Informations syndicales

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Canicule : FO interpelle le Préfet et le DASEN

Depuis mardi 26 mai 2026, l'Ille-et-Vilaine est placée en vigilance orange chaleur/canicule avec des températures pouvant atteindre les 35°c dans le département.

Dans ces conditions, la FNEC-FP FO 35 a saisi le préfet.

Nous n’avons aucune réponse à notre courrier ni de la préfecture, ni du rectorat, ni de la DSDEN.

Voici le seul message envoyé aux écoles et établissements du cabinet de Monsieur le DASEN : "En plus des bons gestes à adopter, comme boire régulièrement, ne pas s’exposer au soleil, adapter son alimentation, etc., il est rappelé l’importance d’être également attentif aux signes d’un coup de chaleur : grande faiblesse, fatigue, étourdissements, vertiges, nausées, crampes, température, maux de tête. Il faut alors agir rapidement, et appeler les secours médicalisés (SAMU 15). Un regard attentif de chacun doit être porté dans le cadre des sorties scolaires et des cours d’éducation physique."

Lorsque nous demandons, dans notre alerte envoyée mardi 26 mai, de suspendre a minima les cours l'après-midi, la seule réponse de la DSDEN serait-elle de boire de l'eau et de contacter le SAMU en cas d'urgence ? 
Attend-on que le pire n'arrive (avec l'appel du SAMU) ? Ou bien travaille-t-on à une réelle prévention des risques ?

Nous le répétons ici : Les épisodes caniculaires vont se multiplier. Il est urgent de prendre la pleine mesure de cette situation. En dehors d’un groupe de travail organisé à la DSDEN 35 courant 2024, les personnels demeurent une nouvelle fois livrés à eux-mêmes dans des établissements parfois devenus impropres à l’accueil du
public.

Voici quelques retours que nous avons depuis deux jours par les personnels travaillant sur le terrain dans les écoles : malaise d'enseignant, classes avec des températures oscillant entre 28° et 35°C, salle de sieste à 33°C. Les signalements déposés sur le registre SST (21 fiches à l'heure où nous écrivons) se sont multipliés et nous constatons que les collègues se sentent abandonnés, et qu'ils travaillent dans des conditions inacceptables.

Le SNUDI-FO 35 conseille à toutes les écoles confrontées à des températures « insupportables » à :

– signaler toute situation dangereuse à l’IEN, à la mairie, au DASEN et aux représentants FO en F3SCT ;
– compléter une fiche RSST avec relevés précis des températures des classes, en précisant copie à FO ; en fonction de la situation, voir avec le syndicat pour un signalement danger grave et imminent ;
– mesurer la température au milieu de la salle, à au moins 50 cm du sol, et noter heure, lieu et date ;
– informer les parents de la situation ;
– demander des mesures immédiates : eau fraîche, ventilation, climatiseurs mobiles, locaux adaptés ou fermeture de l’école si nécessaire…
– envisager un signalement de danger grave et imminent, voire un droit de retrait si aucune mesure urgente n’est prise.

Le bon réflexe : contacter le syndicat !

Le SNUDI-FO 35 rappelle que l’employeur a l’obligation de protéger la santé et la sécurité des personnels et des élèves. Le directeur académique doit, comme représentant de l’employeur dans le département, respecter et faire respecter les parties du Code du travail qui s’appliquent aux fonctionnaires. Il doit rappeler aux maires leurs obligations en matière de chauffage, aération ou climatisation convenable.

Un statut et de nouvelles missions pour 20 % des AESH ?

Un groupe de travail « AESH » s’est réuni le mercredi 20 mai 2026. Il avait pour objet de rendre compte d’un rapport conjoint de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche et de l’inspection générale des affaires sociales sur le « rôle et missions des AESH ».

Remettre en cause l’aide individualisée et réduire le nombre d’AESH

Concernant les AESH, hormis quelques vœux pieux (revalorisation de la grille des AESH, privilégier les affectations à l’année…), les préconisations du rapport sont plus qu’inquiétantes :

- Il faut « privilégier une approche portée sur l’adaptation collective de la classe plutôt que sur l’aide individualisée »
- "Le dispositif des AESH incarne le modèle de l’accompagnement humain précaire" [à qui la faute !]
- "L’effet écran [c’est-à-dire la présence d’une AESH en aide individualisée] constitue un frein au développement des apprentissages"
- Il faut "clarifier le décompte des heures connexes en veillant au suivi de leur utilisation pour la formation" [les AESH sont trop payées… Elles peuvent bien effectuer des formations sur leur temps hors classe !]
- Il faut valoriser et sécuriser la fonction d’AESH référente.

Un « statut » pour 20 % des AESH qui deviendraient « assistantes d’accessibilité »

Concernant le Statut, le rapport écarte d’un revers de main la « fonctionnarisation générale » et indique : « sans polyvalence ou extension du temps de service (sur le périscolaire ou l’extra-scolaire), l’AESH dans sa fonction d’accompagnant ne peut exercer à temps complet. »

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Retrait du nouveau « référentiel métier des directrices et directeurs d’école » !

Le ministère a publié jeudi 21 mai son nouveau « référentiel métier des directrices et directeurs d’école » dans le cadre de la loi Rilhac et du décret du 14 août 2023 relatif aux directeurs d’école. Il servira de nouveau cadre de référence pour la formation, l’accompagnement et l’évaluation des directrices et directeurs d’école.

Une école territorialisée, des personnels sous la pression
des évaluations nationales et des évaluations d’école

Le ministre maintient et accentue le cap de la territorialisation de l’École publique en contraignant la directrice ou le directeur à veiller « à mettre en œuvre un pilotage des politiques publiques en lien étroit avec les collectivités au service de la scolarisation » et « au développement des parcours éducatifs en lien avec les dispositifs propres au territoire afin de garantir la cohérence des actions auprès des enfants tout en respectant les compétences de chacun. »

Le référentiel précise même que « le directeur conduit le projet d’école, élaboré avec les représentants de la communauté éducative. »

C’est dans ce cadre territorialisé que ce projet d’école subit le joug des évaluations diverses et variées que le ministère impose pour en faire des instruments centraux de contrôle du travail des personnels en remettant en cause la liberté pédagogique : « Le projet d’école est ajusté aux besoins des élèves objectivés par un travail commun fondé sur l’analyse des principaux résultats de l’école aux évaluations nationales, l’ensemble des évaluations menées par l’équipe pédagogique et sur les préconisations l’évaluation de l’école. »

Un référentiel qui confirme la caporalisation de la fonction
de directrice ou directeur d’école

Le référentiel se situe dans le cadre de la loi Rilhac en cherchant à instaurer une caporalisation de la fonction de directrice ou de directeur d’école. On peut lire en effet dans le référentiel que « dans le respect des obligations de service, le conseil des maîtres se réunit autant que de besoin, chaque fois que la directrice ou le directeur le juge utile » ou que « le conseil de cycle se réunit autant que de besoin. »

Les obligations de service des enseignants du premier degré ne permettent justement pas que les conseils des maîtres ou de cycle se réunissent autant que de besoin. Le décret 2017-444 du 29 mars 2017 prévoit en effet « quarante-huit heures consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l'élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés »

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Mouvement intradépartemental 2026

Les résultats du mouvement seront publiés mercredi 3 juin prochain.

Nous vous invitons à nous communiquer votre résultat par mail
(snudifo35@orange.fr), que vous ayez ou non obtenu satisfaction.

Nous vous rappelons que la loi de Transformation de la Fonction publique (dite loi Dussopt), entérine, entre autres, la suppression des CAPD dédiées au mouvement…

L’opposition unanime des fédérations de fonctionnaires est suffisamment rare pour être soulignée. Aussi, les opérations de mouvement intra départemental se déroulent désormais dans l’opacité la plus totale. Les organisations syndicales représentatives ne disposent plus des tableaux préparatoires aux opérations de mouvement (classement, barème, vœux formulés…), ni des résultats pour pouvoir exercer un contrôle des opérations et en vérifier la transparence.

Pour autant, les élus du SNUDI-FO 35 seront disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous aider à formuler un recours.

En effet, vous êtes en droit de formuler un recours si :

•  Vous n’avez obtenu aucun de vos vœux,
•  Vous êtes affecté sur un vœu non souhaité à titre provisoire,
•  Vous estimez que vous avez été victime d’une erreur de barème non
corrigée,
•  Vous constatez qu’un de vos vœux a été attribué à un barème inférieur
au vôtre…

Si vous avez obtenu un poste à titre définitif sur un vœu (surtout s’il s’agit d’un vœu groupe) qui ne vous satisfait pas, contactez-nous rapidement.

ATTENTION : le recours est à adresser au directeur académique par voie hiérarchique (via votre IEN).

Comment faire un recours, comment le SNUDI-FO peut-il vous aider ?

– Dès que vous avez reçu votre résultat, contactez-nous. Nous pourrons vous expliquer comment faire, quels arguments mettre en avant…
– Lors de la rédaction de votre recours, mandatez le SNUDI-FO 35 afin que nous puissions le défendre lors de réunions bilatérales avec la DSDEN.
– Envoyez-nous systématiquement votre projet de recours pour relecture.

Le syndicat sera présent pour vous aider,
pour défendre vos demandes.