Informations syndicales
Rentrée 2026 : le ministre fait de la poésie
FO dénonce un naufrage budgétaire
Alors que le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, s'est fendu le 22 janvier d'une missive lyrique aux personnels, les invitant à être des «allumeurs de lumières» et des «sentinelles de la raison», la réalité des chiffres vient éteindre brutalement la petite flamme d'espoir qu'il prétend entretenir.
Les chiffres du CSA ministériel sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3 256 postes au niveau national. L'académie de Rennes paie un tribut particulièrement lourd et figure parmi les cinq académies les plus impactées de France.
Pour la rentrée 2026, l'hécatombe est confirmée :
• 1er degré : 86 suppressions de postes enseignants.
• 2nd degré : 131 suppressions de postes enseignants.
• Total : 217 postes supprimés dans notre académie.
Pour la FNEC FP-FO, c'est inacceptable. Derrière ces chiffres se cachent des classes surchargées, des postes fractionnés sur plusieurs établissements et une dégradation continue des conditions de travail pour les professeurs, AESH,AED, CPE, personnels de santé et personnels de direction.
Pour la FNECFP-FO, ces suppressions de poste sont une attaque directe contre le droit à l'instruction. Moins de professeurs, cela signifie mécaniquement des classes plus chargées. Comment « retenir l'élève perdu » avec 30 ou 35 élèves par classe ? Sans la création de postes d'AESH et de structures spécialisées (IME, ITEP), l'inclusion devient une souffrance partagée pour l'élève, ses camarades et les enseignants. Dans les collèges et lycées bretons, ces suppressions de postes entraînent la suppression d'options, de dédoublements de classes en sciences ou en langues, creusant de fait les inégalités.
Le ministre invoque « l'idéalisme », mais les personnels vivent un « matérialisme » de crise. Depuis 20 ans, le décrochage salarial des personnels de l'éducation nationale est une réalité mathématique. Par exemple, selon les données de l'OCDE, le salaire réel des enseignants a chuté de près de 15 à 25 % en euros constants depuis les années 2000.
On ne paye pas ses factures avec des « envolées lyriques ». La FNEC FP-FO rappelle que l'urgence est à l'ouverture de négociations pour une augmentation immédiate et sans contrepartie des salaires. De l'argent, il y en a.
Le ministre s'interroge sur le « sens de notre mission » ? Pour FO, le sens est clair : assurer un service public d'instruction de qualité. Cela ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d'ajustement.
La FNEC FP-FO de l'académie de Rennes exige :
• L'annulation immédiate des 217 suppressions de postes prévues.
• Le recrutement massif de personnels (enseignants, AESH, Vie scolaire,
santé et social).
• Un rattrapage salarial à la hauteur de l'inflation et du déclassement subi.
* Télécharger le communiqué de la FNEC FP-FO académie de Rennes
Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS) : la double peine !
Le budget Lecornu, passé en force au moyen de l’article 49-3, s’attaque frontalement à l’Ecole publique avec la suppression de 3 256 postes d’enseignants, dont 1 891 dans le 1er degré. A la rentrée 2025, les 470 suppressions de postes du budget Bayrou s’étaient traduites par 5 000 fermetures de classes dans les écoles. Pour la rentrée 2026, c’est 4 fois plus de suppressions de postes qui sont actées…
Des PAS pour remettre en cause les droits des élèves à besoin particulier
et aggraver les conditions de travail des personnels !
Cette saignée inédite sera aggravée par la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Un PAS est constitué d'un enseignant et d'un éducateur spécialisé qui interviennent pour « coacher » les personnels confrontés à des situations ingérables dans leur classe en amont des notifications MDPH et qui gèrent les emplois du temps des AESH, autant d’enseignants et d’éducateurs spécialisés qui manqueront d’ailleurs dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves.
Les PAS sont donc un dispositif de gestion et d’amplification de la pénurie visant à restreindre et contourner les notifications MDPH et à mutualiser toujours plus des AESH plus taillables et corvéables que jamais. Les PAS c’est : « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer… »
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Les personnels ne veulent pas des PAS : ils veulent que soient créées des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour les élèves qui en ont besoin, ils veulent la création de postes d’enseignants spécialisés qui interviennent directement auprès des élèves à besoin particulier, ils veulent les recrutements d’AESH sous statut qui sont nécessaires !
Des PAS pour fermer 1 000 classes de plus !
Or, le ministère, plutôt que de créer des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, plutôt que de recruter des AESH sous statut, entend généraliser ces PAS pour amplifier les économies sur le dos des élèves les plus fragiles. 480 PAS existent actuellement. Le ministère veut en créer 1 000 de plus à la rentrée et donc réserver 1 000 postes pour la mise en place de ces dispositifs. 1 000 postes qui provoqueront donc autant de fermetures de classes, en plus de celles générées par les 1 891 suppressions de postes du budget Lecornu.
Inclusion scolaire : participons au stage syndical
Exigeons une scolarisation adaptée
pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
- en classe ordinaire quand c'est possible -
- en classe ou en établissement spécialisé quand c'est nécessaire -
Le SNUDI-FO 35 dit OUI à l'inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers mais NON à l'inclusion à marche forcée : les besoins et les droits des élèves à besoins éducatifs particuliers, des autres élèves et des enseignants doivent être respectés.
Pour informer sur les possibilités d'action face à une situation particulière difficile et poursuivre la construction de l’action collective, le SNUDI FO 35 organise un stage de formation syndicale :
Jeudi 19 mars 2026, de 9h00 à 16h30
dans les locaux du syndicat, à Rennes
(35 rue d'Echange, 5 min à pied du métro Sainte Anne)
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Il reste encore quelques places, de nombreux collègues se sont déjà inscrits au vu des difficultés rencontrées partout en Ille et Vilaine.
Pour y participer, inscrivez-vous auprès du syndicat (en envoyant un mail à l'adresse snudifo35@orange.fr) qui vous adressera une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage, soit avant le 18 février 2026 au plus tard.
Les stages de formation syndicale sont un droit, vous êtes donc payés. Ils sont ouverts à tous (PE, AESH, psyEN), syndiqué-e-s ou non.
Ce mercredi 28 janvier, les organisations syndicales étaient conviées à un groupe de travail sur « l’amélioration du remplacement dans le premier degré » en présence du DGRH.
Le SNUDI-FO a apporté son soutien aux mobilisations qui se développent le plus souvent par la grève dans les départements pour l’abandon de la fusion des différents types de remplaçants (Aisne, Bouches-du-Rhône, Gironde, Hérault, Moselle, Oise, Rhône…) et a rappelé dans ses propos liminaires que « ce ne sont ni le pilotage départemental, ni le déploiement d’une nouvelle solution de pilotage, ni la réorganisation des moyens de remplacement qui vont améliorer la situation » et que « c’est uniquement la création de postes de remplaçants qui le permettra ».
Cette réunion s’est tenue alors que les seules concertations préalables qui s’étaient tenues jusqu’alors avec les représentants du personnel l’avaient été dans certains départements, sans aucun temps d’échange au niveau national.
Prévoyance MGEN : pas de précipitation !
Suite à l’affiliation au volet santé de la MGEN, vous avez sûrement reçu une proposition de souscription à un contrat individuel pour le volet Prévoyance. On vous demande alors de choisir entre 2 options, "Sérénité" et "Confort".
Nous vous conseillons de ne pas vous précipiter pour souscrire à ce contrat car vous êtes couverts par le contrat actuel jusqu’au 30 avril.
De plus, un contrat collectif de Prévoyance va être proposé dans les prochaines semaines. Seul ce contrat vous permettra de bénéficier de la participation employeur, et comme nous n’en connaissons pas encore les garanties, nous ne pouvons pas les comparer aux garanties du contrat individuel.
