Élections professionnelles : FO représentatif

Publié le par SNUDI-FO 35

Le combat pour les revendications continue !


Dans l'académie de Rennes, dans 3 départements sur 4 de l'académie (22, 29, 35), et nationalement, Force Ouvrière a atteint son objectif de gagner sa représentativité, dans le cadre des nouvelles règles issues des accords de Bercy que FO, contrairement aux autres organisations syndicales, n'avait pas signés. Presque partout, les listes Force ouvrière enregistrent une progression importante.

C'est donc dans des conditions extrêmement difficiles que cette victoire a été remportée.

Il y avait 21133 électeurs en 2008, il n'y en avait que 13699 hier, soit une baisse de 7434 votants (-54%). La participation est passée de 65% à 40% Cette baisse importante du nombre de votants est un effet du vote électronique. Elle induit une perte de représentativité de l'ensemble des syndicats. Nous l'avons dit dans notre déclaration à l'ouverture du dépouillement : le gouvernement et les organisations syndicales signataires des accords de Bercy portent l'entière responsabilité de ce résultat.

Les problèmes divers, nombreux et importants que nous avons rencontrés sont liés à ce mode de scrutin. Nous avons revendiqué le retour à un scrutin à l'urne avec dépouillement le jour même.

Au plan académique, avec 1591 voix (11.61 %) et 1 siège, FO devient la troisième organisation syndicale représentative de l'Académie, derrière la FSU et le SGEN CFDT, et devant l'UNSA.

Nationalement, avec plus de 10 % des voix, et une progression de 3 %, FO devient la 3ème organisation syndicale dans l'Éducation Nationale, la première organisation confédérée.

A la CAPD d'Ille et Vilaine, avec 173 voix, le SNUDI FO 35 résiste bien à la forte abstention, progresse en pourcentage de presque 3 points (pour atteindre environ 12,15 %), talonne la CFDT (184 voix) et repasse largement devant Sud (129 voix).

Le SNUDI FO remercie tous les collègues qui lui ont accordé leur confiance en votant pour lui. Il remercie également tous les adhérents et sympathisants qui se sont fortement mobilisés pour obtenir ce résultat.

Mais le SNUDI FO est un syndicat indépendant, pas une machine électorale. Le syndicat, ce sont ses adhérents. Le défi de la représentativité, Force Ouvrière ne l'a relevé que pour pouvoir continuer à revendiquer, négocier, agir pour obtenir satisfaction. Force Ouvrière appelle donc tous les collègues qui veulent continuer à se battre pour les revendications, pour les statuts, pour une protection sociale égalitaire et solidaire à adhérer aux syndicats de la FNEC FP FO.

Documents à télécharger :

ASH - Entre démagogie et austérité budgétaire

Publié le par SNUDI-FO 35

La scolarisation des handicapés dans l'impasse !

Les exemples abondent d'élèves, dont la MDPH a reconnu le handicap, qui ne peuvent, faute de moyens, bénéficier de l'aide dont ils ont besoin.

Ici, ce sont des élèves pour lesquels la MDPH a notifié une orientation en ULIS ou en IME, mais qui faute de place sont inscrits en classe ordinaire de collège. Lorsqu'une ULIS existe dans l'établissement, c'est bien souvent dans cette structure qu'ils sont scolarisés, en surnombre.

Ailleurs, c'est un élève scolarisé partiellement dans l'école de son secteur, avec un accompagnement par une AVS. La nature des contrats de ces salariés conduit, lorsqu'ils sont absents, à ce qu'ils ne soient pas remplacés. Le choix ne comporte alors que deux alternatives, toutes deux inacceptables : la déscolarisation temporaire de l'élève, ou son accueil, dans des conditions extrêmement difficiles. Dans les deux cas, le service public n'accomplit pas sa mission.

Et personne ne veut assumer la responsabilité du désastre: les différents acteurs de la scolarisation des handicapés (Éducation Nationale, associations gestionnaires des établissements spécialisés, ARS, MDPH) se renvoient la patate chaude, chacun accusant les autres de "ne pas jouer le jeu".

Les victimes de ce jeu de massacre, ce sont bien évidemment les élèves et leurs familles, ainsi que les enseignants, directement confrontés aux difficultés d'intégrer les enfants handicapés dans leurs classes, à la détresse, parfois agressive, des parents.

Enfin, personne, à part le SNUDI FO, ne semble vouloir dénoncer la loi du 11 février 2005, pompeusement intitulée loi pour l'égalité des chances, qui loin d'avoir donné de nouveaux droits aux handicapés, n'a servi qu'à démanteler méthodiquement l'enseignement spécialisé.

Face à cette situation de plus en plus intolérable, le SNUDI FO exige :

  • la mise en œuvre des notifications de la MDPH,
  • la création de tous les postes d'enseignants spécialisés,
  • le recrutements d'AVS,
  • le rétablissement d'une véritable formation spécialisée, dans toutes les options du CAPA-SH ou du 2 CA-SH (équivalent du CAPA-SH pour les enseignants du second degré),
  • l'ouverture de toutes les classes et structures spécialisées nécessaires.

Evaluations d'écoles

Publié le par SNUDI-FO 35

En imposant aux écoles de s'inscrire dans une démarche contractuelle, en donnant aux directeurs d'écoles le rôle de directeur pédagogique, l'inspecteur d'Académie applique la 4ème préconisation du rapport Reiss (rapport parlementaire qui, rappelons-le, visait à l'instauration d'établissements publics du primaire, E2P, énième version des EPEP), préconisation intitulée : " S'appuyer sur des leaders pédagogiques, les directeurs d'écoles ".

Pour le SNUDI FO, ce programme est une atteinte au statut, au cadre national de l'école publique. L'évaluation d'école n'est pas statutaire, nul ne saurait l'imposer aux enseignants.

Le SNUDI FO a demandé à l'IA de présenté son programme à la CAPD d'Ille et Vilaine. Il rappellera ses positions :
  • Abandon de la notion d'évaluation d'école.
  • Toute démarche d'analyse globale d'une école ne saurait être menée que sur la base du strict volontariat des enseignants.
  • L'inspection individuelle doit rester distincte de cette démarche.
  • Les documents élaborés ne sauraient être versés au dossier professionnel des enseignants, contrairement à ce que prévoit l'IA. Ces documents doivent rester de simples outils de travail et en aucun cas constituer des contrats d'objectifs.
  • Respect de la liberté pédagogique.
  • Le directeur ne saurait avoir la responsabilité de la mise en œuvre d'un quelconque protocole, d'une pédagogie officielle.