Informations syndicales
PAS : fin des missions des coordonnateurs PIAL !
Les coordonnateurs de PIAL ont été informés que leur mission prenait fin à la rentrée de septembre 2026 dans un simple courrier en date du 9 avril. Cette décision a été prise par la rectrice dans le cadre de la mise en place progressive des pôles d’appui à la scolarité (PAS) dans notre académie. Pour rappel, 10 PAS supplémentaires seront implantés en Ille-et-Vilaine à la rentrée prochaine contribuant à la fermeture d’autant de classes lors des opérations de carte scolaire.
Nonobstant notre revendication d’abandon des PIAL et des PAS, nous dénonçons la décision soudaine de la rectrice de mettre fin aux missions des coordonnateurs PIAL. Le SNUDI-FO 35 considère que cette manière de faire est pour le moins cavalière à quelques semaines de la fin d'année scolaire pour les collègues concernés.
Par ailleurs, il a été décidé de maintenir la décharge liée à cette mission pour les collègues. Nous y voyons ici une manière d’acheter la paix sociale auprès de personnels qui pour certains sont impliqués depuis 5 ans dans cette mission complexe étant donné la pénurie de personnels AESH pour couvrir toutes les notifications de la MDPH.
Le travail de coordination (affectation des AESH, gestion des emplois du temps, formation des AESH) au sein du PAS serait attribué à un AESH référent. Confier des missions d’encadrement à des AESH référents qui jusqu'alors exerçaient des missions de conseil semble problématique sur le plan juridique de notre point de vue. Le contrat et la fiche de poste de l'AESH référent devraient être modifiés en conséquence. Cette modification pourrait ainsi entraîner le licenciement de collègues qui ne souhaiteraient pas se voir confier de telles missions.
Cette décision de la rectrice qui vise à remplacer un cadre A de la fonction publique par un AESH payé sous le seuil de pauvreté démontre que l'école inclusive est avant tout une politique économique, fondée sur le coût que représente un élève porteur de handicap. Seul FO a défendu cette vision depuis l’instauration de la loi Montchamp de 2005 ; force est de constater que ce nouvel « épisode » en est une nouvelle preuve.
Le SNUDI-FO 35 revendique :
- L’abandon des PIAL et des PAS ;
- Le recrutement d’enseignants spécialisés et d’AESH à hauteur des besoins ;
- L’ouverture de places dans les structures médico-sociales à hauteur des besoins ;
- Le respect des droits ouverts par la MDPH aux élèves en situation de handicap.
Carte scolaire :
Non à l’expérimentation Geffray !
Le ministre de l’Education nationale annonce mettre en place « une expérimentation inédite de construction de la carte scolaire dans 18 départements*.» Dans l’académie, cela concerne les départements des Côtes d’Armor et du Finistère.
Cette information est publiée alors que personnels, parents d’élèves et élus locaux continuent de s’opposer aux fermetures de classes et aux pertes d’heures - conséquence des 4 000 suppressions de postes du budget Macron-Lecornu – par des manifestations, blocages d’école, grèves, pétitions… Ces suppressions de postes permettent notamment au gouvernement d’augmenter le budget militaire, une rallonge de 36 milliards étant encore prévue par la loi de programmation militaire qui sera examinée la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale.
Cette annonce fait suite au premier atelier « prospectif » concernant la « baisse démographique et l’anticipation des évolutions de l'offre scolaire » duquel la FNEC FP-FO a refusé de participer et dont elle a proposé le boycott aux autres organisations syndicales.
Pour FO, baisse démographique ou pas, l’urgence est de baisser significativement les effectifs par classe et de créer les milliers de postes qui font défaut aujourd’hui !
Le communiqué de presse du ministère précise : « L'expérimentation repose sur un changement de méthode. À partir d'une projection démographique pluriannuelle, les acteurs de ces territoires travailleront ensemble leur carte scolaire au regard de différents critères, notamment les effectifs attendus et les contraintes de transport propres à chacun. C'est à partir de ce travail que sera ensuite déduit un schéma d'emploi cohérent, qui sera présenté en loi de finances.»
* Lire le communiqué intégral de la FNEC FP-FO
Le décret de territorialisation des décharges de direction rejeté !
Par un communiqué du 15 janvier 2026, le SNUDI-FO avait alerté les personnels sur la volonté du ministre Geffray de modifier le décret n°2022-541 du 13 avril 2022 fixant le régime des décharges de service des directeurs d'école.
L’objectif de cette modification était de permettre une majoration des décharges de service de direction à la demande des mairies ou collectivités territoriales concernées, sous prétexte de « conditions d'exercice spécifiques au sein des écoles résultant de l’organisation particulière de la ou des collectivités territoriales en charge des écoles publiques établies sur leur territoire. »
Pour financer cette augmentation des décharges, le ministère imposait une prise en charge par les communes ou collectivités territoriales au travers d’« une convention » conclue entre ces dernières et l’État qui fixait « les modalités de la compensation financière versée par elles à l’Etat. »
Pour le SNUDI-FO, sous prétexte de répondre à la problématique spécifique des écoles parisiennes qui bénéficient d’une décharge complète, ce décret, en laissant la possibilité aux élus locaux de financer des décharges de direction supplémentaires en échange de nouvelles tâches imposées aux directrices et directeurs, était un pas supplémentaire franchi dans la territorialisation de l’Ecole publique ! […]
Le SNUDI-FO se félicite du rejet du projet de décret ministériel et exige du ministre qu’il ne propose aucun autre texte allant dans le sens de la territorialisation de l’Ecole publique.
Le SNUDI-FO revendique :
- L’amélioration nationale des seuils de décharge de direction sans aucune contrepartie ! Pas une école sans décharge hebdomadaire !
- Le maintien de tous les régimes départementaux de décharges de direction dérogatoires qui seraient plus favorables que les seuils nationaux !
- L’arrêt de la territorialisation de l’Ecole publique !
- L’abrogation de la loi Rilhac et de ses textes d’application !
* Lire le communiqué intégral du SNUDI-FO
Réunion d’information syndicale
Le SNUDI-FO 35 organise une RIS
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Mercredi 27 mai à 9h00
à l'UD FO 35 à Rennes
(5 min à pied métro Ste Anne)
À l’ordre du jour :
• Actualités : carte scolaire, inclusion scolaire et mise en place des PAS, rythmes scolaires, direction d’école…
• Situations dans les écoles : remplacement, manque de personnels AESH, difficultés liées à l’inclusion systématique, …
• Défense de nos droits et obligations de service : 108 heures annualisées, formations et animations pédagogiques, évaluations nationales du CP au CM2, évaluations d’école.
Un droit syndical à utiliser sans retenue ! Chaque enseignant peut participer à des RIS sur le temps de travail, à raison de 3 réunions par année scolaire (soit 9h dans l’année). Ci-dessous un courrier à envoyer à l’IEN (jusqu’au jour de la RIS pour une RIS sur temps de classe).
3h des 9h de RIS peuvent être prises sur votre temps de classe (le mercredi matin pour tous les collègues à 5 jours).
