Les réunions s’enchaînent, mais le discours demeure inchangé au regard des documents reçus de la DGAFP. La réforme du temps partiel pour raison thérapeutique (TPT) est présentée par l’Administration comme une simple évolution technique, sans remise en cause des droits existants. Pourtant, à la lecture attentive des documents successifs, une réalité s’impose : le discours a changé, et ce changement n’est pas anodin.
Là où le TPT était d’abord pensé comme un outil de protection de la santé et de maintien dans l’emploi, il est désormais de plus en plus abordé sous l’angle de la continuité du service, de l’organisation du travail et de la gestion des effectifs. Ce glissement est dangereux.
En mettant en avant des chiffres, des comparaisons d’effectifs et des difficultés de remplacement, l’Administration construit peu à peu un raisonnement qui tend à faire du TPT un problème à encadrer, plutôt qu’un droit à garantir. La maladie devient une contrainte de gestion. Pour FO Fonction publique, c’est inacceptable.
Le délai de 30 jours pour autoriser un TPT, présenté comme une sécurisation, peut devenir un temps de pression supplémentaire sur l’agent. Les entretiens préalables, les discussions sur l’organisation du service, la multiplication des contrôles possibles à tout moment font peser un risque clair : celui de conditionner la santé de l’agent aux besoins du service.
FO Fonction publique le rappelle avec force : un agent en TPT n’est ni un privilégié, ni un problème. C’est un agent qui travaille malgré la maladie, et qui doit être protégé, pas suspecté !
Appel des 250 manifestantes et manifestants
rassemblés le 10 mars devant le ministère de l’Éducation Nationale
Aujourd’hui mardi 10 mars, nous sommes plus de 250 manifestantes et manifestants en grève rassemblés devant le ministère de l’Éducation nationale : des professeurs, des AED, des AESH, des éducateurs spécialisés, des parents d’élèves, venus de toute la France pour contester les conditions de la rentrée 2026 annoncées par le Ministre. Nous représentons les 13 départements et académies les plus touchés par les fermetures de postes, dont Lille, Rennes, Normandie, Bordeaux et Paris. Mais aucune académie n’est épargnée par les 4000 suppressions de postes décidées par le ministre Édouard Geffray. Nous représentons aussi les centaines de collègues qui n’ont pas pu se déplacer aujourd’hui mais qui sont en grève, qui soutiennent ce rassemblement et organisent des actions devant leur établissement.
Le ministre nous a fait recevoir par deux responsables chargés du budget de l’Éducation mais à nos demandes d’annulation des suppressions de postes et des fermetures de classe, à nos demandes de baisse des effectifs par
classe, de recrutement de personnels, de création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH et les AED avec les droits qui accompagnent ce statut, il nous a été répondu « vous n’aurez rien, ça aurait pu être pire, on aurait pu supprimer 8000 postes »
Pendant que le président Macron se rêve en chef de guerre, les revendications essentielles, l’École et la santé, sont sacrifiées. Eh bien non !
À l’appel de 26 syndicats départementaux FO - écoles collèges lycées et enseignement professionnel, les personnels en grève sont là devant le ministère pour dire non !
L’urgence, c’est la satisfaction des revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre ! L’urgence, c’est l’annulation des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires : profs, AESH, AED, CPE, PSY EN, personnels de labo... L’urgence, c’est le recrutement et la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AESH et les AED ! L’urgence, c’est de faire baisser les effectifs par classe, et d’améliorer les conditions travail de toutes et tous !
Les instances de carte scolaire auront lieu à la fin de mois de mars.
Le SNUDI FO 35 défendra toutes les situations d’école qui lui sont remontées, et reste mobilisé pour lutter contre les 29 suppressions de postes décidées dans le département.
L’Appel à la grève des organisations syndicales a trouvé un écho important de la part des enseignants, AESH et personnels territoriaux, largement mobilisés le 27 janvier. Plus de 300 personnes étaient rassemblées devant le rectorat, signe d’une grande souffrance au travail.
En marge de cet appel, les syndicats et la FCPE 35 avaient demandé à être reçus par la rectrice pour lui exposer les revendications portées collectivement.
Respect des notifications de la MDPH
Recrutement d’AESH à la hauteur des besoins
Aucune suppression de postes d’enseignants
Malgré cette forte mobilisation la rectrice n’a pas daigné répondre à cette demande d’audience, qui à ce jour reste lettre morte…
Lors du CSA académique du 29 janvier nous avons appris que notre département se voyait retirer 29 postes, sans compter les postes réservés à la mise en place des Pôles d’Appuis à la Scolarité (PAS) ce qui représente une trentaine de postes au niveau académique.
Cette décision est catastrophique, elle va entrainer de nombreuses fermetures de classes et dégrader encore plus nos conditions de travail et la qualité de l’accueil des élèves.
Face à cette situation inacceptable, nous appelons à une mobilisation des personnels dès la semaine de la rentrée.
Rassemblement devant le Rectorat Mercredi 4 mars - 12h30
Venez avec pancartes, cartons, banderoles, pour porter vos revendications relatives à nos conditions de travail et à l'avenir de l'école publique. (Pensez à indiquer votre ville et votre école).
Envoyez vos revendications aux organisations syndicales afin qu’elles les portent auprès de la rectrice. Une nouvelle audience a été demandée.
En Ille-et-Vilaine, plus de 96% des communes disposant au moins d’une école, et plus de 70% des écoles publiques fonctionnent sur 4 jours. Une majorité d’élèves des écoles publiques dans le département vont à l’école 4 jours par semaine. Certaines communes (13 sur les 320 disposant d’une école publique) maintiennent pourtant contre vents et marées la semaine de 5 jours. Cette organisation du temps scolaire suscite depuis plusieurs années une intense résistance de la part des personnels des écoles, notamment à Rennes.
La seule étude officielle commandée par le ministère et réalisée par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) ne démontre pas que l’organisation de la semaine sur cinq jours soit plus bénéfique pour les élèves. Les arguments avancés en faveur d’une prétendue « efficacité pédagogique » de ce rythme sont d’ailleurs remis en cause, dans la mesure où la semaine de quatre jours favorise également les apprentissages ainsi qu’un meilleur équilibre de vie. Elle permet en outre aux personnels de travailler dans des conditions plus sereines et de bénéficier d’une meilleure qualité de vie (réduction des coûts de transport, des frais de garde, et du temps de travail supplémentaire). Il apparaît ainsi clairement que l’amélioration des conditions de travail des personnels est étroitement liée à la réussite des élèves.
Concours : Vers la fin des listes complémentaires pour pourvoir les postes vacants !
Un comité social d’administration ministériel s’est tenu le 29 janvier quant à la réforme des concours. Rappelons que le gouvernement entend mettre en place un concours à Bac+3 tout en maintenant la masterisation : après le concours passé en 3ème année de licence, les lauréats des concours deviendraient élèves fonctionnaires durant leur 1ère année de master puis fonctionnaires stagiaires durant leur 2ème année de master, avant une hypothétique titularisation à Bac+5.
Le ministère maintient la masterisation
L’essentiel des problèmes posés par cette réforme réside dans la volonté ministérielle, appuyée par de nombreuses organisations syndicales, de maintenir la masterisation. La FNEC FP-FO est opposée au fait que les stagiaires « doivent justifier d’un master » pour être titularisés. Cette exigence pour la titularisation place inévitablement les stagiaires dans une situation impossible avec une charge de travail intenable. Le master est un diplôme universitaire qui n’a rien à voir avec le fait d’être en capacité d’enseigner, les concours d’enseignement concernés sont de catégorie A, c’est-à-dire de niveau licence.
Par ailleurs, ce décret supprime la possibilité d’avoir recours aux listes complémentaires pour pourvoir à la vacance des postes en cours d’année ! La liste complémentaire ne servirait désormais exclusivement qu’à pourvoir la liste principale, jusqu’au 1er octobre de l’année en cours. Avec ce décret, impossible désormais pour des listes complémentaires d’être recrutés en cours d’année, comme c’était le cas jusqu’à présent et comme cela encore eu lieu cette année !
Exigeons une scolarisation adaptée
pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
- en classe ordinaire quand c'est possible -
- en classe ou en établissement spécialisé quand c'est nécessaire -
Le SNUDI-FO 35 dit OUI à l'inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers mais NON à l'inclusion à marche forcée : les besoins et les droits des élèves à besoins éducatifs particuliers, des autres élèves et des enseignants doivent être respectés.
Pour informer sur les possibilités d'action face à une situation particulière difficile et poursuivre la construction de l’action collective, le SNUDI FO 35 organise un stage de formation syndicale :
Jeudi 19 mars 2026, de 9h00 à 16h30
dans les locaux du syndicat, à Rennes
(35 rue d'Echange, 5 min à pied du métro Sainte Anne)
Il reste encore quelques places, de nombreux collègues se sont déjà inscrits au vu des difficultés rencontrées partout en Ille et Vilaine.
Pour y participer, inscrivez-vous auprès du syndicat (en envoyant un mail à l'adresse snudifo35@orange.fr) qui vous adressera une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage, soit avant le 18 février 2026 au plus tard.
Les stages de formation syndicale sont un droit, vous êtes donc payés. Ils sont ouverts à tous (PE, AESH, psyEN), syndiqué-e-s ou non.
Rentrée 2026 : le ministre fait de la poésie
FO dénonce un naufrage budgétaire
Alors que le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, s'est fendu le 22 janvier d'une missive lyrique aux personnels, les invitant à être des «allumeurs de lumières» et des «sentinelles de la raison», la réalité des chiffres vient éteindre brutalement la petite flamme d'espoir qu'il prétend entretenir.
Les chiffres du CSA ministériel sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3 256 postes au niveau national. L'académie de Rennes paie un tribut particulièrement lourd et figure parmi les cinq académies les plus impactées de France.
Pour la rentrée 2026, l'hécatombe est confirmée :
• 1er degré : 86 suppressions de postes enseignants.
• 2nd degré : 131 suppressions de postes enseignants. • Total : 217 postes supprimés dans notre académie.
Pour la FNEC FP-FO, c'est inacceptable. Derrière ces chiffres se cachent des classes surchargées, des postes fractionnés sur plusieurs établissements et une dégradation continue des conditions de travail pour les professeurs, AESH,AED, CPE, personnels de santé et personnels de direction.
Pour la FNECFP-FO, ces suppressions de poste sont une attaque directe contre le droit à l'instruction. Moins de professeurs, cela signifie mécaniquement des classes plus chargées. Comment « retenir l'élève perdu » avec 30 ou 35 élèves par classe ? Sans la création de postes d'AESH et de structures spécialisées (IME, ITEP), l'inclusion devient une souffrance partagée pour l'élève, ses camarades et les enseignants. Dans les collèges et lycées bretons, ces suppressions de postes entraînent la suppression d'options, de dédoublements de classes en sciences ou en langues, creusant de fait les inégalités.
Le ministre invoque « l'idéalisme », mais les personnels vivent un « matérialisme » de crise. Depuis 20 ans, le décrochage salarial des personnels de l'éducation nationale est une réalité mathématique. Par exemple, selon les données de l'OCDE, le salaire réel des enseignants a chuté de près de 15 à 25 % en euros constants depuis les années 2000.
On ne paye pas ses factures avec des « envolées lyriques ». La FNEC FP-FO rappelle que l'urgence est à l'ouverture de négociations pour une augmentation immédiate et sans contrepartie des salaires. De l'argent, il y en a.
Le ministre s'interroge sur le « sens de notre mission » ? Pour FO, le sens est clair : assurer un service public d'instruction de qualité. Cela ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d'ajustement.
La FNEC FP-FO de l'académie de Rennes exige :
• L'annulation immédiate des 217 suppressions de postes prévues.
• Le recrutement massif de personnels (enseignants, AESH, Vie scolaire,
santé et social).
• Un rattrapage salarial à la hauteur de l'inflation et du déclassement subi.
Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS) : la double peine !
Le budget Lecornu, passé en force au moyen de l’article 49-3, s’attaque frontalement à l’Ecole publique avec la suppression de 3 256 postes d’enseignants, dont 1 891 dans le 1er degré. A la rentrée 2025, les 470 suppressions de postes du budget Bayrou s’étaient traduites par 5 000 fermetures de classes dans les écoles. Pour la rentrée 2026, c’est 4 fois plus de suppressions de postes qui sont actées…
Des PAS pour remettre en cause les droits des élèves à besoin particulier
et aggraver les conditions de travail des personnels !
Cette saignée inédite sera aggravée par la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Un PAS est constitué d'un enseignant et d'un éducateur spécialisé qui interviennent pour « coacher » les personnels confrontés à des situations ingérables dans leur classe en amont des notifications MDPH et qui gèrent les emplois du temps des AESH, autant d’enseignants et d’éducateurs spécialisés qui manqueront d’ailleurs dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves.
Les PAS sont donc un dispositif de gestion et d’amplification de la pénurie visant à restreindre et contourner les notifications MDPH et à mutualiser toujours plus des AESH plus taillables et corvéables que jamais. Les PAS c’est : « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer… »
Les personnels ne veulent pas des PAS : ils veulent que soient créées des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour les élèves qui en ont besoin, ils veulent la création de postes d’enseignants spécialisés qui interviennent directement auprès des élèves à besoin particulier, ils veulent les recrutements d’AESH sous statut qui sont nécessaires !
Des PAS pour fermer 1 000 classes de plus !
Or, le ministère, plutôt que de créer des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, plutôt que de recruter des AESH sous statut, entend généraliser ces PAS pour amplifier les économies sur le dos des élèves les plus fragiles. 480 PAS existent actuellement. Le ministère veut en créer 1 000 de plus à la rentrée et donc réserver 1 000 postes pour la mise en place de ces dispositifs. 1 000 postes qui provoqueront donc autant de fermetures de classes, en plus de celles générées par les 1 891 suppressions de postes du budget Lecornu.
Inclusion scolaire : participons au stage syndical
Exigeons une scolarisation adaptée
pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
- en classe ordinaire quand c'est possible -
- en classe ou en établissement spécialisé quand c'est nécessaire -
Le SNUDI-FO 35 dit OUI à l'inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers mais NON à l'inclusion à marche forcée : les besoins et les droits des élèves à besoins éducatifs particuliers, des autres élèves et des enseignants doivent être respectés.
Pour informer sur les possibilités d'action face à une situation particulière difficile et poursuivre la construction de l’action collective, le SNUDI FO 35 organise un stage de formation syndicale :
Jeudi 19 mars 2026, de 9h00 à 16h30
dans les locaux du syndicat, à Rennes
(35 rue d'Echange, 5 min à pied du métro Sainte Anne)
Il reste encore quelques places, de nombreux collègues se sont déjà inscrits au vu des difficultés rencontrées partout en Ille et Vilaine.
Pour y participer, inscrivez-vous auprès du syndicat (en envoyant un mail à l'adresse snudifo35@orange.fr) qui vous adressera une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage, soit avant le 18 février 2026 au plus tard.
Les stages de formation syndicale sont un droit, vous êtes donc payés. Ils sont ouverts à tous (PE, AESH, psyEN), syndiqué-e-s ou non.
Remplacement
Ce mercredi 28 janvier, les organisations syndicales étaient conviées à un groupe de travail sur « l’amélioration du remplacement dans le premier degré » en présence du DGRH.
Le SNUDI-FO a apporté son soutien aux mobilisations qui se développent le plus souvent par la grève dans les départements pour l’abandon de la fusion des différents types de remplaçants (Aisne, Bouches-du-Rhône, Gironde, Hérault, Moselle, Oise, Rhône…) et a rappelé dans ses propos liminaires que « ce ne sont ni le pilotage départemental, ni le déploiement d’une nouvelle solution de pilotage, ni la réorganisation des moyens de remplacement qui vont améliorer la situation » et que « c’est uniquement la création de postes de remplaçants qui le permettra ».
Cette réunion s’est tenue alors que les seules concertations préalables qui s’étaient tenues jusqu’alors avec les représentants du personnel l’avaient été dans certains départements, sans aucun temps d’échange au niveau national.
Suite à l’affiliation au volet santé de la MGEN, vous avez sûrement reçu une proposition de souscription à un contrat individuel pour le volet Prévoyance. On vous demande alors de choisir entre 2 options, "Sérénité" et "Confort".
Nous vous conseillons de ne pas vous précipiter pour souscrire à ce contrat car vous êtes couverts par le contrat actuel jusqu’au 30 avril.
De plus, un contrat collectif de Prévoyance va être proposé dans les prochaines semaines. Seul ce contrat vous permettra de bénéficier de la participation employeur, et comme nous n’en connaissons pas encore les garanties, nous ne pouvons pas les comparer aux garanties du contrat individuel.