A noter : pour les PE, vous avez jusqu’au samedi 29 novembre minuit pour envoyer votre déclaration préalable de grève
Convention Citoyenne
La situation est aujourd’hui intenable dans les écoles du fait des suppressions de postes (encore 1 891 prévues à la rentrée prochaine) qui génèrent des fermetures de classes et des problèmes de remplacement toujours plus aigus, du fait aussi des conséquences de l’inclusion scolaire systématique, du manque de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, du manque d’AESH…
De ces mesures qui rendent l’Ecole publique exsangue et l’instruction des élèves de plus en plus difficile, le rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, publié ce dimanche 23 novembre ne dit pas un mot.
Par contre, sous couvert d’amélioration des temps de l’enfant, il propose d’aller encore plus loin dans la remise en cause de l’Ecole publique laïque et républicaine en accélérant tous les processus de territorialisation déjà en place.
Il s’agit notamment de créer « un ministère de l’enfance » et de « rendre obligatoire l’élaboration de Projets éducatifs de territoire nouvelle génération sur l’ensemble du territoire national »
Pour la semaine de 4 jours dans toutes les écoles !
La FNEC FP-FO n’accepte pas cette aggravation de la territorialisation de l’Ecole publique, la confusion toujours plus grande entre le scolaire et le péri ou l’extra-scolaire. L’Ecole doit rester l’Ecole, la même partout avec des apprentissages dispensés par des enseignants fonctionnaires d’Etat, protégés de toutes les pressions locales par leur statut !
La FNEC FP-FO n’accepte pas l’immixtion toujours plus importante des associations ou des collectivités locales dans le fonctionnement de l’Ecole publique laïque et républicaine !
Avec l’immense majorité des personnels, elle revendique un rythme solaire national unique dans les écoles : la semaine de 4 jours sur 36 semaines et donc l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer.
Au regard des nombreuses demandes et interrogations des PE et AESH lors de nos récentes visites dans vos écoles, et compte tenu de la colère légitime qui s'exprime face au scandale de la PSC, le SNUDI-FO 35 organise une Réunion d'Information Syndicale dédiée à la PSC, le jeudi 4 décembre à 17h00 (à l'UD FO de Rennes ou en visio).
Cette réunion est ouverte à tous les PE et AESH du département, elle est déductible des 108 heures hors APC.
Rappel : Un stage spécial AESH sera organisé le jeudi 15 janvier 2026 dans les locaux du syndicat FO à Rennes.
Les stages de formation syndicale sont ouverts à tous les personnels PE et AESH, syndiqué-e-s ou non. C’est un droit qu’on ne peut vous refuser et vous serez payés.
Pour y participer, inscrivez-vous dès à présent en envoyant un mail au syndicat qui vous adressera par la suite une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage soit le 14 décembre au plus tard.
Vendredi 10 octobre 2025, le directeur de l’école maternelle Clôteaux a subi des menaces de mort de parents d’élèves. A l’origine, la famille refusait que les hommes puissent accomplir les mêmes tâches que les femmes auprès de leur enfant ; elle remettait ainsi en cause les principes de l’école publique.
Le directeur a alors suivi la procédure pour signaler ce fait d’une extrême gravité (fiches SST, demande de protection fonctionnelle, dépôt de plainte).
Le directeur a ensuite pris contact avec le SNUDI-FO 35. Lors du groupe de travail « fiches SST » du 4 novembre, FO est alors intervenu pour dénoncer l'inaction de l'employeur quant à la menace de mort subie par le collègue.
En l’absence de réponse satisfaisante, le syndicat a par la suite déposé un préavis de grève pour le 21 novembre en concertation avec les collègues de l’école afin d'exiger des mesures de protection passant par la scolarisation de l'élève dans une autre école.
Dès le 14 novembre, l’intersyndicale a été sollicitée afin d'apporter toute forme de soutien à l'action initiée par les collègues des Clôteaux notamment en se joignant à l'appel à la grève. La communication de certains syndicats est surprenante, mais là n’est pas l’essentiel.
Ce vendredi 21 novembre, plusieurs écoles de Rennes étaient fermées et de nombreux collègues étaient en grève ainsi que des agents de la ville de Rennes.
Le rassemblement devant l'école Clôteaux a réuni près de 200 personnes, enseignants, AESH, agents territoriaux mais aussi parents d’élèves et citoyens venus manifester leur soutien au directeur et à tous les personnels de l’école.
Un second rassemblement spontané a eu lieu devant la DSDEN le midi. Le DASEN a reçu tous les enseignants de l’école avec l’intersyndicale (FO - CGT - SUD - UNSA). Il leur a assuré que leur revendication avait été entendue et que la mesure allait être mise en œuvre dans les jours à venir.
Le SNUDI-FO 35 demande des mesures rapides de la part de notre employeur vis-à-vis de toutes les agressions, menaces ou discriminations subies par les agents de l’état.
Salarié·es, agent·es, paysan·nes, privé·es d’emploi, précaires et étudiant·es : c’est en transformant notre colère en grève dans nos lieux de travail que nous gagnerons !
Nos organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires, Confédération Paysanne, …) appellent à se mobiliser le 2 décembre par la grève et la manifestation.
Nous appelons à organiser des assemblées intersyndicales dans toutes les entreprises et tous les services du département d’ici le 2 décembre pour articuler la lutte pour un autre budget et les revendications locales, à commencer par les salaires, et à réunir les grévistes sur le lieu de travail le 2 décembre au matin.
Nous appelons ensuite à manifester massivement le 2 décembre à 13h au départ de République à Rennes (modalités à venir pour les autres localités du département).
Le patronat et le gouvernement ne reculeront que si nous nous mobilisons et ancrons la grève !
A noter : vous aurez jusqu’au vendredi 28 novembre pour envoyer votre déclaration préalable de grève
Protection Sociale Complémentaire
Au regard des nombreuses demandes et interrogations des PE et AESH lors de nos récentes visites dans vos écoles, et compte tenu de la colère légitime qui s'exprime face au scandale de la PSC, le SNUDI-FO 35 organise une réunion d'information dédiée à la PSC, le jeudi 4 décembre à 17h00 (à l'UD FO de Rennes ou en visio).
Cette réunion est ouverte à tous les PE et AESH du département, elle est déductible des 108 heures hors APC pour les PE.
Stage syndical
Un stage AESH sera organisé le jeudi 15 janvier 2026 dans les locaux du syndicat FO au 35 rue d’Échange à Rennes.
Les stages de formation syndicale sont ouverts à tous les personnels PE et AESH, syndiqué-e-s ou non. Vous serez payés et remplacés en classe.
Pour y participer, inscrivez-vous dès à présent en envoyant un mail au syndicat qui vous adressera par la suite une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage soit le 14 décembre au plus tard.
Retraite
La circulaire actualisée se trouve ici .
Un stage « Retraites, connaître ses droits » est prévu le jeudi 30 avril prochain.
N’hésitez pas à contacter le syndicat si vous avez des questions : snudifo35@orange.fr
Les IA-DASEN, sous couvert du « pilotage pédagogique » introduit par la loi Rilhac, tentent d’imposer aux directrices et directeurs d’école des tâches qui ne relèvent pas de leur fonction alors qu’ils sont déjà débordés, qu’ils doivent se débrouiller avec la pénurie d’AESH et des emplois du temps impossibles à élaborer, avec le manque d’enseignants remplaçants les contraignants à répartir les élèves...
Par exemple, il leur est demandé de former ou de sensibiliser leurs collègues au plan « filles et maths » ou d’assurer l’appropriation des nouveaux programmes. Or, si la réglementation précise que « le directeur d'école propose à l'inspecteur de l'éducation nationale, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à son école » (loi du 21 décembre 2021) et qu’il « anime et coordonne l'équipe pédagogique » (décret du 14 août 2023), il n’entre absolument pas dans les attributions des directrices et directeurs d’assurer des formations auprès de leurs collègues adjoints. Ils ne sont pas conseillers pédagogiques !
Par ailleurs, les pressions s’accroissent pour caporaliser les directrices et les directeurs d’école. Dans un département, ils ont reçu la consigne de leur IEN de faire remonter le nom des collègues qui seraient réticents à suivre leurs propositions pédagogiques, auquel cas ceux-ci se verraient imposer un accompagnement par les CPC de la circonscription ! Dans un autre, les évaluations de directeurs donnent lieu à des pressions et des menaces de retrait de leur poste s’ils ne suivent pas les consignes ministérielles et départementales. Inacceptable !
Le SNUDI FO est mobilisé depuis la rentrée pour revendiquer le recrutement de tous les PE sur liste complémentaire. Si le SNUDI FO 35 a obtenu satisfaction avec le recrutement de l’intégralité des lauréats pour l’Académie de Rennes, ce n’est pas le cas partout.
Une candidate de la LC de Strasbourg a même entamé une grève de la faim. Dans certaines académies, l’administration clame haut et fort qu’il n’y a pas de besoins, mais a recours à des contractuels. C’est d’ailleurs ce qui a été proposé à certains candidats…de la liste complémentaire !
Le collectif des listes complémentaires et le SNUDI-FO appellent à un nouveau rassemblement mercredi 19 novembre à 14h devant le ministère pour exiger du ministre Geffray qu’il décide du recrutement immédiat de la totalité des candidats aux concours de recrutement de professeurs des écoles inscrits sur les listes complémentaires dans les académies où cela n’est pas encore le cas (Reims, Strasbourg, Lille, Paris, Aix-Marseille…)
La FNEC FP-FO a été reçue hier en bilatérale par le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Edouard Geffray. Elle est intervenue notamment sur la décision récente du Conseil d’Etat actant la reconnaissance depuis 2015 du versement de la prime REP/REP+ à tous les personnels AESH qui y étaient éligibles. Cette décision avait fait l’objet d’un courrier de la FNEC FP-FO en date du 28 août adressé à la Ministre revendiquant l’application de ce droit à l’ensemble des AESH qui pouvaient y prétendre, sans que ces derniers n’aient à en faire la demande. Elle avait été également été portée ces derniers mois auprès des Recteurs et des DASEN par les syndicats départementaux.
Le Ministre annonce à la FNEC FP-FO qu’un décret de mise en conformité avec la décision du Conseil d’Etat est en cours de rédaction.
Il s’agit d’une victoire à mettre sur le compte des mobilisations des AESH qui n’ont pas accepté la discrimination dont ils faisaient l’objet sur la question de la prime REP, mobilisations que notre fédération a accompagnées notamment dans le cadre des démarches contentieuses.
La FNEC FP-FO reste vigilante quant au contenu de ce décret et mobilisée pour dénoncer une prime inférieure à celle des autres personnels.
Concernant notre département, votre dossier sera à déposer sur le site « Démarches simplifiées » dont le lien vous sera transmis à partir du 27 novembre.
Rappel du calendrier
- Le serveur SIAM des vœux est ouvert du 05/11/2025 à 12h00, (heure de Paris) et ce, jusqu’au 26/11/2025 à 12h00, (heure de Paris).
- La transmission de votre confirmation de demande de changement de département se fera à compter du 27/11/2025, sur votre messagerie I-prof.
ATTENTION : l’absence de transmission de la confirmation de demande de mutation, datée et signée, au plus tard le 11 décembre 2025 entraînera automatiquement l’annulation
de la participation au mouvement du candidat.
- La date limite de dépôt de votre dossier sur « démarches simplifiées » est fixée au 11/12/2025 (23h59) et attention le temps de saisie de la démarche est d’environ une ½ heure.
Pour toute question, n’hésitez pas à contacter le syndicat par mail : snudifo35@orange.fr
Cécile et Jacques, nos amis et camarades emprisonnés depuis bientôt 3 ans et demi dans les geôles iraniennes, viennent d’être libérés ce mardi 4 novembre.
Ils sont actuellement à l’ambassade française en Iran, qui serait une « première étape » avant leur rapatriement, qui, nous l’espérons, ne tardera pas.
Ils sont affaiblis, mais libres.
Cécile a pu appeler sa sœur Noémie plus de 30 minutes ce soir, et lui parler librement, sans contrôle, ce qui n’était jamais arrivé depuis le début de leur captivité.
Nous sommes très émus.
Nous tenons à remercier vivement tous les camarades qui ont, au cours de ces trois années, sous quelque forme que ce soit, soutenu Cécile et Jacques dans l’épreuve qu’ils ont traversée.
Nous étions un des premiers départements hors Paris a lancé des rassemblements, des campagnes d’affichage, des lettres pour l’Iran, des pétitions, pour raconter et dénoncer le calvaire vécu par nos amis. Pour les ramener à la maison.
Vous êtes nombreuses et nombreux à y avoir participé, à nous envoyer des mails de soutien, ne serait-ce qu'hier avec les nombreux SMS et mails reçus.
Recrutement des lauréats du concours sur liste complémentaire :
une victoire syndicale du SNUDI-FO !
Dès la rentrée, le SNUDI-FO avait rédigé un courrier à destination de la rectrice - resté sans réponse - demandant le recrutement des lauréats comme les années précédentes. Le SNUDI-FO avec plusieurs lauréats avait alors décidé d’organiser un rassemblement devant le rectorat le mardi 14 octobre 2025, jour du CSA académique faisant le bilan de rentrée, pour exiger le recrutement de l’intégralité de la liste complémentaire du CRPE 2025 par la rectrice de l’Académie de Rennes.
Les services du Rectorat ont contacté le syndicat lundi soir pour lui confirmer que tous les lauréats de la liste complémentaire du concours de professeur des écoles de l'académie de Rennes vont être contactés pour être affectés dans les écoles.
Cette victoire est à mettre au compte de l'abnégation des listes complémentaires avec le SNUDI-FO national reçus en audience au ministère le 25 septembre puis avec les SNUDI-FO de l’académie de Rennes qui n'ont pas ménagé leurs interventions pour le recrutement de fonctionnaires stagiaires et non de contractuels !
Hommage à Samuel Paty, Dominique Bernard et Mélanie Grapinet
Cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie, et deux ans après celui de Dominique Bernard, professeur de français, notre émotion reste intacte. Ces crimes abominables ont visé ce que représente l’École de la République : le savoir, la liberté de conscience, la laïcité, et le rôle irremplaçable des enseignants dans la formation des citoyens libres et éclairés.
Mais au-delà de l’émotion, nous devons rappeler les responsabilités. L’État, employeur des personnels de l’Éducation nationale, n’assume pas les siennes.
Il laisse les personnels seuls face à des tâches de plus en plus lourdes, des injonctions contradictoires, un manque criant de moyens, et des menaces croissantes. La protection fonctionnelle, pourtant prévue par la loi, est trop souvent refusée ou retardée. Les conditions d’exercice du métier se dégradent, la hiérarchie administrative est parfois absente ou défaillante, et les enseignants sont sommés d’affronter seuls des situations qui dépassent largement leur mission pédagogique.
Comme le rappelle la FNEC FP-FO d'Ille-et-Vilaine, la sécurité, la protection et la reconnaissance des personnels ne peuvent être négociées : elles relèvent de la responsabilité pleine et entière de l’employeur public.
À travers cet hommage, nous affirmons notre fidélité aux valeurs de la République et notre détermination à défendre tous ceux qui la font vivre au quotidien, souvent dans l’ombre, au sein des écoles, collèges et lycées.
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » disait Jean Jaurès
En pensant à Samuel Paty et Dominique Bernard, nous rendons hommage à tous les enseignants et personnels de l’éducation qui poursuivent, avec dignité et engagement, la mission républicaine d’instruction et d’émancipation.
Mercredi 5 novembre à partir de 9h30 à l’UD FO au 35 rue d’échange à Rennes
Un droit syndical à utiliser sans retenue ! Envoyez un mail au syndicat pour nous infomer de votre participation.
Chaque enseignant peut participer à des RIS sur le temps de travail, à raison de 3 réunions par année scolaire (soit 9h dans l’année). 3h des 9h de RIS peuvent être prises sur votre temps de classe (le mercredi matin pour tous les collègues à 4,5 jours).
Les enseignants peuvent déduire ces 9 heures de leurs heures annualisées obligatoires (48h de concertation en équipe, 18h de formation/animation/conférence pédagogique prévues par le décret n°2017-444 du 29 mars 2017) programmées le même jour ou à une autre date.
L’IEN ne peut pas vous les refuser sous prétexte que telle animation/conférence pédagogique ou telle réunion serait obligatoire ! Il suffit de le prévenir du choix de la concertation, de l’animation pédagogique ou de la formation en « constellations » que vous remplacez par la RIS.
Stage syndical
Derniers jours pour s’inscrire… Un stage sur les conditions de travail-SST (Santé et sécurité au Travail) sera organisé le jeudi 27 novembre 2025 dans les locaux du syndicat FO au 35 rue d’Échange à Rennes.
Les stages de formation syndicale sont ouverts à tous les personnels PE et AESH, syndiqué-e-s ou non. Vous serez payés et remplacés en classe.
Pour y participer, inscrivez-vous dès à présent en envoyant un mail au syndicat qui vous adressera par la suite une convocation. La demande d'autorisation d'absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage soit le 26 octobre au plus tard.
Budget Lecornu bis :
une nouvelle cure d’austérité ?
Dans ce nouveau gouvernement, Édouard Geffray est nommé ministre de l’Éducation nationale, et c’est tout un symbole !
En effet, pour le SNUDI-FO 35, la nomination d’Édouard Geffray au ministère de l’Éducation nationale constitue un signal clair de continuité dans la politique de démantèlement de l’école publique, engagée depuis 2017. Haut fonctionnaire, technocrate au cœur du dispositif Blanquer, Édouard Geffray a été l’un des artisans des nombreuses contre-réformes qui ont éclaté l’école publique, fragilisé ses personnels et ses élèves. Des réformes Blanquer à la gestion chaotique de la crise sanitaire et de ses protocoles incohérents, Édouard Geffray a participé à toutes les décisions qui ont contribué à détériorer les conditions de travail des personnels. Combien de temps un tel ministre pourra-t-il tenir face à la colère et à la lassitude d’une profession déjà à bout ? Notre boussole : les revendications à commencer par les salaires et les postes.
Alors, le gouvernement Lecornu bis a présenté son projet de budget pour 2026.
Une suspension/temporisation de la réforme des retraites ?
Alors Lecornu a annoncé une “pseudo -suspension” ou “temporisation” de la réforme des retraites. En réalité, il s’agit bien d’un leurre, puisque cette “suspension” passera par un amendement du PLFSS. Ainsi, les partisans de cette suspension qui crient aujourd’hui “victoire” mentent aux français car il faudra voter le PLFSS dans sa globalité, avec toutes les mesures qu’il contient, doublement des franchises médicales, baisse de l’indemnisation des malades de longues durée…
Enfin, cette “suspension” de la réforme des retraites, ouvre la porte à la mise en œuvre de la retraite par points chère à la CFDT et à l’UNSA et que FO a combattu en 2019 avec la CGT. Le SNUDI-FO 35 réaffirme avec sa confédération son exigence d’« abrogation de la réforme des retraites de 2023, réforme qui reste injuste, brutale et injustifiée. Il rappelle son attachement au régime de retraite par répartition, maintient son opposition à la mise en œuvre d’un régime universel par point et à un régime de retraite de base par capitalisation.»
Que contient le budget Lecornu pour l’Education ?
La réalité, c’est que le budget Lecornu est tout aussi violent que le budget Bayrou. Si ce plan voit le jour, les conséquences seront terribles pour les salariés, les services publics, la santé, l’école…
Le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale a ainsi déclaré : « Rien que pour l’Éducation nationale, compte tenu de la baisse de la natalité, je pense qu’il est possible de supprimer 50.000 postes d’ici à 2032 ».
Pourtant, dans le cadre du budget 2026, 5400 emplois supplémentaires sont annoncés dans l’Education nationale. Derrière cette annonce trompeuse, le gouvernement Macron-Lecornu-Geffray se prépare en fait à supprimer des milliers de postes dans l’Education nationale.
1 615 emplois supplémentaires devraient être créés dans le 1er degré mais 3 506 emplois seront consacrés à la mise en place de la réforme des concours. Rappelons qu’en 2026, le concours aura lieu l’année de licence (Bac +3) et que les lauréats seront fonctionnaires élèves en formation durant l’année de Master 1 (Bac +4), ce qui occasionne donc un coût de 3506 emplois.
L’annexe au projet de loi de finances est donc obligée d’indiquer que ce seront finalement 1891 postes d’enseignants devant élèves qui seraient supprimés à la prochaine rentrée dans les écoles publiques.
Cette nouvelle attaque contre l’Ecole publique se situe dans le cadre d’un budget qui s’apparente à une véritable saignée contre la Fonction publique dénoncée par la fédération générale des fonctionnaires FO (nouvelle année blanche pour le point d’indice, désindexation des pensions sur l’inflation, sanctions contre les agents malades, baisse de 15% des crédits de l’action sociale interministérielle, taxation des cotisations de mutuelle à hauteur d’un milliard d’euros, doublement des franchises médicales…)
Et que penser de l’annonce de la création de 1 200 emplois d’AESH ? Déjà la prétendue création de 2000 emplois d’AESH dans le budget Bayrou en 2025 s’est avérée être une mystification et les demandes d’accompagnement des élèves en situation de handicap exprimée par les personnels et les parents d’élèves se heurtent le plus souvent dans les départements au refus des IA-DASEN et des recteurs !
Le budget Lecornu-Geffray prépare donc une dégradation inédite des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves, en particulier les plus fragiles.
Pour le SNUDI-FO 35, le budget Lecornu, budget imposé aux travailleurs par d’indignes tractations politiciennes est inacceptable. Il doit être purement et simplement abandonné.