mission, et donc du temps de travail supplémentaires, que le ministère tente d’imposer aux personnels ?

Le SNUDI FO 35 n’accepte pas les déclarations du ministre : « En cas de situation exceptionnelle, les textes réglementaires passent au 2nd plan ! »

Le SNUDI FO 35 condamnera toute tentative d’utiliser la crise sanitaire pour accélérer la déréglementation, remettre en cause les statuts et les libertés fondamentales. La priorité doit être de garantir la santé,  la sécurité et les droits des personnels.

 

Le virus n’arrêtera pas les revendications !

 

Télécharger ce communiqué en pdf
Lire le communiqué de la FNEC FP FO du 14 mars 2020
Lire la lettre de la FNEC FP FO au ministre
suite à l'intervention de celui-ci sur France info dimanche 15 mars 2020
Lire le communiqué de presse intersyndical 15 mars 2020
Lire le courrier de la FNEC-FP FO 35 adressé au Recteur de l'académie le 15 mars 2020

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