Informations syndicales

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PPCR, Loi de Transformation de la Fonction publique et Grenelle - Destruction de notre statut !

Alors que le dernier volet du protocole PPCR a été appliqué au 1er janvier 2020, chaque professeur des écoles appréciera ce qu’il a gagné pendant ces 5 années de « pseudo revalorisation ».

Ainsi, au 1er janvier 2020, la grille indiciaire a été modifiée mais les quelques points d’indice donnés contre de profondes modifications de notre statut sont loin de compenser le gel du point d’indice depuis 2010, l’augmentation de la CSG de 1,7 % (dont la compensation reste inacceptable et qui lèse tous les fonctionnaires), l’augmentation de la retenue pour pension civile de 2010 à 2020, la réinstauration du jour de carence… alors que le pouvoir d’achat ne cesse de s’effondrer.

Précisons que PPCR a ouvert la voie à la nouvelle Loi de Transformation de la Fonction publique introduisant l’individualisation des droits des collègues, notamment en termes d’évaluation très subjective et de recours, ce qui a commencé à vider les CAPD promotions de leurs prérogatives, CAPD aujourd’hui totalement dessaisies du mouvement, des promotions, de la formation... FO a eu raison de ne pas signer PPCR qui entérinait le gel du point d’indice en 2017 et reste cohérent en combattant la Loi Dussopt de la Transformation de la Fonction publique.

PPCR : un énorme coup porté à notre statut

Le décret du 7 mai 2017 met en cause nombre de nos garanties statutaires.
►  Il instaure le règne du « mérite individuel » et de l’arbitraire.
►  Il instaure un 3ème grade, la classe exceptionnelle réservée à une infime minorité.
►  Il modifie les grilles d’avancement de la classe normale et de la hors classe, ainsi que les modalités des promotions d’échelon et de grade.
►  Il définit les règles de reclassement dans les nouvelles grilles indiciaires.
►  Il supprime la note d’inspection et définit un nouveau mode d’évaluation professionnelle qui comporte maintenant deux modalités : l’accompagnement et les rendez-vous de carrière ; les deux étant indissociables l’une de l’autre.
►  Les professeurs des écoles ne seront plus inspectés que trois fois, lors de leurs rendez-vous de carrière inscrits dans le nouveau décret, mais l’IEN pourra déclencher un « accompagnement » à tout moment et pour une durée indéterminée, donnant lieu à de nombreuses visites en classe (qui pourront être effectuées par l’IEN, le CPC, voire des maîtres formateurs…).

Ainsi, dans le nouveau dispositif de formation, le ministre impose l’accompagnement de tous les enseignants dans le cadre de « constellations » de 6 à 8 collègues qui devront observer les séances dans les classes de chacun des membres puis discuter des éléments observés… tout cela suivi par un conseiller pédagogique et pouvant découler sur des jours de formation sur le temps de vacances. Des évaluations d’écoles sont désormais également imposées sur la base de l’accompagnement obligatoire PPCR.

Des pertes financières pour tous les enseignants

Le gouvernement précédent avait tenté de faire accepter le protocole PPCR en programmant une maigre revalorisation indiciaire au 1er janvier 2017, et en annonçant deux autres augmentations en 2018 et 2019 (avec report en 2020 pour la dernière partie sur décision du gouvernement Macron-Philippe). Ces revalorisations étaient d’ailleurs toutes relatives puisqu’elles correspondaient en grande partie à un transfert de l’ISAE dans le traitement… À la fin de l’application du protocole PPCR, il s’agit bien d’une baisse des rémunérations sans précédent pour les enseignants et les fonctionnaires et de profondes dégradations des droits des personnels !

Le Grenelle du ministre : prolongement du PPCR !

Le ministre Blanquer a convoqué un « Grenelle des professeurs » pour discuter d’une revalorisation des rémunérations. Cette proposition est apparue en pleine mobilisation contre la réforme de retraites de 2019, qui a certes été pour le moment suspendue mais qui reste inscrite au calendrier ministériel. Le ministre avait en effet précisé que cette « revalorisation » serait liée à une transformation profonde du système éducatif et des carrières. Le ministre décide d’accélérer le démantèlement du statut en s’appuyant notamment sur les décrets PPCR. Qui pourrait encore accepter une pseudo-revalorisation contre un éclatement de notre statut ? Le SNUDI­FO avec la FNEC FP­FO revendique 183 euros d’augmentation indiciaire pour tous dès maintenant sans contrepartie et l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000 Le SNUDI­FO, à travers ce document, propose à tous les personnels découvrir les conséquences de PPCR. Le SNUDI­FO revendique l’abrogation du décret du 5 mai 2017 et l’abandon de PPCR ainsi que l’abrogation de la loi de Transformation de la Fonction publique du 6 août 2019.

Lire la suite en téléchargeant le journal spécial PPCR du SNUDI-FO

Consolidation des plans français et mathématiques

Le ministre a envoyé pendant les congés une circulaire intitulée « Consolidation des plans français et mathématiques » aux recteurs et IA-DASEN. Elle concerne les formations dites « en constellation » mise en place dans le premier degré et les « laboratoires de mathématiques » du second degré. Rappelons que ces dispositifs sont largement rejetés par les personnels là où ils ont été imposés.

Le ministre met la pression sur les directions académiques pour amplifier ce dispositif et indique : « des indicateurs de suivi des plans français et mathématiques seront demandés aux académies au cours du premier trimestre 2021-2022 et leur analyse fera l’objet d’un échange au moment du dialogue stratégique de gestion et de performance des académies avec le ministère. »

Dans le premier degré, il précise même qu’il s’agit « d’un objectif de formation essentiel et d’une priorité en matière de remplacement » ! Alors que les postes manquent partout et que, dès cette rentrée, des classes sont déjà sans enseignant : les personnels apprécieront !

Pourquoi un tel acharnement à imposer ce plan, en particulier compte tenu des conditions actuelles de rentrée ?

Pour comprendre, il faut partir de l’origine (le protocole PPCR sur l’évaluation des enseignants et son volet « accompagnement ») pour aller vers l’objectif du ministre (le « Grenelle » qui vise à totalement individualiser les carrières en instaurant une logique RH comme dans le privé).

Un accompagnement qui découle de PPCR, inscrit dans les lignes directrices de gestion promotions

Le plan maths-français ne vient pas de nulle part : le ministre réaffirme lui-même que cela découle de PPCR dans son projet de « Lignes Directrices de Gestion relatives aux promotions et à la valorisation des parcours professionnels ». Dans le chapitre « Un accompagnement des personnels tout au long de leur carrière », il est précisé que les DRH académiques contribuent « à l’accompagnement professionnel des personnels par la mise en place et la coordination de dispositifs d’aide, de soutien et de conseil ainsi que de formation en lien avec le service académique de la formation continue de tous les personnels. (…) Les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…) faire évoluer leurs pratiques professionnelles (…) et partager leurs expériences entre pairs ».

La FNEC FP-FO, depuis la mise en place du PPCR qu’il n’a pas signé, a toujours alerté sur le dispositif d’accompagnement PPCR, individuel ou collectif, visant à remettre en cause l’indépendance professionnelle et la liberté pédagogique pour imposer les contre-réformes ministérielles.
[…]

Lire le communiqué de la FNEC-FP FO
Télécharger le courrier de la DGESCO

AESH : Quels sont mes droits ? Comment les défendre ?

Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat au handicap vient de déclarer que 125 000 AESH sont recrutés par l’Education nationale pour suivre 400 000 élèves en situation de handicap. Elle explique, dans le même temps, que les difficultés sont marginales. Il est pourtant difficile de passer à côté de la colère et de la mobilisation des AESH qui n’a cessé de s’amplifier.

A la veille des congés scolaires, les AESH étaient encore mobilisés. A l’ordre du jour de la rentrée, la poursuite de la mobilisation et son renforcement.

Le 30 juin, une convention nationale s’est tenue, réunissant des AESH de toute la France. L’appel qui en est sorti déclare : « nous estimons nécessaire d’amplifier la mobilisation en préparant activement, avec les organisations syndicales, une montée au ministère des AESH de tout le pays et de tous ceux, parents, enseignants, qui se sentent concernés par nos revendications, notamment l’abandon des PIAL. Aussi, nous appelons les AESH à se constituer en comités départementaux, avec les organisations syndicales, à désigner leurs délégués en vue de l’organisation d’une nouvelle convention nationale le mercredi 15 septembre et à préparer dans les meilleurs délais la montée au ministère. »

La FNEC FP-FO soutient cette initiative.

Un nouveau cadre de rémunération des AESH sera instauré au 1er septembre 2021. Les nouveaux textes prévoient un avancement des AESH tous les 3 ans, avec une augmentation indiciaire pour chaque niveau, le reclassement des AESH en fonction de leur ancienneté. C’est à mettre au compte de la mobilisation des AESH, avec leurs organisations syndicales, qui n’a cessé de s’amplifier.

Pour autant, le compte n’y est pas. Le ministre décide de maintenir les AESH sous le seuil de pauvreté, fixé par l’INSEE à 1080 € par mois.

Les fédérations FO, FSU, CGT, SUD et le SNCL-FAEN appellent à une journée de mobilisation nationale le 19 octobre. Pour arracher les revendications, ne faut-il pas aller là où ça se décide, c’est à dire chez le ministre ?

La FNEC FP-FO soutient la décision du comité national des AESH d’organiser une convention nationale le 15 septembre. Elle appelle les personnels AESH à se réunir pour y mandater leurs délégués.

* Télécharger le dossier spécial AESH rentrée 2021 de la FNEC-FP FO

Suite aux annonces du président Macron à Marseille

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Le président Macron entend liquider l’Ecole de la République et le statut des personnels : nous ne laisserons pas faire !

En visite à Marseille, le président Macron a déclaré : « Il faut qu'on ait des directeurs d'école à qui on permet d'avoir un peu plus d'encadrement. Il faut que ces directeurs d'école ils puissent choisir l'équipe pédagogique... On doit permettre peut-être d’avoir des aides en plus des enseignants en plus, d’être doté de moyens, d’adapter les rythmes scolaires pour les enfants, de penser le temps sportif différemment grâce aux infrastructures qu’on veut aussi mettre en place, de penser le temps culturel à côté de l’école différemment et de permettre de le faire, et en quelque sorte d’avoir une équipe qui n’est pas simplement faite d’enseignants mais de pouvoir d’abord choisir les enseignants qui y sont, être sûr qu’ils sont pleinement motivés, qu’ils adhèrent au projet, ce qui est je crois normal parce que c’est dur, et de pouvoir aussi y associer des acteurs extrascolaires qui partagent l’objectif. »

Le président Macron annonce ainsi un statut dérogatoire pour 50 écoles marseillaises pour la rentrée 2022. Il indique que cette expérimentation pourrait être plus largement étendue par la suite.

Au mépris du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat et du droit à mutation, le président Macron voudrait que les directeurs d’école recrutent désormais les adjoints, pour s’assurer qu’ils soient tous « pleinement motivés » ... Ces déclarations confirment la volonté du ministre Blanquer de mettre en place des directeurs supérieurs hiérarchiques des enseignants et de bouleverser le fonctionnement de l’Ecole de la République.

Le SNUDI-FO rappelle en effet que :
  les représentants du ministre Blanquer ont annoncé le 2 juillet dernier leur intention de créer un emploi fonctionnel pour les directeurs d’école totalement déchargés, qui seraient soumis à une lettre de mission de l’IA-DASEN ;
•  les ateliers du Grenelle entendent « donner aux directrices et directeurs d’école un véritable statut leur conférant une autorité décisionnelle et fonctionnelle » et associer les directeurs « aux opérations du mouvement lorsqu’il y a un/des postes à profil dans son école » ;
•  la proposition de loi Rilhac, qui veut donner une autorité fonctionnelle aux directeurs d’école et leur confier une délégation de compétences de l’autorité académique, pourrait être adoptée dès septembre 2021.
Autant de projets rejetés par les organisations syndicales SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’action et SUD Education.

En permettant aux écoles « d’adapter les rythmes scolaires », « d’associer des acteurs extrascolaires » … le président Macron entend transformer l’Ecole Publique en une multitude d’établissements autonomes soumis à toutes les pressions locales parachevant là aussi les objectifs du Grenelle et de la proposition de loi Rilhac.

Le SNUDI-FO n’acceptera jamais, ni à Marseille ni ailleurs, ce projet de liquidation-privatisation de l’Ecole Publique laïque et républicaine, de mise en place de directeurs d’écoles managers et supérieurs hiérarchiques, de remise en cause du statut de fonctionnaire et du droit à mutation des personnels.

Ce dont l’Ecole a besoin actuellement, ce sont des postes en nombre suffisants et un recrutement massif d’enseignants fonctionnaires pour faire baisser les effectifs par classe, pour assurer le remplacement des enseignants absents, pour renforcer les RASED et créer les places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux… autant de revendications ignorées par le ministre Blanquer !

Pour le SNUDI-FO, les personnels sont en état de légitime défense.

Le SNUDI-FO appelle les collègues à se réunir dans les écoles dès lundi pour exprimer leur refus de cette mesure et à réaffirmer leurs revendications par le biais de motions, prises de position d’école pour préparer une riposte d’ampleur.

Le SNUDI-FO rappelle les termes du communiqué commun des fédérations de l’Education Nationale FNEC FP-FO, FSU, CGT Educ’action, SUD Education : « Elles appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actions qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur. Elles appellent les personnels à la grève le 23 septembre. »

Le SNUDI-FO prend contact avec les autres organisations syndicales pour envisager une réponse à la hauteur de ces annonces.

Télécharger le communiqué SNUDI-FO
*  Télécharger le communiqué FNEC-FP FO

Laïcité : campagne odieuse du ministère !

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Non, Monsieur le ministre, ce n’est pas ça la Laïcité
La Laïcité, c’est le strict respect de la loi de 1905 !

Au prétexte de promouvoir la laïcité dans les établissements scolaires, le ministre vient de lancer une campagne de communication. Il a fait appel à une agence pour déployer des panneaux publicitaires et des affichages dans les établissements.

Ces affiches entretiennent une profonde confusion, voire un contresens, sur ce qu’est la Laïcité. On peut y lire : « Permettre à Milhan et Aliyah de rire des mêmes histoires. C’est ça la laïcité », « Tout faire pour que Imrane, Axelle et Ismail pensent par eux-mêmes. C’est ça la laïcité », ou encore « Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain. C’est ça la laïcité. » Les photographies et le choix des patronymes jouent avec l’implicite, des représentations, laissant entendre que la laïcité pourrait être mise en danger par une catégorie de la population.

Ce n’est pas ça la Laïcité. Les affiches du ministre en ignorent même les fondements : la neutralité de l’État issue de la loi de 1905, la liberté de conscience, et l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou de conviction. Le rôle de l’École publique et laïque n’est pas d’assigner les élèves à leur identité réelle ou supposée. Sa mission première est de permettre l’instruction de tous.

Après la mise en place d’un conseil des « sages » composé de personnalités de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, après les équipes « Valeurs de la République », après les propos du ministre sur « l’islamo-gauchisme » dans les Universités, après le SNU, difficile de croire que cette campagne relève d’une méconnaissance de la part du gouvernement. Elle s’inscrit dans un dévoiement de la Laïcité à des fins politiques, dans la continuité de la Loi sur le séparatisme.Elle confirme toutes nos craintes quant au plan de formation « aux valeurs de la République » que le ministre veut imposer aux personnels de l’Éducation nationale dès cette année.

La FNEC FP-FO s’opposera à toute remise du statut de fonctionnaire, au nom d’une normalisation prétendument laïque. Elle veillera au strict respect de la liberté pédagogique : les personnels ne sont pas les relais de la propagande gouvernementale.

La FNEC FP-FO rappelle que l’État doit être le premier garant de l’application du principe de Laïcité et de neutralité. Cela implique par exemple de donner tous les fonds publics à la seule École publique et d’abroger toutes les lois anti-laïques, des lois Debré jusqu’à la loi « pour une École de la confiance » qui renforce encore le financement public aux écoles maternelles privées.

Montreuil le 31 août 2021

Télécharger le communiqué FNEC-FP FO

Rentrée Blanquer : réunissons-nous dans nos écoles pour lister et faire valoir nos revendications !

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Cette rentrée scolaire est marquée par le refus persistant du ministre de créer les postes nécessaires pour alléger les effectifs par classe et améliorer le remplacement des enseignants absents. Pire, de nouvelles fermetures de classes sont prévues lors des CTSD de rentrée. Les conditions de travail des personnels vont de nouveau se dégrader !

Le ministre refuse de recruter en urgence en tant que fonctionnaires stagiaires la totalité des candidats aux concours inscrits sur les listes complémentaires, qui se sont mobilisés durant l’été comme à Rouen par exemple. Dans le meilleur des cas, le ministre ne leur propose que d’être…contractuels ! Quel mépris !

Malgré les propos du ministre, le « pass sanitaire » s’applique déjà à certaines catégories de personnels…

Le ministre oppose à ces exigences de postes et de recrutement son énième protocole dit « sanitaire » avec sa cohorte habituelle de mesures inapplicables, de fermetures de classes faute de personnels en nombre suffisant, fermetures qui ne peuvent que provoquer le retour de l’enseignement à distance rejeté par les personnels. Ce nouveau protocole sanitaire fera encore peser sur les collègues la responsabilité de la gestion de la situation créée par le ministre en les obligeant à s’adapter en permanence.

Le ministre prétend que le « pass sanitaire », véritable « pass licenciement » qui s’assoit sur le statut de fonctionnaire et contre lequel des centaines de milliers continuent de manifester, ne s’applique pas dans les écoles.

Or, il contraint déjà certains personnels comme les psychologues de l’Education Nationale, les collègues affectés dans les établissements médicaux-sociaux et la totalité des enseignants de Polynésie Française à la vaccination obligatoire avec menaces de suspension et de retrait de salaire ! Lors de réunions de rentrée, certains IEN exigent même, en dehors de toute réglementation, qu’ici les PE stagiaires, là les directeurs d’école…présentent un « pass sanitaire ». Inacceptable !

Le SNUDI-FO soutient tous les personnels confrontés à l’obligation vaccinale ou au « pass sanitaire » et exige qu’aucune sanction ne soit prise à leur encontre.

L’offensive du ministre contre l’Ecole et les personnels s’accélère

Profitant de la crise sanitaire, le ministre entend poursuivre son offensive contre l’Ecole Publique, les statuts, les conditions de travail des personnels en tournant le dos aux revendications :
* Avec son Grenelle, il n’accorde que quelques miettes à certains alors que la totalité des collègues sont confrontés au blocage du point d’indice qui dure quasiment sans discontinuer depuis 2010 !
* Il entend avancer dans son objectif de mise en place de directeurs supérieurs hiérarchiques en annonçant la création d’un « emploi fonctionnel » pour certains directeurs d’école qui seraient soumis à une lettre de mission de l’IA-DASEN !
* Il généralise la mise en œuvre des « constellations », niant ainsi la liberté pour les personnels de choisir leurs propres animations pédagogiques, pour imposer l’auto-formation et l’auto-évaluation entre enseignants et pour remettre en cause leurs obligations de service !
* Il invente des contractuels-étudiants, rémunérés en dessous du SMIC, chargés dans le cadre de leur formation de prendre en charge des classes à tiers temps, en imposant à certains collègues, notamment les directeurs, d’en être les tuteurs !
* Il continue à ne pas répondre aux revendications des AESH : toujours pas de statut de la fonction publique, toujours pas de vrai salaire. Pire, une mise en place coûte que coûte des PIAL qui organisent la mutualisation-diminution de l’accompagnement apporté aux élèves en situation de handicap en qui imposent aux AESH une affectation sur plusieurs écoles ou établissements !

Se réunir dès maintenant pour défendre chaque revendication

Pour le SNUDI-FO, en cette rentrée scolaire, l’heure est à la résistance !

C’est ce qu’exprime le communiqué commun des fédérations de l’Education Nationale FNEC FP-FO, FSU, CGT Educ’action, SUD Education : « Elles appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actons qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur. Elles appellent les personnels à la grève le 23 septembre. Elles appelleront à poursuivre ces actons, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle. »

C’est ce qu’exprime l’appel lancé aux AESH par la convention nationale du 30 juin « à se constituer en comités départementaux, avec les organisations syndicales, à désigner leurs délégués en vue de l’organisation d’une nouvelle convention nationale le mercredi 15 septembre et à préparer dans les meilleurs délais la montée au ministère. »

Le SNUDI-FO, dès cette rentrée, sera au côté des personnels pour préparer la mobilisation pour gagner sur toutes nos revendications :
* Abrogation de la loi « de gestion de la crise sanitaire » instaurant le pass sanitaire ! Aucune sanction, aucune pression vis-à-vis des personnels !
* Création immédiate des postes nécessaires et recrutement de tous les candidats aux concours inscrits sur les listes complémentaires !
* Augmentation de 20% de la valeur du point d’indice et augmentation indiciaire immédiate de 183€ nets mensuels pour tous !
* Abandon de la loi Rilhac et du projet de création d’un emploi fonctionnel de directeur et satisfaction de toutes les revendications sur la direction, en termes de décharges, d’indemnités, d’aide administrative et d’allègement des tâches !
* Abandon du dispositif des constellations, mises en place dans la logique de l’accompagnement PPCR, et retour au libre choix pour les personnels de choisir leurs formatons !
* Un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH ! Abandon des PIAL !

Le SNUDI-FO invite tous les collègues à se réunir dès maintenant pour discuter de leurs revendications et des moyens de les faire aboutir. La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève couvrant la période de la rentrée scolaire.

Montreuil, le 31 août 2021

Informations syndicales

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Grenelle et prime REP+  au service de la casse des statuts et des droits

Dans la continuité de son Grenelle qui renforce le pilotage par l’évaluation (évaluation d’établissements, renforcement de l’accompagnement PPCR…) et instaure le « management de proximité » avec de nouveaux « petits chefs » (directeur quasi-supérieur hiérarchique, enseignants-inspecteurs en service partagé, RH de proximité…), le ministère a dévoilé son plan concernant les indemnités en éducation prioritaire.

Aucune revalorisation n’est envisagée pour les personnels en REP ni pour ceux qui sont pour le moment exclus du versement de l’indemnité REP+ (AESH, AED, assistants sociaux…).

Quand aux REP+, la dernière tranche prévoit une augmentation fixe de 400 € nets annuels  assorties d’une augmentation « au mérite » allant de 200 à 600 € nets annuels. Le paiement de cette part variable serait effectué en « tout ou rien » : il serait le même pour tous dans un même collège ou une même école.

Quant aux critères permettant de distinguer les établissements et écoles « méritants » :
   - ils impliquent fortement que  « l’École est son propre recours » (en évaluant par exemple les mesures prises pour réduire les violences et incivilités ou assurer la « continuité pédagogique »),
   - ils invitent à « dépasser » le cadre réglementaire et les obligations de service  (organisations de réunions et rencontres régulières avec les familles, plan de formation spécifique, coopération avec les élus et association…),
   - mais ils ne font  jamais référence aux apprentissages !

FO revendique :
   - l’abandon des attaques statutaires du « Grenelle », 
   - l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice pour tous, immédiatement et sans contrepartie,
   - la création de postes statutaires à hauteur des besoins,
   - des indemnités REP et REP+  pour tous les personnels (enseignants, AESH, AED, assistants sociaux), indemnités revalorisées de la même manière pour tous.

Lire le dossier de la FNEC-FP FO sur le Grenelle
Lire le communiqué de la FNEC-FP FO sur les indemnités REP+

AESH : après le recteur à Rennes, le ministre à Paris !

À la suite des mobilisations pour un vrai statut, un vrai salaire, l’abandon des PIALs, et des réunions organisées par les syndicats FO dans les départements de l’académie, la FNEC FP-FO et  les personnels AESH ont obtenu une audience au rectorat, le mercredi 16 juin à 14h30.

La délégation (composée d'un représentant syndical et de 5 personnels AESH)  a porté les revendications  pour :
- un vrai statut de la fonction publique, 
- une revalorisation des salaires, 
- un contrat à temps plein, pas de temps partiel imposé, 
- l’octroi des primes REP et informatique, 
- la création de tous les postes nécessaires et le recrutement des AESH, 
- un véritable droit à la formation, 
- l’abandon des PIAL, NON à la mutualisation/précarisation des AESH, 
- une vraie protection face au Covid : matériels de protection adaptés, priorité aux tests et vaccins...

Alors qu’il doit rencontrer le ministre Blanquer début juillet pour faire un bilan de la situation des AESH dans l'académie, le recteur a écouté avec attention nos revendications et nos remarques sur la situation générale des AESH (conditions de travail, contrats, frais de déplacement, affectations, missions,  protection des personnels, problèmes engendrés par le recrutement par le lycée Pierre Mendès-France…).

Le rectorat a par ailleurs été surpris d’apprendre que l’indemnité compensatoire n’était pas versée à tous les AESH. Pour toucher cette prime, il faut avoir été employé en tant qu'AESH avant le 31 décembre 2017 sans interruption de contrat et être toujours en activité. Si c'est votre cas, et que rien n'apparaît comme indemnité sur votre fiche de paie du mois d'avril, faites-le nous remonter afin que nous en avertissions l’administration qui s’est engagée à corriger l'erreur.

Il s’agit maintenant de porter nos revendications au ministère. Si vous êtes intéressés par cette idée, faites-le nous savoir (nous ne l'organiserons que si nous sommes en nombre suffisant). Un transport en car sera alors mis en oeuvre par le syndicat.

Lire le compte-rendu de l’audience au rectorat
Lire le cahier de revendications FO 35
Diffuser l’appel pour la montée à Paris

Le calendrier scolaire, outil d’allongement du temps de travail

L’année scolaire 2020-2021, qui a débuté lundi 31 août 2020 pour les enseignants et qui aura duré 36 semaines et demi, se terminera mardi 6 juillet 2021. L’année 2021-2022, quant à elle, se terminera elle le jeudi 7 juillet 2022. D’année en année, le ministre prolonge donc la durée de l’année scolaire !

Le SNUDI-FO réaffirme ses revendications : 
   - Pour une année scolaire de 36 semaines et pas un jour de plus ! 
   - Respect des deux mois de congés d’été ! 
   - Pour un calendrier respectant le rythme 7 semaines de classes / 2 semaines de congés ! 
   - Pour la création immédiate des postes nécessaires !

Lire le communiqué du SNUDI-FO

CHSCT-D du 15 juin 2021

Lire la déclaration de FO
Lire le compte-rendu du CHSCT
Lire un communiqué de FO concernant la situation d'exposition à l'amiante des personnels dans un collège de Rennes.

Recours mouvement

Suite à la communication des résultats du mouvement intra-départemental la semaine dernière, vous avez deux mois pour formuler vos recours auprès de l'administration.

Les collègues qui s’estimeraient lésés pourront effectuer un recours en mandatant le SNUDI-FO s’ils n’ont obtenu aucun vœu ou s’ils ont obtenu un vœu non demandé.

En cas d'affectation sur un autre vœu que le premier, il est possible d’effectuer un recours, mais sans pouvoir être représenté par le syndicat.

Attention, dans tous les cas, les recours ne permettront pas de faire modifier le mouvement, et d’obtenir un poste attribué à un autre collègue.

Nous vous proposons une base pour vous aider à rédiger votre recours. Cependant, chaque situation est particulière, il n'y a donc pas de modèle standard de courrier. Le syndicat vous accompagnera individuellement dans sa rédaction.

Télécharger le modèle de courrier de recours

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