Informations syndicales

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Urgence sociale : grève reconductible pour les statuts, les salaires, les conditions de travail

   - Projet de création des EPEP qui instaure le directeur comme supérieur hiérarchique, programme des fermetures de classes et d'écoles (60 % des écoles disparaitraient) et prévoie le recours généralisé aux contractuels ;

   - conditions de travail qui ne cessent de se dégrader du fait du manque de postes, de l'inclusion à tout prix d'élèves dont les besoins particuliers ne peuvent pas être pris en compte de façon satisfaisante dans les classes ordinaires et des demandes indéfiniment croissantes de la hiérarchie en terme de PPRE, de sorties, de remplacement, d'évaluation... ;

   - salaires continuellement en baisse du fait de la hausse des prélèvements (CSG, retenue pour pension), du gel du point d'indice et de l'instauration du jour de carence (que le projet de loi de finances 2019 entend même faire passer à 3 jours).

STOP ! Il y a urgence à dire non et à revendiquer
pour défendre nos statuts, nos salaires et nos conditions de travail
Tous en grève à partir du vendredi 14 décembre !

Rassemblement 11 heures,
place de la République

Lire l'appel à la grève du SNUDI-FO 35
Lire le communiqué du SNUDI-FO sur la création des EPEP
Lire l'article relatif au jour de carence  du projet de loi de finances pour 2019

Évaluations nationales CP/CE1 : les enseignants ne sont pas tenus d'analyser les résultats

Les enseignants de cycle 2 et de GS sont actuellement mis en demeure de se réunir pour analyser les résultats des élèves aux évaluations de CP et CE1, concevoir des actions pour accompagner les élèves en difficulté et faire éventuellement évoluer leurs pratiques, le tout devant être remonté à leur IEN.

Le SNUDI FO 35, dans le cadre d'une action intersyndicale, a dénoncé à la fois le contenu et les modalités de mise en œuvre des évaluations nationales de CP et CE1, et s'oppose à la remontée obligatoire des résultats, considérant avec l'intersyndicale SNUipp, CGT, SUD, que "les évaluations CP-CE1, telles qu’elles sont conçues, ne sont pas une aide aux apprentissages des élèves et à la conception de l’enseignement."

Le SNUDI-FO 35 appelle donc les collègues à ne pas répondre aux demandes de la hiérarchie concernant l’analyse des évaluations CP/CE1 et à contacter le syndicat en cas de pression de la part de leur IEN.

Absences non remplacées des référents MDPH : inacceptable

Plusieurs enseignants référents à la scolarisation des élèves en situation de handicap sont actuellement absents et non remplacés. Face à cette situation intenable, le SNUDI-FO a demandé audience au DASEN.

Au cours de celle-ci, le DASEN a reconnu que la situation était problématique mais qu’il n’avait aucun moyen de procéder au remplacement des référents MDPH, la seule solution évoquée étant le recours à l’IEN en cas de situation particulièrement délicate. Les référents MDPH croulant sous les dossiers, il est par ailleurs inenvisageable de redistribuer les dossiers des collègues absents.

Référents MDPH débordés, administration qui peine à les recruter (seuls 3 des 5 postes ouverts à la rentrée 2019 ont été pourvus) et se voit dans l’incapacité de pallier leurs absences, collègues faisant face à des inclusions d’élèves à besoin éducatif particuliers ingérables, il serait temps que la hiérarchie fasse le constat de l’échec du tout inclusif.

Élections professionnelles : une représentativité confirmée

Les résultats aux élections professionnelles 2018 confirment la place de Force Ouvrière, qui reste la troisième organisation avec 18% des voix sur l'ensemble des 3 versants. Elle devient la deuxième organisation, devant la CFDT dans la Fonction Publique hospitalière, confirme sa première place dans la Fonction Publique de l'Etat.

Dans l’Éducation Nationale, les listes FORCE OUVRIÈRE sont en progression au CTM (+ 3700 voix) : la FNEC FP-FO renforce ainsi son second siège.

Les résultats à la CAPN des Professeurs des Écoles et des instituteurs s’inscrivent dans cette progression. Ils confirment la 3e place du SNUDI-FO à la CAPN avec une progression de 3 points, soit +3696 voix par rapport au scrutin de 2014.

Au plan local,  avec 1789 voix (soit 11,87% des suffrages exprimés) au Comité Technique Académique (CTA), et 1 siège, la FNEC FP FO est la troisième organisation syndicale dans l'académie. Nous conservons nos sièges dans les CTSD : 1 en Ille-et-Vilaine, 1 dans le Morbihan, 1 dans le Finistère, 2 dans les Côtes d'Armor.

Dans le premier degré, en Ille-et-Vilaine, le SNUDI FO progresse très légèrement en voix (201 voix, +4). Le SNUDI FO conserve donc sans problème 1 siège à la CAPD, et pourra continuer à défendre les dossiers des collègues (avancement, évaluation, mouvement, congés de formation, temps partiels...), et donc à défendre le rôle des CAPD, que le gouvernement entendrait réduire à de simples instances de recours.

Au moment où les revendications, notamment salariales, s’expriment avec force dans tous les secteurs, au moment où les lycéens avec les enseignants et leurs syndicats se mobilisent, ce résultat constitue pour FO un mandat : défendre les garanties statutaires de toutes les catégories de personnels, défendre l’école républicaine et ses missions.

C’est la politique du gouvernement, son mépris et son refus d’entendre les revendications qui plonge le pays dans une grave crise sociale. Aux lycéens qui refusent la sélection à l’entrée à l’université, qui refusent la réforme du baccalauréat et du lycée, le gouvernement répond par d’inadmissibles pressions et des brutalités policières. Aux enseignants et aux personnels de toutes les catégories qui refusent les fermetures de postes et la dégradation sans fin de leurs conditions de travail, il oppose une succession de projets, qui s’ils étaient menés à terme, achèveraient de démanteler l’école.

Le SNUDI-FO 35 remercie tous les électeurs, tous les militants, tous les adhérents qui ont participé au résultat des listes FO et leur assure qu’il poursuivra son combat pour la satisfaction des revendications.

Informations syndicales

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Communiqué de l'UD FO 35 : Il y a urgence sociale !

Depuis des années, FO alerte et se bat inlassablement contre les politiques d'austérité meurtrières économiquement, socialement et démocratiquement. Depuis un an et demi le président Macron, "le Robin des rois" a opposé mépris, arrogance et aveuglement. Qui sème le vent récolte la tempête !

FO considère qu'il n y a qu'une seule issue pour avancer sans récupération politicienne ni trahison de leaders autoproclamés, c'est que le gouvernement réponde enfin aux revendications des salarié(e)s, des retraité(e)s, des jeunes et privé(e)s d'emploi :

  -  augmentation générale des salaires tant dans le privé que dans le public, des retraites et des minima sociaux ;
  -  suppression de la hausse de la CSG ;
  -  abandon de Parcours sup et de la réforme des lycées ;
  -  abandon du projet de loi sur les EPEP et le statut de directeur supérieur hiérarchique ;
  -  abandon du projet de retraite par points ;
  -  maintien et développement des services publics sans lesquels la République n'a ni corps ni cœur.

FO appelle tous ses adhérents et militants a réunir partout dans les entreprises, service, administrations des AG pour discuter des moyens pour faire aboutir ces revendications urgentes, y compris la gréve reconductible. La colère n'est ni jaune ni rouge. Tout doit être fait dans l'unité et la clarté des revendications pour qu'elle débouche sur une véritable justice sociale.

Elections : le vote FO se construit, voix par voix

Aucune voix des adhérent-e-s et sympathisant-e-s FO ne doit manquer. Si vous n'avez pas encore voté, n'attendez plus. Contactez-nous en cas de souci : connexion défaillante, identifiant de vote perdu... Il reste deux jours et demi, pour voter et convaincre parents, ami-e-s, collègues de voter FO.

De cette élection dépendra largement notre capacité à peser et agir pour défendre l'école publique, les collègues et leurs revendications.

N'hésitez pas à diffuser ce mail auprès de vos contacts (le ministère interdit les envois en nombre sur les adresses fonctionnelles des écoles).

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Évaluations nationales CP/CE1 : c'est toujours non !

Dès la rentrée le SNUDI-FO s'est positionné clairement contre des évaluations CP-CE1 qui, en plus d'être chronophages et méprisante pour les enseignants qu'elles placent en position de simples exécutants, ne sont une aide ni aux apprentissages des élèves ni à la conception de l’enseignement.

Le 4 octobre, l’intersyndicale SNUipp-FSU35, SNUDI-FO35, CGT Educ’action35 et SUD éducation 35 appelait les enseignants à ne pas saisir (ni a fortiori remonter)  les résultats des évaluations.

Aujourd'hui, le SNUDI-FO 35 appelle donc en toute logique à ne pas se rendre aux réunions organisées par les IEN pour exploiter les résultats de ces évaluations  et à ne pas tenir compte des injonctions des IEN imposant la tenue de conseils de cycle autour de ces évaluations. Le SNUDI-FO rappelle que l'ordre du jour des conseils de cycle ou des conseils de maîtres relève de la compétence des équipes enseignantes et non des IEN.

 *  Lire l'appel de l'intersyndicale FO - CGT - SUD - SNUipp

Ce n'est pas aux enseignants ni aux directeurs de pallier l'absence des enseignants référents

Nous avons été alertés par plusieurs collègues sur la situation d’absences non remplacées d’enseignants référents à la scolarisation des élèves en situation de handicap, ce qui a pour conséquence de faire peser une partie importante du travail relevant de leurs missions sur les équipes des écoles, notamment sur les directrices et directeurs d’écoles.

Ces situations ne sont pas acceptables : l'administration doit trouver des solutions pour remplacer les enseignants référents.  Le SNUDI-FO 35 a écrit au DASEN pour demander audience sur cette question.

Lire le courrier adressé au DASEN

Non aux EPEP et au directeur supérieur hiérarchique

Le 12 novembre, le ministre de l’Éducation nationale annonçait qu’il entendait déposer un projet de loi pour :
   
instaurer un statut de directeur supérieur hiérarchique des adjoints ;
   
créer des EPEP (établissement public d'enseignement primaire) qui transforment l’école de la République en une multitude d’établissements autonomes de 10 à 40 classes.

Le ministre met en oeuvre dans l’Éducation nationale les orientations de CAP22 qui prône le transfert des services de l’État aux grandes régions et aux collectivités territoriales. Avec la constitution des EPEP, le ministre veut :

   regrouper les écoles pour fermer des classes et des écoles entières (objectif visé : passer de 45 000 écoles à 18 000 établissements du premier degré) ;
  
placer les directeurs en dehors du corps des PE pour en faire de bons petits soldats des contre-réformes ministérielles, ce sont eux qui seraient chargés de faire appliquer les directives, d’évaluer les PE dans le cadre du décret PPCR et, à l’avenir, de recruter les personnels de leur établissement.

Déjà, des circonscription commencent à se doter d'outils, comme c'est le cas dans la circonscription de Redon où il est demandé aux collègues de remplir un tableau d' "autoévaluation des personnels d'un réseau d'éducation".

Le SNUDI-FO appelle tous les enseignants à se mobiliser pour contraindre le ministre à abandonner son projet de loi et à ouvrir des négociations sur la direction d’école :  
   
pour l’augmentation des décharges de service,
   
pour une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous,
   
pour une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la Fonction publique.

* Lire le communiqué du SNUDI-FO
* Consulter le document d'auto-positionnement école du socle

Élections professionnelles 2018

Alors que depuis quelques semaines chaque collègue peut configurer son espace électeur et que cette semaine est marquée par la réception dans les écoles des notices de vote, le SNUDI-FO invite tous les collègues à se mobiliser et à voter :

    pour le retour à un cadre national : semaine de 4 jours dans toutes les écoles de la République
   
pour une scolarisation adaptée aux besoins des élèves en situation de handicap
   
pour l'abandon de PPCR et de son évaluation arbitraire
   
pour les créations de postes nécessaires pour abaisser les effectifs dans toutes les classes
   
pour l’amélioration des conditions des conditions de travail des directeurs et contre la direction nouvelle mouture en préparation
   
pour la défense de nos retraites, de nos salaires, de notre statut et de nos droits

Voter aussi pour un syndicat indépendant (des partis politiques, des Églises, des intérêts économiques), fédéré et confédéré (regroupant les salariés du public et toutes les branches du privé), un syndicat dont le seul objet est de défendre les intérêts moraux et matériels des salariés (défense du statut des fonctionnaires d'État, des conventions collectives, des intérêts des personnels titulaires et non titulaires).

Lire la profession de foi de la FNEC-FP FO 35 pour les PE et instituteurs
Lire la profession de foi de la FNEC-FP FO 35 pour les AED et AESH

Contre l'ouverture des moyennes surfaces le dimanche, les enseignants dans la lutte interpro !

* Lire la contribution de Frédéric, adhérent du SNUDI FO 35

Informations syndicales

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Non aux suppressions de postes et aux réformes Blanquer qui s'attaquent à l'Ecole et à ses personnels

Sur la base de l'appel intersyndical FO-CGT-SUD national, le SNUDI FO 35 appelle l'ensemble des personnels du premier degré à la grève le 12 novembre 2018 pour exiger :

-    l’arrêt des suppressions de postes et la création des postes statutaires nécessaires ;
-    le retrait de Parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat, l’abandon de la réforme de la voie professionnelle et le retrait du projet de loi pour «l’école de la confiance» ;
-    l’abandon de la fusion des académies.

Grève et manifestation lundi 12 novembre
Rassemblement à 10h30  devant l'IA

Déclaration d'intention de grève à adresser jusqu'à jeudi 8 novembre minuit (48h avant la grève, dont 1 jour ouvrable).

 *  Lire l'appel de l'intersyndicale FO - CGT -SUD

Mise à mort programmée du statut et des services
publics

Projet de loi annoncé pour le début de l’année 2019 visant la suppression de 50.000 postes de fonctionnaires d’Etat d’ici 2022 et le renforcement de la rémunération au mérite (qui serait financée grâce au ralentissement des passages d’échelons), annonces d’un recours très élargi aux contractuels et de la création en juillet 2019 d’une agence de reconversion pour les fonctionnaires « pour accompagner éventuellement des départs volontaires »..., le gouvernement se livre à une attaque sans précédent contre le Statut général des fonctionnaires et la qualité du service public.

Lire le compte-rendu de l'UIA FP FO du GT consacré à la rémunération des agents publics
Lire la déclaration de l'UIA FP FO lors du GT "Refonder le contrat social avec les agents publics"
Lire le communiqué de l'UIA FP FO "Le statut ! Que le statut!"
Lire le communiqué FO "Mise à mort programmée du statut et des services publics"

Elections professionnelles 2018

Alors que depuis quelques semaines chaque collègue peut configurer son espace électeur et que cette semaine est marquée par la réception dans les écoles des notices de vote, le SNUDI-FO invite tous les collègues à se mobiliser et à voter :

●  pour le retour à un cadre national : semaine de 4 jours dans toutes les écoles de la République
●  pour une scolarisation adaptée aux besoins des élèves en situation de handicap
●  pour l'abandon de PPCR et de son évaluation arbitraire
●  pour les créations de postes nécessaires pour abaisser les effectifs dans toutes les classes
●  pour l’amélioration des conditions des conditions de travail des directeurs et contre la direction nouvelle mouture en préparation
●  pour la défense de nos retraites, de nos salaires, de notre statut et de nos droits

Voter aussi pour un syndicat indépendant (des partis politiques, des Églises, des intérêts économiques), fédéré et confédéré (regroupant les salariés du public et toutes les branches du privé), un syndicat dont le seul objet est de défendre les intérêts moraux et matériels des salariés (défense du statut des fonctionnaires d'État, des conventions collectives, des intérêts des personnels titulaires et non titulaires).

Lire la profession de foi de la FNEC-FP FO 35 pour les PE et instituteurs
Lire la profession de foi de la FNEC-FP FO 35 pour les AED et AESH

Violences scolaires : ce n'est pas de "fermeté" dont a besoin l'école c'est de moyens et de respect

Après la diffusion il y a 2 semaines d’une vidéo montrant un élève d’un lycée de Créteil menacer d’une arme sa professeure, Jean‐Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur ont voulu passer un message de fermeté : "Nous allons rétablir l’ordre et l’autorité dans tous les établissements qui se trouvent en situation dégradée", annonce le ministre de l’Education nationale.

C’est oublier que ces comportements qui se multiplient au sein des écoles, des collèges et des lycées sont la résultante des suppressions massives d’emplois, les équipes devant se débrouiller seules avec les moyens du bord.

C’est aussi instrumentaliser une situation extrême pour faire oublier que la violence "ordinaire" use quotidiennement les personnels dans toutes les écoles, tous les établissements. L'arbre ne doit pas cacher la forêt et faire oublier l’impact de la politique d’inclusion systématique, à tout prix, des élèves à besoin éducatifs particuliers qui, pour des raisons budgétaires,  diminue les moyens alloués à l’éducation spécialisée, rogne sur les accompagnements, et, dans les classes, laissent les enseignants  gérer seuls les situations d'élèves en souffrance, perturbateurs voire violents.

C'est enfin négliger la responsabilité d'une hiérarchie qui ne respecte pas ses enseignants en ne les soutenant pas  face aux situations difficiles, en choisissant d'ignorer les appels au secours en renvoyant constamment les personnels à "leurs devoirs", à la loi, en multipliant les rappels, parfois fantaisistes, à la règlementation, bref en renvoyant constamment l'origine des problèmes à la responsabilité individuelle des personnels, et donc implicitement, voire parfois très explicitement, à une supposée incompétence.

Pour la FNEC FP‐FO, le ministre serait bien avisé d’écouter la colère des personnels qui n’acceptent pas le saccage programmé de l’école, les politiques de suppressions de postes et les contre‐réformes qui pulvérisent l’école républicaine.
La restitution des moyens supprimés ainsi que l’arrêt des contre‐réformes qui mettent en cause les statuts des personnels de l’Education nationale constituent donc les seules réponses crédibles à la multiplication de ces actes inadmissibles.

Lire le communiqué de la FNEC FP FO

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Une rentrée sous tension :  ça craque dans les écoles !

Depuis plusieurs années le SNUDI-FO va à la rencontre des collègues, dans les écoles. Et, en ce début d'année, force est de constater que les collègues sont épuisés, et, pour nombre d'entre eux, à bout :
  
"Les évaluations CP/CE1, ça a été des heures pour saisir les résultats. Avec les plantages du site, c'était l'horreur." "Le site buggait. Moralité : certains résultats n'ont pas été remontés. L'IEN nous l'a signalé. Mais nous, ras-le-bol, on a tout saisi une fois, on ne recommence pas."
  
"Ras-le-bol de la paperasserie : on n'en peut plus." "Les injonctions s'empilent et le travail pour la classe passe au second plan."
  
"Je n'en peux plus de la direction, l'année prochaine je participe au mouvement."  "En tant que directeur, on se retrouve dans des positions impossibles, entre l'IEN d'un côté et les collègues de l'autre." "Je suis débordée, la nuit, je rêve que j'ai oublié de faire quelque chose." "Depuis qu'on a changé d'IEN, j'ai failli disjoncter. J'en viens à détester mon boulot : je me sens constamment sur le grill."
  
"L'inclusion systématique, il y en a marre." "Il y a des élèves qui n'ont rien à faire là." "Pour inclure certains élèves, on a recours à la médication. Où est l'intérêt de l'enfant ?" "Dans l'ULIS, la moitié des élèves font l'objet d'une notification MDPH pour un IME. Le dispositif ULIS est complètement dévoyé."
  
●  "Avec les CP à 12, on a un objectif de 100% de réussite. Moralité, l'IEN nous enjoint d'avoir 100% de lecteurs autonomes en décembre." "En REP, ils sont à 12 en CP, mais nous, l'année dernière, on avait des CP à 29."  
  
"Avec les rythmes scolaires, à Rennes, on récupère les élèves en vrac après la pause méridienne."
  
"J'en ai marre. Les élèves sont de plus en plus durs. Et, 29 élèves en classe, c'est trop. Cela fait 9 ans que je fais ce métier et j'en ai marre. Je me plains tout le temps. Je n'étais pas comme ça avant. Ce métier me change." "Depuis la rentrée, j'ai 6 collègues qui se sont mis à pleurer. Mon équipe va ultra mal."
  
"On nous change sans arrêt les programmes." "On a des formations non outillantes."

Face à cette situation, pour éviter le burn-out, il faut parler, ne pas rester seul. Résister, mais collectivement. Le SNUDI-FO 35 invite donc tous les collègues à :

   ● contacter le syndicat quand la situation devient difficile, voire impossible à vivre,
   ● participer aux réunions d'information syndicale,
   ● remplir et faire remonter une fiche du registre santé et sécurité au travail.

Nous avons des droits,
faisons-les respecter,
faisons-nous respecter !

La FNEC-FP FO 35 obtient le recrutement sur liste complémentaire pour compenser les démissions de PE stagiaires

Sur les 180 professeurs des écoles recrutés à la rentrée 2018, 3 ont démissionné. Le rectorat avait décidé de ne pas compenser par des recrutements sur liste complémentaire.
Après son intervention auprès de Mme le recteur, la FNEC-FP FO a finalement obtenu satisfaction : les 3 démissions ont été compensés par 3 recrutement sur liste complémentaire. Madame le recteur a en outre assuré FO que les 2 nouvelles démissions signalées seraient compensées de la même manière.

Lire le courrier du recteur

Evaluations CP-CE1 : un outil au service du politique

Jean-Michel Blanquer vient de communiquer les résultats des évaluations CP/CE1 :
   
« 23 % des élèves, en début de CP, ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent » et « 8 % ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés » ;
   
« concernant les élèves en début de CE1, 30 % lisent moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots. 49 % des élèves ont des difficultés en calcul mental et 47 % ont des soucis pour résoudre des problèmes ».

Ainsi, les évaluations CP-CE1, qui ne sont utiles ni aux élèves, ni aux enseignants (au contraire serait-on tenté de dire, compte tenu du stress engendré chez les élèves et de la surcharge de travail côté enseignants), ont parfaitement rempli leur objectif politique en justifiant le projet de loi que le ministre de l’éducation a présenté le 15 octobre au CSE.

Pour le SNUDI-FO, la communication ministérielle conforte le bien-fondé de l'appel intersyndical à la non saisie et à la non remontée des résultats. Le SNUDI-FO 35 s'est adressé aux autres organisations syndicales signataires de l'appel dans l'objectif d'une demande d'audience auprès du DASEN afin de réaffirmer les revendications et de soutenir les collègues.

Lire la déclaration de l'intersyndicale SNUDI-FO, SNUipp, CGT et Solidaires

Conseil Supérieur de l’Éducation nationale du 15 octobre 2018 présentation du projet de loi Blanquer "pour une école de la confiance"

Pour la FNEC FP FO, ce projet de loi fait fausse route, il ne fait que poursuivre l'entreprise de dislocation du cadre national de l'école, pulvériser les garanties statutaires des personnels sans répondre à leurs revendications. La FNEC FP FO en demande le retrait.

Lire la déclaration de la FNEC FP FO au CSE du 15 octobre
Lire le compte rendu de la FNEC FP FO

Alerte sur le mouvement

À l’occasion du groupe de travail du 8 octobre, le ministère a confirmé ses projets suivants :
  - suppression de l’Ancienneté Générale de Service dans les barèmes pour le mouvement ;
  - suppression du 2nd mouvement ;
  - affectations autoritaires et arbitraires, à titre définitif comme à titre provisoire ;
  - harmonisation académique des règles du mouvement remettant en cause la place et le rôle des délégués du personnel ;
  - remise en cause des prérogatives des CAPD.

Le SNUDI-FO, quant à lui, revendique :
  - Le maintien de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes et la suppression des postes profilés ;
  - Le maintien des deux phases du mouvement avec saisie de vœux sur postes précis.
  - Non aux vœux élargis : zones, types de postes… !
  - L’abandon du projet de contraindre les collègues à formuler des vœux sur des postes correspondant à des zones géographiques
  - Le maintien de toutes les prérogatives des CAPD. Non aux harmonisations académiques !
  - Le maintien de tous les postes de personnels administratifs nécessaires à l’organisation d’un véritable mouvement

Afin d'organiser la mobilisation en défense des règles de mutations, le SNUDI-FO a invité les organisations syndicales nationales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SUD Éducation, CGT Edu’action à une réunion intersyndicale, avant la tenue d’un nouveau groupe de travail qui doit se réunir le 18 octobre.

Lire le communiqué du SNUDI-FO

Retraites : non au régime unique par points

Lors de la réunion entre la ministre de la Santé, le Haut-commissaire chargé des retraites et les interlocuteurs sociaux, plusieurs craintes exprimées par FO ont été confirmées :
   
  le système universel de retraite remplacera bien les 42 régimes existants et il s’agirait donc bien d’un « régime unique par points » ;
  
●  tous les ans le prix d’achat du point sera fixé par l’Etat pour que le « système reste à l’équilibre» ;
   
  même le fameux engagement « 1 euro cotisé vaut les mêmes droits » est mis en défaut par le fait que les salariés paieront de fait pour les indépendants.

Individualisation et incertitude permanente, « déprotection » par casse des régimes existants au profit d’un un régime unique, menaces sur nos principes de solidarité et d’égalité.

La retraite par point c’est le travail sans fin,
le régime unique c’est un modèle inique.

Lire le communiqué de FO

Réunion d'information syndicale du SNUDI FO 35

Évaluations nationales, évaluation PPCR, carte scolaire, inclusion, APC... :

Mercredi 17 octobre de 13 h à 16 h
École élémentaire Jacques Prévert à Saint Gilles

Chaque collègue peut participer à trois demi-journées d'information syndicale (9h) dans l'année, dont une sur temps de classe, les autres pouvant être imputées aux 108 heures annualisées. Elles peuvent par exemple venir en remplacement d'animations pédagogiques  (y compris celles décrétées "obligatoires" par l'IEN).
Depuis le début de l'année scolaire, certains IEN tentent d'entraver la tenue de RIS en indiquant aux collègues que le temps consacré aux RIS ne pourra être déduit du temps d'animations pédagogiques que si RIS et animation pédagogique ont lieu au même moment. Cela n'a aucune base légale. Contactez-nous si vous vous trouvez confronté à cette situation.

Télécharger le modèle de courrier à adresser à l'IEN